[Cinéma] Du pré au post apocalyptique : L’heure de la sortie & In My Room

L’heure de la sortie – Sébastien Marnier 

Quelque part dans une contrée Française dont on ne sait si elle est réelle ou imaginaire. Une classe sage, dans laquelle tout le monde sue à l’effort. Puis un professeur, qui se défenestre  brusquement. Un nouveau professeur de Français, dynamique, se présente pour le remplacer. La tâche s’avère ardue puisqu’un petit groupe d’élèves précoces l’accueille durement, et se montre particulièrement froid. En ces temps d’insouciance pourtant teintés de prise de conscience écologique, ces enfants semblent particulièrement préoccupés pour leur jeune âge. Ce scénario où l’on avance à tâtons fait froid dans le dos.

Les plans fixes sur les paysages, sur le visage des élèves, leur ton docte et froid, les réactions terrifiées du professeur, un scénario imprévisible, et la musique stridente, tout concourt à faire de ce film un ovnis déconcertant. S’il présente un message écologique très présent, très fort, c’est la colère à la foi terrorisée et glaçante des adolescents, période de tous les dangers, qui saute aux yeux. Même s’il n’est en rien parfait, ce film invite à sortir des sentiers balisés, à prendre des chemins de traverse, et ne se laisse pas deviner facilement. « L’heure de la sortie » pourrait bien se définir comme film « pré-apocalyptique ». 

Ce qui m’a donné envie de voir le film : La critique de Sur la route du Cinéma

In my room – Ulrich Köhler

Difficile de classer ce film. Post apocalyptique ? Romance amoureuse ? Armin vit seul dans un studio, il n’a pas l’air de réussir grand chose dans la vie, même pas à s’envoyer une gamine qui semble à peine majeure, ou filmer avec sa caméra comme il est payé pour le faire. Puis, sa grand mère est mourante, alors, il vient l’accompagner dans ses derniers instants, et soutenir son père. Mais un matin, alors qu’il a dormi dans sa voiture, il se rend compte qu’il est absolument seul au monde. L’arc narratif souffre d’une ellipse préjudiciable, un manque de temporalité, et de vraies longueurs, mais …

Mais l’ensemble a du chien. Ce mec paumé et catégorisé comme bon à rien, se révèle dans la liberté, dans la solitude, en l’absence d’autres humains jugeants. C’est aussi une histoire d’amour classique, et qui semble dire que même si l’autre est l’unique personne au monde, il faut avant tout vivre avec ses valeurs, et pour soi, ses propres accomplissements. C’est ce que j’ai compris, du moins. « In my room » c’est un travail de réalisation étonnant et minutieux, doté d’une lumière particulière. C’est aussi une performance d’acteur qui force le respect.  Une sorte d’ode moderne à Adam et Eve, revenus au contact de la nature, mais pas forcément enclins à repeupler la Terre.

Ce qui m’a donné envie de voir le film : le résumé

Et vous, qu’avez-vous vu ce weekend ? 

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7 réflexions sur “[Cinéma] Du pré au post apocalyptique : L’heure de la sortie & In My Room

  1. Pascale dit :

    Le premier (Merci pour le lien) est vraiment formidable et surprenant de bout en bout sans autre effets spéciaux que le regard flippant des ados et celui effrayé du prof (Laurent Laffite TRÈS bien). Une très belle surprise.

    Le second, malgré de bons moments est la plupart du temps complètement aberrant. J’ai compris que le personnage s’épanouissait à être enfin seul mais je n’ai pas trouvé grand intérêt à cette réaction.

    • auroreinparis dit :

      Ah oui Laurent Laffite est très très bien, il le prouve de plus en plus ( et très beau, de plus en plus). Je suis ravie d’avoir vu ce film surprenant.

      Je comprends pour le second. Le mec est bon à rien et devient bon à tout en devenant seul. Mais malgré ça, j’ai bien aimé, mais je comprends ton avis !

      Belle journée 🙂

  2. Pascale dit :

    Et Laurent oublie souvent de porter un ti shirt ce qui est une excellente idée … contrairement à Armin qui peut rester couvert 🙂

    • auroreinparis dit :

      Ah pauvre Armin, il est un peu grassouillet c’est vrai.
      Laurent Laffite se bonifie avec le temps, c’est assez fou. Je ne le trouvais pas spécialement charmant, mais maintenant, et bien … il a un truc ! Et le rôle de ce film lui va à ravir. Belle journée !

  3. Pascale dit :

    Après l’apocalypse il n’est plus gras mais il reste mou et pas bien joli. Pourtant la scène ou9 il danse je l »ai trouvé très bien.

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