Revue ciné : The Fits & Ouvert la nuit

1The fits – Anna Rose Holmer : Toni pratique la boxe. Petit garçon manqué, elle évolue dans un univers masculin. Jusqu’au jour où la voilà observant les filles des autres cours, des danseuses. Elle aimerait évoluer avec elles, gracieusement. Elle abandonne progressivement la boxe pour la danse, devenant, par la même occasion, plus une petite fille qu’un petit mec avec des tresses. Même si la réalisatrice a choisi la métaphore pour traiter de son sujet, j’ai compris qu’elle nous parlait de ce passage entre l’enfance et l’âge adulte, avec l’entrée difficile dans l’adolescence. Lire la suite

Nocturnal Animals, de Tom Ford.

1L’affiche ne me disait rien. Puis j’ai réalisé qu’à son casting, il y avait Jake Gyllenhaal. Ce comédien m’épate de film en film, se bonifiant avec le temps, il m’avait laissé un souvenir impérissable dans Nigth call et plus récemment dans le dernier Jean Marc ValléeDémolition. C’est avec cette envie de le voir de nouveau à l’oeuvre, que j’allais découvrir le dernier film de Tom Ford, dont je ne savais strictement rien. Ne manquez pas la scène d’ouverture, particulièrement singulière, belle et pleine de malaise à la fois. Susan Morrow vit dans une immense et belle maison  froide, avec un grand et beau mari tout aussi froid. Lire la suite

Revue ciné : Le parc & Neruda

1Le parc – Damien Manivel : Avant d’entrer dans la salle de cinéma MK2 Beaubourg, je ne savais rien de ce film, si ce n’est qu’il était court (1h12) et que ça m’allait très bien. Lorsque celui-ci a commencé, je me suis aussitôt fait la réflexion que la réalisation avait quelque chose de très amateur, tout comme le jeu des deux jeunes comédiens qui se retrouvent assis sur un banc, aux prémisses de leur flirt adolescent. Légèrement maladroits, habitant et voyageant dans ce parc comme l’on découvre l’autre, la caméra les suit avec la langueur d’un jour d’été. Jusqu’au basculement, où la jeune femme découvre la douleur d’un premier chagrin d’amourette. Lire la suite

Sur le petit écran : Peaky Blinders & Westworld

1Peaky Blinders – Steven Knight  : 1919. La famille Shelby est l’une des familles mafieuses les plus redoutables de Birmingham, les membres cachent des lames de rasoirs dans leurs casquettes et vivent de vols et de paris illégaux. Le gouvernement de Churchill cherche à contenir les menaces et envoie sur place un commissaire décidé à anéantir le clan Shelby.  Sur le fond comme sur la forme, cette série a nombre de qualités, autant pour l’esquisse fine de chaque personnage, le dessin d’une époque, que pour un scénario à rebondissements bien ficelé. La réalisation de Steven Knight sent le travail d’orfèvre, minutieux, propre et cadré. Lire la suite

RÉTROSPECTIVE 2016 : TOP 10 DES FILMS LES PLUS MARQUANTS.

1Nous voilà déjà en 2017 ! Cette année 2016, je  signe mon record de films vus en salle, avec 123 films. Beaucoup de bonnes surprises, quelques déceptions et des rendez-vous manqués, toutefois, une fois encore l’année passée au cinéma fut riche. Difficile de n’en sortir que 10 œuvres, j’ai donc axé cette sélection sur le ressenti, l’empreinte que laisse le film longtemps (ou moins longtemps) après l’avoir vu, et moins sur des critères techniques et autres prouesses visuelles. Etant donné que je vais au cinéma 99% du temps avec monsieur, je vous propose nos deux tops 2016, version ying et yang ! Lire la suite

Revue ciné animation : Ballerina & Your name

1Your name – Makoto Shinkai : L’affiche m’a attirée en salle, avec son fond bleu et son air aérien, sans rien connaitre de l’histoire. Mitsuha et Tuki sont deux adolescents, l’une vivant dans les montagnes Japonaises, l’autre dans sa trépidante capitale, Tokyo. Ils s’accaparent leurs enveloppes corporelles, mutuellement, lui se réveillant dans son corps, et elle dans le sien. Le film se propose de découvrir le lien très particulier qui unit ces deux jeunes qui ne se sont pourtant jamais vus. Your name se révèle un vrai petit bijou, coté graphisme, comme niveau scénario. Candide, drôle et à la fois magique, Lire la suite

Revue ciné : Sully & Paterson

1Sully- Clint Eastwood : Il y a des années que je ne rate aucune sortie de Clint Eastwood, pourtant, celle-ci j’étais résolue à la bouder, d’une part parce que l’histoire ne m’intéressait pas, d’autre part car la bande annonce m’avait laissée de glace. Quelques mauvaises critiques venaient conforter mon choix. Et puis, dans mon entourage, il s’est dit que le dernier Eastwood était de belle facture, et un soir, je cédai et nous allions vibrer dans l’avion de l’incroyable pilote qui posa son avion en catastrophe sur les eaux glaciales de l’Hudson, le 15 janvier 2009.  Et j’en suis sortie conquise par la maîtrise absolue de la réalisation. Lire la suite

Revue ciné : Manchester by the sea & Un jour sans fin

1Manchester by the sea – Kenneth Lonergan : Lee Chandler s’occupe, en tant que gardien, de plusieurs immeubles de Boston. Il traîne sa carcasse, se bat dans les bars, parle peu et parfois mal. Lorsque son frère, victime d’une énième attaque cardiaque meurt, le voilà qui retourne s’occuper des funérailles, et du neveu dont la mère s’est enfuie.  Projeté dans ses souvenirs, la caméra le suit dans ses hésitations : rester avec l’adolescent comme le père le souhaitait ? Ou trouver une autre solution, lui permettant de fuir de nouveau ? Manchester by the sea est de ce type d’oeuvre qui me laisse un sentiment mitigé, tant la longueur est, à mon sens, exagérée.  Lire la suite

Revue ciné : Music of strangers & Cigarettes et chocolat chaud

1Music of strangers – Morgan Neville : Si vous aimez la musique, que vous avez envie de voyager, ce documentaire est fait pour vous. Yo Yo Ma, violoncelliste virtuose, a eu l’idée, en l’an 2000, de rassembler des musiciens des quatre coins de la Terre, afin de mener un projet un peu fou : faire de la musique ensemble, avec leur culture et les instruments de leurs provinces d’origine. Ce projet s’est appelé le The Silk Road Ensemble, et le documentaire réalisé par Morgan Neville se propose de vous retracer sa création et de comprendre sa raison d’être. Si le documentaire manque parfois d’un fil conducteur, il ne manque jamais de cœur. Lire la suite