Nothingwood, de Sonia Kronlund

On connait de l’Afghanistan sa terrible histoire faite de guerres civiles, d’occupations successives et d’attentats. La réalisatrice Sonia Kronlund filme ce pays depuis quinze ans, révélant un visage de peine et de sang, mais cette fois-ci, c’est un personnage hors norme qu’elle nous présente : le réalisateur, producteur et acteur Salim Shaheen. Inspiré par Bolliwood et l’oeuvre de Bruce Lee, il  a tourné, parfois au péril de sa vie, plus d’une centaine de films inspirés de sa vie.  Ses films de série Z, tournés sans relâche avec sa bande de comédiens farfelue, sont une lumière dans ce pays en guerre. Un portrait rafraîchissant et tourné sans le moindre manichéisme. Lire la suite

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Revue ciné : Le vénérable W & Le jour d’après

Le vénérable W –  Barbet Schroeder

Barbet Schroeder est le réalisateur d’une trilogie sur le mal, après un documentaire sur Maître Vergès l’avocat des pires assassins et sur Amin Dada. Il clôt cette saga par un film réalisé sur un personnage parfaitement incroyable, un maître bouddhiste Birman allant à l’encontre de tous les préceptes de tolérance et d’amour de cette philosophie, une sorte de Hitler en toge safran. Un personnage détestable adoré par une grande frange de fidèles souhaitant ardemment bouter la minorité musulmane hors de leurs frontières. Je suis sortie de la salle totalement glacée par ce documentaire. Lire la suite

L’amant double, de François Ozon

Lorsque sort un film réalisé par François Ozon, je vais généralement le voir (même si j’ai, hélas, loupé « Frantz« ), cela malgré un seul vrai coup de cœur dans sa filmographie, le fabuleux « Dans la maison« . Le cru de cette année se nomme « L’amant double », porté par le duo de comédiens Marine Vacth, déjà mise en lumière dans Jeune et Jolie , et Jérémie Renier. Chloé souffre de maux de ventre qu’aucun médecin n’a réussi à diagnostiquer, la renvoyant en permanence à des maux psychologiques. Convaincue, celle-ci finit par consulter un psychologue, Paul , dont elle tombe très rapidement amoureuse.  Lire la suite

Psiconautas, de Pedro Rivero & Alberto Vázquez

En allant voir ce film d’animation espagnol, interdit aux moins de 12 ans il faut le noter, je ne savais pas à quoi m’attendre. Il me semblait vaguement me rappeler de la bande annonce vue avant de partir en voyage quelques 3 semaines auparavant. L’histoire se déroule dans un paysage post apocalyptique, sur une île ayant subit une vaste catastrophe industrielle, et dont les habitants survivants vivent particulièrement difficilement. Certains de ces habitants ont décidé de fuir, et c’est Birdboy et Dinky que nous suivons particulièrement. Lire la suite

Sortie DVD : La communauté de Thomas Vinterberg

 

La communauté – Thomas Vinterberg

J’avais malheureusement raté ce film Danois au cinéma, mais ai pu me rattraper grâce à sa sortie DVD.  Nous sommes dans les années 70, Erik vient de perdre son père et souhaite vendre au plus vite sa maison de 450m² qu’il considère comme bien trop grande et chère à entretenir pour une famille de trois personnes. Sa femme n’est pas d’accord et lui propose de tenter une aventure un peu folle : s’installer dans la grande maison avec quelques autres personnes, et former une communauté. Timidement,  il accepte, pas spécialement convaincu. Mais ce n’est finalement pas celui que l’on croit qui aura le plus à en souffrir. Lire la suite

Revue ciné : Jeeg Robot & Emily Dickinson

Jeeg Robot – Gabriele Mainetti

Un film de super héros ? Oui. Mais pas un super héros comme les autres. Enzo vit seul dans son HLM des environs de Rome, mange des yaourts et regarde des pornos. Pour se nourrir (de yaourts), il commet de petits larcins. Un jour qu’il est poursuivi par la police, il se trouve contraint de se jeter dans les eaux du Tibre,  et pose malencontreusement le pied dans un baril de produits toxiques. Malade comme un chien, il semble prêt à passer l’arme à gauche. Mais finalement, il en reviendra plus fort que jamais.   Lire la suite

Les fantômes d’Ismaël, Arnaud Desplechin

De la filmographie de Desplechin, Les fantômes d’Ismaël est le troisième que je visionne, Après les remarquables Jimmy P et Trois souvenirs de ma jeunesse. La présence d’Amalric me motivait une fois de plus ainsi que le souvenir des deux précédents qui me donnait envie, une fois de plus, de découvrir sa dernière réalisation.  Les fantômes d’Ismaël est plus singulier, plus tortueux peut-être, viscéral dans son observation du manque puis du bouleversement de la réapparition. Ismaël est cinéaste, à la veille de tourner son prochain film. Amoureux de Sylvia, il vit pourtant toujours dans le fantôme de sa femme disparue vint ans plus tôt. Lire la suite

La colère d’un homme patient, de Raúl Arévalo

La colère d’un homme patient – Raúl Arévalo

José va au bistrot, joue aux cartes, séduit la femme d’un taulard qui doit sortir une semaine plus tard. Il traîne dans un quartier qui n’est pas le sien. On ne sait pas bien ce qu’il veut, peut être est-il amoureux ? Curro sort de taule, après 8 ans derrière les barreaux, heureux de retrouver enfin sa femme, son fils et sa vie d’homme libre, de mettre son passé derrière lui, ce braquage raté, durant lequel une personne a trouvé la mort. Ce film Espagnol, avec sa photographie poussiéreuse, ses tons ocres et son rythme tendu est un bijou de tension et de suspens, soutenu par une bande son impeccable.   Lire la suite

Jour J, de Reem Kherici

Jour J, de Reem Kherici

Pour une petite soirée entre copines qui se terminait par une séance de cinéma, Jour J était ce j’avais trouvé de plus approchant d’un film de filles et j’avais bien envie de découvrir Duvauchelle dans une comédie. J’apprécie de plus en plus ce comédien, son regard entier, ses manies brusques et j’avais envie de le découvrir plus doux, plus drôle. Mathias vit en couple depuis 5 ans avec une jolie blonde, mais ils n’avancent pas dans leur projet de couple. Il rencontre alors, lors d’une soirée déguisée,  une pimpante et séductrice brune, avec qui il a une aventure le soir même. Il prend sa carte. Sa copine la trouve. Lire la suite

Problemos, d’Eric Judor

Problemos, d’Eric Judor

J’attendais beaucoup de Problemos, troisième film réalisé par Eric Judor. Déjà parce que Télérama et Les cahiers du cinéma lui donnaient 4 étoiles sur Allociné, mais aussi parce que le scénario est co-écit par la tranchante et drolatique humoriste Blanche Gardin. Enfin parce que l’on retrouve Bun Hay bean, humoriste pile électrique dont je vous avais parlé ici : Bun hay mean. Ça faisait pas mal de raisons de se rendre dans une salle obscure pour voir Problemos, qui raconte l’histoire d’une fin du monde. Une pandémie dévastatrice s’est abattue sur la Terre et semble n’avoir survécu qu’un petit groupe d’altermondialistes aux valeurs anti-babyloniennes. Lire la suite