Revue ciné : De l’autre côté de l’espoir & Paris pieds nus

De l’autre côté de l’espoir, Aki Kaurismäki

Premier film du weekend, premier coup de cœur. De l’autre côté de l’espoir  met en parallèle la vie de deux personnages principaux, un Syrien arrivé par ferry qui cherche à la fois sa sœur et l’asile politique en Finlande, un Finlandais ayant quitté le domicile familial et son affaire de vente de chemises pour vivre sa passion de la restauration. Évoluant autour d’eux, comme autant de satellites, nombre de personnages truculents, aux manières étonnantes, viennent émailler le récit de cette rencontre entre deux êtres seuls au monde. La réalisation, le ton, cet humour pince sans rire et tragique à la fois font de ce film un ovni bienfaisant. Lire la suite

The lost city of Z, James Gray

The lost city of Z

Après deux semaines sans sortie cinéma, j’allais voir ce « The lost city of Z » sans avoir pris connaissance du synopsis, simplement rassurée par les 4 étoiles Allociné. Il me semblait bien qu’il y aurait de l’aventure, des explorateurs intrépides, et des cités antiques et mystérieuses, et tout ça, ça m’allait bien. L’histoire débute en 1906, Percy Fawcett est un soldat, désireux de gagner du gallon mais largement freiné dans ses ardeurs par un désastreux héritage familial. Ancien cartographe, il se voit proposer une mission en Amazonie, afin de délimiter les frontières de la Bolivie, ceci pour éviter une guerre sanglante sur fond de commerce de caoutchouc. Lire la suite

[Visite guidée] Découvrir les passages parisiens autrement

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Grâce au CE de mon entreprise, j’ai participé à une visite guidée des passages parisiens. Plus qu’une visite guidée, il s’agit d’une visite-spectacle, dédiée à l’histoire de Paris. La visite démarre devant l’Opéra comique, puis se poursuit à la découverte du passage des Panoramas, et des passages Jouffroy et Verdeau, soit un parcours au cœur des Grands Boulevards. Nous sommes une petite trentaine ce jour là à suivre notre guide et à l’écouter avec attention. Lire la suite

Les 7 doigts de la main reviennent avec « Réversible ».

Les 7 doigts de la main, Réversible

J’ai découvert la compagnie des 7 doigts de la main avec leur dernier spectacle Traces, dont je vous avais parlé, des étoiles plein les yeux (Traces). Et j’ai encore une fois eu la chance de me laisser éblouir par leur nouveau spectacle « Réversible« , cette fois joué au Bataclan. Lorsque j’ai su que ce serait au Bataclan, mon cœur s’est légèrement serré, nous nous souvenons tous qu’il fut le théâtre de tragiques événements, il y a si peu de temps. Pourtant c’était l’occasion de découvrir une salle que je connaissais pas, de la voir après sa renaissance, et pour un spectacle plein de poésie. Alors je fonçais. Lire la suite

Revue ciné : Patients & Logan

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Patients, Grand Corps Malade & Mehdi Idir

Inspiré du livre éponyme de Grand Corps Malade, Patients raconte l’après accident de Benjamin, devenu paraplégique suite à un plongeon dans une piscine pas assez remplie. Premiers réveils, premiers efforts, les rencontres au centre de rééducation, les histoires et les autres accidents « con » qui les ont laissés en fauteuils, amochés et abîmés. Fabien Marsaud (Grand corps malade) et son co-réalisateur, Mehdi Idir, signent une comédie à la française qui se veut joyeuse et optimiste, où l’on plaisante sur le handicap, qui n’est pas une fin en soi, mais le début de nouveaux espoirs, à « adapter ». Le message est très beau, et ils ont su éviter la mièvrerie et le pathos. Lire la suite

Films Trainspotting & T2 Trainspotting, de Danny Boyle

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Trainspotting

Afin de préparer le visionnage du second Trainspotting, vingt ans plus tard, nous décidions de nous replonger dans le Trainspotting de 1996. Il a pris un coup de vieux, certes, mais se regarde toujours avec ce mélange de plaisir et de malaise. L’histoire est simple, c’est celle d’un jeune Écossais accro à l’héroïne, qui tente de s’en sortir, puis replonge, puis tente de nouveau de s’en sortir. Les montagnes russes, les vols,  les copains junkies, le manque, la souffrance qui alterne avec l’euphorie de l’illusionniste qui s’injecte par intraveineuse. La réalisation de Trainspotting est particulière, tout comme l’image du film, granuleuse, sombre, parfois glauque. Lire la suite

Revue séries : Homeland & Penny Dreadful

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Homeland, 
Gideon Raff / Howard Gordon

J’ai beaucoup entendu parler de cette série mais ne m’y suis mise que récemment. La saison 1 a été un coup de cœur. Brody a été retenu prisonnier pendant 8 ans en Irak par un dénommé Abu Nazir, Carrie est une agent de la CIA spécialisée sur les questions de terrorisme.  Lui revient en héros suite à une intervention militaire US, et reprend difficilement sa vie de famille. Elle traque une potentielle attaque terroriste sur le sol Américain. La première saison qui installe l’histoire et introduit les personnages est haletante, et parfaitement réalisée. Lire la suite

Revue ciné : Silence & Split

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Silence, Martin Scorsese

Martin Scorsese fait parti de ces réalisateurs cultes dont on ne manquerait pas un film. C’est ainsi que je me suis retrouvée dans un salle de cinéma, coincée sur mon siège pendant pas loin de 3h, pour suivre les pérégrinations de deux Jésuites dans le Japon du XVIIème siècle. Ils cherchent à retrouver leur mentor, réputé disparu alors qu’il évangélisait les paysans de la contrée. Le christianisme est illégal et les chrétiens persécutés. En soi l’histoire n’est pas inintéressante, mais le traitement que le réalisateur en a fait m’a laissée perplexe,voir mal à l’aise. La photographie est magnifique, mais le scénario se prend trop au sérieux, avec ses grandes phrases emberlificotées.
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Revue ciné : Rock’n Roll & Cure for life

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Rock’n  Roll, Guillaume Canet

Guillaume Canet au cinéma, dans un nouveau film avec et de lui … sur lui. Ou du moins sur un personnage qui serait un Guillaume Canet parvenu à la quarantaine et qui constate qu’il a vieilli, qu’il est considéré comme un gentil père de famille, en couple avec la même femme depuis des années. Un mec pas rock du tout en somme. Et c’est la crise de la quarantaine. Et le pétage de câble sur le tournage, vis à vis de ses producteurs, de sa femme. C’est à mourir de rire, un gentil égotrip plein d’humour, de tendresse et de dialogues truculents …  Entre deux scènes de gros malaise. Si j’apprécie Guillaume Canet, je n’avais pas spécialement envie de me farcir  deux heures de lui et de sa femme. Lire la suite