Détroit, de Kathryn Bigelow.

Kathryn Bigelow  a déjà réalisé plusieurs fresques très Américaines, avec notamment Démineurs ou Zéro Dark Thirty. Elle revient avec une nouvelle Histoire, celle de la ville de Détroit, en 1967, qui a connu des troubles et autres émeutes dans les quartiers noirs en proie à la surpopulation et victimes de la violence policière.  Alors que l’insurrection dure depuis deux jours, des coups de feu sont entendus à proximité de la garde nationale. Une nuit d’horreur va commencer pour les jeunes présents dans le motel identifié comme étant à l’origine des coups de feu. Lire la suite

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Revue ciné : Téhéran Tabou & Blade Runner

Ce film figurait au top de ma liste des films à voir, qu’il s’agisse de son sujet ou de sa méthode de réalisation, il m’intriguait. En effet, Ali Soozandeh ne pouvait pas tourner à Téhéran même, sachant que le cinéma est interdit en Iran. Mais il ne souhaitait pas non plus tourner uniquement en studio. Il a alors eu l’idée d’utiliser un processus d’animation particulier : la rotoscopie, à savoir tourner avec les acteurs sur fonds verts avant de passer à l’animation. La somme de travail parait absolument phénoménale, et le résultat s’avère très original et singulier par rapport à ce que l’on a l’habitude de voir. Lire la suite

Revue ciné : Stupid things & Okja

Stupid Things – Amman Abbasi

Relativement confidentiel, il passe dans peu de salles, Stupid Things figurait tout de même au sommet de ma liste de films à voir. Peinture naturaliste d’une Amérique profonde et profondément désœuvrée, la caméra de Amman Abbasi, se propose de suivre un môme de 13 ans qui vient de perdre son frère, tué par balles. Sans doute un peu par ennui, il se fait initier par les Blood, le gang local, et commet quelques larcins qui vont vite le dépasser. Perdu, empli de colère par la perte de son frère, voici le portrait doux-amer d’un adolescent Afro Américain.   Lire la suite

Le sens de la fête – Eric Toledano, Olivier Nakache

Le sens de la fête,  Eric Toledano & Olivier Nakache

Le duo de réalisateur Français nous revient dans une nouvelle comédie placée sous le signe de la fête et du mariage. Max, brillamment interprété par le délicieux Bacri, est organisateur de mariages, lui même englué dans une situation sentimentale complexe et ayant perdu pas mal de sa motivation pour son travail. Pour tout dire, il est prêt à vendre, et à partir couler des jours heureux et tranquilles à la retraite. Le mariage de Pierre et Héléna devrait être son dernier acte, d’autant que son équipe de bras cassés aura du mal à faire son job correctement. Lire la suite

Revue ciné : Un beau soleil intérieur & L’intelligence des arbres

Un beau soleil intérieur, Claire Denis

Isabelle est une artiste, d’une cinquantaine d’années, séparée et en plein marasme sentimental. A chaque nouvel amant, elle imagine qu’elle est amoureuse et se prend leurs tergiversations et leur peur de l’engagement pleine face. Quand ce n’est pas un problème de milieu qui lui fait rompre ses relations. Isabelle cogite, elle déprime, s’enfonce de jour en jour plus avant dans son malheur amoureux. Un beau soleil intérieur est un film porté par ses comédiens et particulièrement par Juliette Binoche dont les expressions fascinent de plans en plans.  Lire la suite

A Ciambra, plongée au cœur d’une famille Roms Italienne.

A ciambra -Jonas Carpignano

A Ciambra est une plongée dans l’univers haut en couleur d’une famille gitane Italienne, et plus particulièrement dans celui d’un jeune garçon, Pio Amato, en transition entre l’enfance et l’âge adulte. Une sorte de rite d’initiation pour un ado de 14 ans qui veut grandir, vite, et montrer à sa famille qu’ils peuvent compter sur lui. Il fume, il boit, il vole et ramène quelques billets à sa mère dont le mari et le fils le plus âgé viennent d’être arrêtés. De menus larcins qui le conduiront à un choix déchirant, entre amitié et devoir familial.  Lire la suite

Ça, de Andy Muschietti : une adaptation réussie?

Ça, de Andy Muschietti

« Ça ». Qui n’a pas lu les romans de Stéphen King, ou regardé les Téléfilms de 1990 ? Ma génération a été largement marquée par ce clown maléfique, et certains en gardent une furieuse terreur. Je me rappelle avoir été happée par l’atmosphère du roman, et de la petite ville de Derry qui enregistre un nombre plus élevé qu’ailleurs de disparitions, notamment d’enfants. L’adaptation d’Andy Muschietti suit fidèlement la première partie du roman, mais a déplacé son histoire dans le temps puisque l’histoire débute en 1986 alors que Stephen King l’avais située en 1956.  Une manière de rendre hommage aux 80’s. Lire la suite

Faute d’amour, d’Andrey Zvyagintsev.

Faute d’amour ,  Andrey Zvyagintsev

 Alyosha vit à Moscou avec sa mère. Son père passe de temps en temps dormir sur le canapé, en attendant de vendre l’appartement familial. Le petit prend de plein fouet la violence de ce divorce, et de l’indifférence de ses parents à son égard. Un soir, il saisit une conversation entre son père et sa mère, chacun rejetant la charge du petit sur l’autre, aucun des deux ne souhaitant sa garde, préférant commencer une nouvelle vie sans ce môme qui rappelle l’autre. Le lendemain soir  Alyosha ne reviendra pas chez lui. Ni les jours suivants. Lire la suite

Revue cinéma : Good Time & Mon garçon

Good time,  Ben Safdie & Joshua Safdie

Décidément Robert Pattinson décroche des rôles pour le moins inattendus et singuliers. Dans Good Time, il interprète Connie, un mec simple qui cherche un peu d’argent pour partir à la campagne avec son frère, déficient mental, auquel il est très attaché et à qui il souhaite offrir une vie meilleure. Au cours d’un braquage qui tourne mal, Connie s’enfuit mais son frère se fait attraper. S’engage alors une course contre la montre pour retrouver Nick et s’enfuir avec lui. Une longue nuit commence dans les bas fond de New York. Un monde singulier, peuplé de personnages étonnants, et théâtre de rebondissements inattendus. Lire la suite

Revue ciné : Les grands esprits & Petit paysan

Les grand esprits – Olivier Ayache-Vidal

La bande annonce ne m’inspirait pas particulièrement mais quelques articles m’ont fait changer d’avis, et un film léger de temps en temps, ça ne fait pas de mal. Avec Denis Podalydès en tête d’affiche, il me semblait que je ne prenais pas trop de risques. François Foucault est professeur de littérature au Lycée Henri IV, la meilleure prépa de France. Habitué à enseigner aux élites de demain, de les houspiller voir de les casser franchement, François a légèrement la grosse tête du Professeur satisfait. Jusqu’au jour où, par un concours de circonstances, il se retrouve à enseigner dans un collège du 93. A la tête d’une classe de 4ème cosmopolite, son envie d’enseigner lui reviendra … Lire la suite