RÉTROSPECTIVE 2017 : TOP 10 DES FILMS LES PLUS MARQUANTS.

Et voilà, nous sommes passés en 2018. Je profite de ce top cinéma 2017 pour vous (ré)annoncer qu’il sera probablement le dernier article sur AuroreinParis, qui va entrer en sommeil. En effet, je suis partie en Asie du Sud Est le 1er janvier, et c’est depuis Bangkok que je vous publie ce top ! N’hésitez pas à me suivre sur : aurorevoyage.com puisque c’est celui-ci qui vivra à partir de maintenant !

En attendant, passons au top cinéma de cette année 2017. Une année cinéma particulièrement prolifique, puisque je  signe un nouveau record de films vus en salle, avec 133 films. Beaucoup de bonnes surprises, quelques déceptions et des rendez-vous manqués, toutefois, une fois encore l’année passée au cinéma fut riche. Lire la suite

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Revue ciné : I am not a witch & Kedi

Quelque part en Afrique, une petite fille est convaincue de sorcellerie par les habitants d’un village. Celle-ci sera alors emmenée par un homme du gouvernement, pour être emprisonnée dans ce que l’on appelle un « camp de sorcières ». Ces endroits existent réellement en Afrique, mais I am not a witch n’a pas la volonté de peindre la réalité sordide de ces camps effroyables telle qu’elle est. Il s’agit d’une fable. D’une beauté onirique. Qu’il s’agisse de la lumière, des plans, ou de la mise en scène, ce film singulier fait preuve à la fois d’une belle maîtrise formelle mais aussi de poésie.  Lire la suite

Revue cinéma : Les bienheureux & A ghost story

Algérie, 2008. Le pays pleure encore ses morts et sort à peine de la guerre civile, meurtrière et traumatisante. Ceux qui sont restés sont fragiles, détruits par les années qu’ils viennent de vivre. Deux familles sont les témoins de la caméra de Sofia Djama, ils ont chacun vécu l’enfer, mais le scénario n’insiste pas dessus. On y voit des peines, des angoisses, des envies d’ailleurs, des disputes mais aussi, un amour sans borne pour ce pays schizophrène, dans lequel les jeunes sont religieux mais fument de l’herbe et boivent de l’alcool.  L’Algérie se cherche un avenir, ses habitants aussi. Lire la suite

Revue cinéma : La fiancée du désert & Paddington 2

Teresa a passé sa vie à servir une famille de Buenos Aires, quand un jour, ils ne peuvent plus la payer et doivent s’en séparer. La voilà alors sur les routes, avec son sac, pour rejoindre une autre famille de leur connaissance, à 1000 kms de là. Mais en plein dans ce désert Argentin, le bus tombe en panne. C’est là qu’elle perdra son sac mais vivra un moment hors du temps, dans un recoin du monde isolé, loin de son quotidien, de ses habitudes. Il y a quelque chose de très joli et enthousiasmant dans ce petit film, qui dure à peine 1h20.  De petits destins, dans de grands espaces. Lire la suite

Revue ciné : Bienvenue à Suburbicon & Lucky

George n’est pas le réalisateur du siècle, mais aidé dans son scénario par les frères Coen, je me trouvais curieuse de découvrir le résultat de leur collaboration. A Suburbicon, il y a beaucoup de petites maisons, toutes les mêmes, habitées par des familles similaires, bien blanches. Un jour débarque une famille noire dans le quartier, les Meyers. Une famille qui va déclencher la vindicte populaire, pendant que dans la maison d’à côté, un jeu de massacre commence. Un film particulier, au raccordement de deux scénarios superficiel, certes, mais qui se laisse délicieusement regarder. Lire la suite

Revue cinéma : Makala – Santa & Cie

Makala est une sorte de docu-fiction, ni vraiment un documentaire et pas non plus tout à fait un film. On suit, durant 50 très longs kilomètres, Kabwita, qui après avoir abattu un arbre à lui seul, fabriqué son charbon, pousse un vélo surchargé sous un soleil implacable, le long d’une route sans concession. Cela se passe en  République démocratique du  Congo. Ici, pour gagner de quoi soigner son enfant malade, et à peine plus, un homme se tue à la tâche sous nos yeux d’Européen gâté au ventre toujours plein. Je suis sortie de cette séance sans trop savoir ce que j’en pensais. Lire la suite

[Cinéma] Seule la terre, Francis Lee

Johnny est en charge de la ferme de son père, perdue au fin fond du Yorkshire qui, suite à un accident ne peut plus assurer le travail comme auparavant. Accoucher les vaches, nettoyer les étables, réparer les clôtures, vendre les bêtes, un travail de titan, qu’il accomplit de mauvaise grâce. Et pour se détendre, il boit dans les pubs jusqu’à l’ivresse morbide, et se tape des petits mecs brutalement et sans tendresse. Il parle peu, et toujours mal. Il ne sourit pas. Puis un jour, un travailleur Roumain débarque pour les aider lors de l’agnelage, un homme doux et calme, travailleur, minutieux, qui va déclencher quelque chose chez ce jeune rustre. Lire la suite

Revue cinéma : C’est tout pour moi & La villa

Je n’avais pas prévu de voir ce film largement autobiographique, retraçant le parcours de l’humoriste Nawell Madani dont je n’ai vu quasiment aucun sketch. Pourtant, il semblait avoir des avis plutôt positifs, nous nous sommes donc lancés. Ce premier film, co-réalisé par l’humoriste et Ludovic Colbeau-Justin, n’est pas parfait, souffre de pas mal de petits défauts et d’un problème de rythme. Toutefois, le public s’attache vite à cette jeune femme pleine d’énergie, de bonne volonté, et d’enthousiasme. Certaines séquences sont loufoques à souhait et d’autres, émouvantes.  Lire la suite

Revue cinéma : 12 Jours & Coco

12 jours, c’est la limite de temps instaurée par la loi de 2013, avant que votre dossier ne soit examiné par un juge des libertés, si vous vous retrouvez enfermé en hôpital psychiatrique contre votre gré. J’ai suivi régulièrement Depardon, entre expositions et documentaires, de la France au monde, en passant par l’humain. Ce nouveau documentaire a été tourné en huis clos, dans l’hôpital de Lyon, quasi exclusivement en salle d’audience, avec pour protagonistes, le juge, le patient et l’avocat. C’est une succession d’histoires singulières, de passés douloureux et de futurs compliqués.    Lire la suite

Thelma, de Joachim Trier


De Joachim Trier, j’avais aimé son délicat Back Home. Je me rendais donc avec enthousiasme découvrir son dernier né, Thelma, qui promettait un scénario psychologique teinté de surnaturel. La jeune Thelma quitte le nid familial pour aller étudier à Oslo, et se retrouve seule, et sans ami, pour la première fois livrée à elle même. Mais elle fait rapidement la connaissance de la jolie Anja, dont l’amitié la perturbe plus que de raison. Dès ce moment, Thelma se découvre atteinte d’une drôle de maladie qui la plonge dans des sortes de crise d’épilepsie. Tout dans ce Thelma est symbolique et nimbé de mystère. Lire la suite