Le grand soir de Benoit Délépine et Gustave Kerven

A Cannes, dans la catégorie « Un certain regard« , était présenté un film corrosif, porté par deux acteurs qui ont mes plus hautes faveurs. Ce film a obtenu le Prix spécial du Jury Un Certain Regard. Il s’agit du Film  » Le grand soir » de Benoit Délépine et Gustave Kerven. Après avoir signé  » Mammuth » et « Louise Michel » nos deux Grolandais nous reviennent avec un film à la fois comique et politique, mais aussi social, poétique et qui nous permet de nous poser les questions essentielles sur notre mode de vie. Les réalisateurs ont réunis, pour la première fois au cinéma, deux clowns désespérés sous les traits d’Albert Dupontel et de  Benoît Poelvoorde. Le film sort le 6 juin, mais j’ai eu la chance de le déguster samedi 26 mai dans une très belle salle du cinéma Le saint Germain des Prés ( métro saint germain des prés), où il y avait des étoiles partout ! Cette jolie salle a peut être accentué le plaisir que j’ai eu à visionner ce film ! Lire la suite

De rouille et d’os – Le dernier sublime Audiard

Dans ce festival de Cannes, le film qu’il me tenait le plus à cœur de voir , c’est celui-ci : De rouille et d’os. En 2009 Un prophète m’avait beaucoup marquée, et j’avais apprécié que, malgré toute la dureté des deux heures de film, on termine sur une fin à la saveur de « Happy end ». J’aime ce cinéma cinglant qui te raconte la vie dans toute sa noirceur, mais finit par ouvrir les rideaux, et laisser passer le rayon de soleil salvateur. Aujourd’hui Jacques Audiard revient avec  l’adaptation d’un recueil de nouvelles de Craig Davidson : « Un Goût de Rouille et d’Os » publié en 2005. Lire la suite

Moonrise Kingdom – Wes Anderson

Ce film était dans ma To do, impossible à manquer. Il était présenté au Festival de Cannes, c’est même lui qui a débuté les festivités. Wes Anderson est un réalisateur que j’aime beaucoup et que j’avais découvert avec A bord du Darjelling Limited et Fantastic Mr Fox). Moonrise Kingdom, c’est un très beau conte, au casting impeccable, à la plastique et à la réalisation captivante. Tout d’abord, on découvre une famille composée de parents avocat, trois petits garçons qui écoutent de la musique classique sur un petit radiophone, et une jeune fille à la mine dure et dépressive. Ensuite, coup de projecteur sur le campement de scouts et l’on s’aperçoit que l’un des garçons a disparu. Tout ceci se passe sur une île en 1965, à l’approche d’une tempête mémorable. Lire la suite

Le petit dernier de Maitre Burton : Dark Shadows

Je n’ai pas encore eu l’occasion de faire l’expo Tim Burton à la cinémathèque, et en même temps, elle ne clôt ue début aout, mais je ne rate pas les films de ce réalisateur particulier. Depuis Édouard aux mans d’argent qui m’avait enchantée et faite tomber amoureuse de Johnny Depp, l’acteur fétiche de Tim, je ne manque pas une sortie. Alors malgré le fait ue la bande annonce ne m’ait pas séduite outre mesure et que les échos que j’en ai eu ne fussent pas fameux, j’allais quand même  voir Dark Shadows dans mon UGC préféré. Lire la suite

Indian Palace (The Best Exotic Marigold Hotel) – John Madden

 

La bande annonce comme l’affiche m’avaient donné envie de voir ce film aux belles couleurs chaudes de l’Inde, avec un Dev patel (Slumdog Millionaire) en grande forme et des acteurs so British que j’affectionne. En arrivant dans la salle cette après midi là, je m’interrogeais sur la présence de tant de retraités. Il faut dire qu’il y a tout un tas de fringuants septuagénaires au casting, pas étonnant qu’on les retrouve dans la salle. Les retraités du films se délocalisent d’Angleterre dans le but de couler des jours heureux dans un palace luxueux en Inde. Cependant, le palace est beaucoup moins luxueux que sur papier glacé, il part même complétement à vau-lau, mais ce séjour va tout de même bouleverser leurs vies. Lire la suite

La cerise sur le gateau – Laura Morante

Ce soir là il était le seul film de mon MK2 Nation que je n’avais pas encore vu. N’ayant rien de mieux à faire, je me suis décidée pour la séance de 22h15. Le pitch : Une femme approche de la 40taine 5 Jouée par Laura Morante (réalisatrice du film) et entretien une relation pour la moins très morne avec un homme qui fait pourtant tout son possible pour la rendre heureuse. Oui, mais voilà elle est androphobe. Cette femme éprouve une peur bleue des relations amoureuses et prend la poudre d’escampette dès que tout devient un peu trop sérieux. Lire la suite

Barbara – Christian Petzold

Avant de m’envoler pour Nice, je me suis fait un petit rattrapage cinéma. Direction Les Halles pour voir un film qui me tentais vraiment: Barbara. Une femme, d’une trentaine d’année, à l’allure fatiguée, à la mine triste et aux cernes révélatrices, débarque à l’été 1980 dans un hôpital de province d’Allemagne de l’est en tant que chirurgien pédiatre. Venue de Berlin , elle est mutée là car soupçonnée de vouloir passer à l’Ouest. Elle est accueillie par un jeune médecin qui la prendra sous son aile. On la voit donc vivre, la peur au ventre, parfois fouillée jusqu’à l’intime par les autorités du patelin. On la voit aussi voler du temps avec son amoureux au péril de sa vie. Lire la suite

Le prénom – D’Alexandre et Matthieu

C’est quand même important ce moment où l’on décide de donner un prénom, et donc une identité, à l’enfant à naitre, au petit polichinelle qui se forme dans le ventre de la femme, à ce morveux qui va vous pourrir l’existence au moins jusqu’à ses 20 ans. Le prénom c’est parfois l’héritage familial, pour faire plaisir à un ainé, ou alors un acte de résistance et de provocation comme nous l’a fait la célèbre verte Cécile Dufflot et sa petite Thérébentine (heureusement que les gosses n’ont que 100 mots de vocabulaire et ne comprendront rien à ce terme).  Bref, dans ce film, Vincent ( interpreté par un Patriiick Bruel très en forme et plus séduisant que jamais) profite d’un diner chez sa soeur pour leur annoncer le choix de prénom. Lire la suite

J’ai passé deux jours à New York avec Julie Delpy

 

Après avoir passé deux jours à Paris ,et un week end en Bretagne à l’époque du Skylab avec la réalisatrice et actrice Julie Delpy, me voici de nouveau dans une salle obscure à la suivre pour 48 heures, cette fois-ci dans la Grosse Pomme. The Big Apple. New York. A 38 ans, fraichement maman, et encore plus fraichement divorcée, elle rencontre au travail Mingus ( Chris Rock), un beau black qui lui sert d’abord de confident et de moucheur de nez avant de terminer en prince charmant et mari du quotidien. Elle, elle est photographe ( un poil conceptuelle) et en même temps qu’à lieu son vernissage, débarque sa famille. Sa french family completement détraquée, du grand père à la soeur en passant par le petit copain de cette dernière. Lire la suite