Il est de ces films dont la bande annonce enchante par la douceur et la jolie absurdité du propos. Fuir nos vies ordinaires, notre carcan-cocon conjugal, notre bureau et nos collègues, partir, pas nécessairement loin, juste partir. Michel est un homme d’une cinquantaine d’années, un peu lunaire, un peu spécial, qui aime les avions postaux et se rêve en Jean Mermoz mais refuse d’effectuer le baptême de l’air qu’on lui offre pour son anniversaire. Puis un jour, une idée folle le traverse, construire un Kayak et partir de Saint Cloud jusqu’à la mer. Le voilà parti pour des aventures au fil de l’eau, mais pas très loin. Lire la suite
Catégorie : Culture
On voulait tout casser – Philippe Guillard
Pitch simple: une bande de potes de longue date, l’un d’eux apprend qu’il n’a plus que quelques mois à vivre. Pour autant il ne veut rien dire, et fait croire à son entourage qu’il n’est finalement pas malade. J’avais envie de le voir mais les critiques n’étaient pas fameuses. Après avoir pris un sacré coup de soleil en larvant aux buttes Chaumont, je me décidai à me rafraîchir au cinéma devant ce film… Avec une brochette de comédiens bien connus, et un pitch plutôt simple, ce film de potes avaient ces chances d’être réussi. Lire la suite
Qui c’est les plus forts ? – Charlotte de Turkheim
Encore un coup du hasard car ce film n’était pas sur ma liste, j’avais un créneau, une grande envie de cinéma, et ce film seulement de compatible. Je me suis donc installée dans une salle presque vide en cette après midi ensoleillée de weekend. Il s’agit de l’histoire de Samantha, ouvrière au chômage suite à la fermeture de son usine. Elle vit avec sa meilleure amie, dans la même situation qu’elle, et sa petite sœur, visiblement atteinte de troubles du comportement. Sam se bat pour garder sa soeur, mais ne trouvant pas de travail, elle acceptera une activité assez douteuse et illégale en France : faire la mère porteuse. Lire la suite
Un peu, beaucoup, aveuglément – Clovis Cornillac
Clovis Cornillac à la réalisation d’une comédie … Si je n’avais pas placé ce film au sommet de ceux que je souhaitais voir, j’y allais toutefois sans déplaisir, notamment pour retrouver la sublime Mélanie Bernier. Elle vient d’emménager dans un charmant studio très lumineux. Lui habite l’appartement d’à côté et s’y terre. Elle cherche à s’émanciper du joug de son maître de piano. Lui pleure encore celle qu’il a tant aimé. Le hic ? La cloison est si fine que les deux appartements ne sont pas du tout isolés, et bien que n’appartenant pas au même immeuble, chacun dans son appartement entend tout ce que fait l’autre. Après la guerre vient la paix, puisque machin et machine se séduiront mutuellement, par la voix. Lire la suite
Le labyrinthe du silence – Giulio Ricciarelli
En 1963 s’ouvrait un procès historique, celui de responsables nazis ayant participé à l’extermination et à la torture de milliers de personnes à Auschwitz. Le labyrinthe du silence se propose de retracer la difficulté de l’Allemagne a reconnaître les crimes dont son peuple s’est rendu coupable, si fraîchement, 20 ans, après les faits. Au travers d’un jeune procureur, Johann Radmann, le réalisateur raconte le difficile et douloureux chemin jusqu’au procès. Torturé par les témoignages des victimes et l’absence de remords des bourreaux, il prend à cœur sa mission à tel point qu’il frôle la folie. Lire la suite
Trois souvenirs de ma jeunesse – Arnaud Desplechin
Plébiscité quelques jours auparavant par le public et la critique au Festival de Cannes, je me décidai suite aux visionnages répétés de la bande annonce à me rendre en salle. D’Arnaud Desplechin j’avais aimé l’histoire de Jimmy P, délicieusement porté par Mathieu Amalric. Je retrouvais dans le dernier né du réalisateur ce comédien singulier que je suis depuis des années. Outre ce comédien aimé, c’est la moue mutine du jeune Quentin Dolmaire, incroyable sosie de mon premier émoi amoureux, qui attisait follement ma curiosité. « Trois souvenirs de ma jeunesse » raconte l’histoire de Paul Dédalus, fraîchement revenu en France après des années passées à l’étranger et que les renseignements soupçonnent d’être un espion. Lire la suite
La loi du marché – Stéphane Brizé
On retrouve Vincent Lindon dans un nouveau film, un film bien entendu social, la spécialité du comédien. Présenté pendant la quinzaine à Cannes, il su plaire à la critique, et m’a donné envie de le découvrir, d’autant que je suis Vincent Lindon assez régulièrement et qu’il m’a rarement déçue. Dans « La loi du marché », Thierry a perdu son travail presque un an et demi auparavant, et galère entre stage et entretiens d’embauche qui ne débouchent sur rien. Il a une famille à nourrir, un fils handicapé, et l’énergie qui s’évapore à mesure que ses recherches s’épuisent. Pourtant, il ne lâche rien … Lire la suite
Paris du crime : une manière originale de visiter Paris.
Lorsque le CE de notre entreprise nous a proposé cette activité, je n’ai pas hésité une seconde. J’avais déjà entendu parler de ces visites guidées à thème qui proposent aux curieux de visiter Paris, s’arrêter dans des endroits historiques, regarder, observer, découvrir, et apprendre de manière ludique les petites et les grandes histoires de notre capitale. La visite guidée qui a été choisie est « Le paris du crime ». Pendant 2h, grâce à Paris à pas contés, notre jeune guide nous a emmenés de la place Colette à Palais Royal jusqu’à la place du Châtelet. Je vous emmène découvrir le Paris du crime. Lire la suite
Rattrapage ciné : Partisan & Lost river.
Partisan de Ariel Kleiman : J’étais plus intriguée que vraiment attirée par ce film qui a reçu assez peu de publicité, alors que son casting avait pour tête d’affiche Vincent Cassel. Gregori est un homme plutôt mystérieux qui vit en autarcie avec des femmes et de nombreux gosses, protégés du monde et sans véritable contact avec l’extérieur. Malgré l’air inquiétant de Grégori et le talent mutin de Jeremy Chabriel, jeune comédien aux yeux de chat, qui font de ce duo le pivot du film, le scénario reste trop faible pour que le film démarre réellement. Dans ce film venu d’Australie la tension est maîtrisée, le casting convaincant mais il manque une véritable histoire, le spectateur se demande d’où ils viennent, qui est cet homme, qui sont ces femmes … Lire la suite
La tête haute – Emmanuelle Bercot
Film d’ouverture du festival de Cannes, La tête haute est sorti le même jour en salle. La caméra suit un jeune garçon en proie à ses démons, à une mère irresponsable, et à un système éducatif et judiciaire qui peine à trouver une solution. Maloni vit dans une colère permanente, les traits crispés, les poings fermés, pas avare de crises de violence terribles. Entre les passages chez la juge incarnée par Catherine Deneuve, les séjours en centre de rééuducation et un petit arrêt en prison, il trouve quand même l’occasion de trouver l’amour. Un amour qui le sauvera peut être. Ou pas. Lire la suite
