Comme un avion – Bruno Podalydès

2Il est de ces films dont la bande annonce enchante par la douceur et la jolie absurdité du propos. Fuir nos vies ordinaires, notre carcan-cocon conjugal, notre bureau et nos collègues, partir, pas nécessairement loin, juste partir. Michel est un homme d’une cinquantaine d’années, un peu lunaire, un peu spécial, qui aime les avions postaux et se rêve en Jean Mermoz mais refuse d’effectuer le baptême de l’air qu’on lui offre pour son anniversaire. Puis un jour, une idée folle le traverse, construire un Kayak et partir de Saint Cloud jusqu’à la mer. Le voilà parti pour des aventures au fil de l’eau, mais pas très loin.

Bruno Podalydès nous offre une touchante palette d’émotions qui va du rire à la nostalgie, sans trop se prendre au sérieux. Sa réalisation, toute mâtinée d’humour et de fantaisie qu’elle soit, pose de vraies questions, mais avec légèreté. Apologie du dilettantisme, du passéisme, de la douceur de vivre, et de l’épicurisme ? Suivre le cours de l’eau, se laisser porter, accepter de se laisser faire, de se laisser vivre, accepter les occasions, les sublimer, s’abandonner à l’instant, aux autres, à ce qu’ils ont à vous offrir ? « Comme un avion » est comme une douce leçon de vie qui apprendrait au spectateur à se laisser glisser, une comédie humaine à l’humour foutraque et aux délicieuses situations comiques. Une véritable ode aux plaisirs simples.

« Comme un avion » se paie le luxe d’un casting aux petits oignons et c’est avec ravissement que j’ai retrouvé Vilama Pons, que j’avais aimé dans un film, moins convaincant que son actrice d’ailleurs, « Vincent n’a pas d’écailles« . Sandrine Kiberlain, que je n’affectionnais pas particulièrement se révèle de film en film, d’une drôlerie tout en retenue. Sans oublier la pièce maîtresse … le réalisateur et interprète de Michel :Bruno Podalydès, farfelu et cocassement lunaire. Si j’ai aimé les films précédents (comme Adieu Berthe) du réalisateur, celui-ci s’inscrit au sommet, lumineuse et grivoise comédie aux divins accents hédonistes. Pour une vivre une parenthèse enchantée, un sourire aux lèvres et une tendre nostalgie au cœur, rien de mieux que de vous rendre dans une salle de cinéma déguster « Comme un avion ».

Sans doute l’un de mes premiers coups de cœur de l’année, il serait temps me direz-vous, je vous encourage vivement à vous laisser porter par le charme de cette chaleureuse ode à la liberté.

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4 réflexions sur “Comme un avion – Bruno Podalydès

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