J’ai passé deux jours à New York avec Julie Delpy

 

Après avoir passé deux jours à Paris ,et un week end en Bretagne à l’époque du Skylab avec la réalisatrice et actrice Julie Delpy, me voici de nouveau dans une salle obscure à la suivre pour 48 heures, cette fois-ci dans la Grosse Pomme. The Big Apple. New York. A 38 ans, fraichement maman, et encore plus fraichement divorcée, elle rencontre au travail Mingus ( Chris Rock), un beau black qui lui sert d’abord de confident et de moucheur de nez avant de terminer en prince charmant et mari du quotidien. Elle, elle est photographe ( un poil conceptuelle) et en même temps qu’à lieu son vernissage, débarque sa famille. Sa french family completement détraquée, du grand père à la soeur en passant par le petit copain de cette dernière.

Ca va fichtrement foutre le bordel dans leur joli petit couple, ce coup de trafalguar familial. Et comme elle en a l’habitude déjà, voici Julie Delpy qui nous trace une jolie fresque du couple, et de la famille, avec des personnages hauts en couleurs. J’ai trouvé cette galerie de personnages fraiche et très drôle, et la plongée dans l’intimité d’un couple en construction très attendrissante. Pas forcément hyper original tout le temps, mais de bonnes séquences amusantes ( comme dans l’ascenseur avec sa coincos de voisine à qui elle explique avec conviction qu’elle va crever dans trois mois d’une vilaine tumeur au cerveau).

Et son père à la scène comme à la ville ( précédemment vu dans le Skylab), est tout simplement épatant. Rebutant, dégoutant, et sale ! Mais attendrissant, impertinent et completement cinglé, le pépé ! Le film est tout aussi délirant que les personnages, et j’ai trouvé le tout vraiment pétillant et très très bien mis en scène. Elle même est belle, brillante, surtout lorsqu’elle se perd, se remet en question, doute. Bien sur que ça reste déjanté, mais il y a aussi un soupçon de gravité et de mélancolie. J’ai bien ris, et puis j’ai aussi eu un pincement au coeur.

Bref, une petit bulle de rien et de tout plein de choses à la fois, un fonds de spleen dans le culot d’une bouteille de vin rouge … La petite larme dans la bulle de champagne.

Je confirme, Julie je l’aime!

Et vous, vous avez vu ( et aimé) les films de Delpy ?

Retrouvez mon point de vue sur Le skylab !

 

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5 réflexions sur “J’ai passé deux jours à New York avec Julie Delpy

  1. filou49 dit :

    bon je corobore mon avis que j’ai mis sur mon blog (http://www.baz-art.org/archives/2012/04/09/23958587.html?t=1335531288665#c49404041)…on est pas beaucoup sur la blogo à avoir aimer le film, donc ceux qui ont aimé le film doivent le crier haut et fort!!!! ton billet est super, et je suis entièrement d’accord avec eux….moi aussi j’ai trouvé le père très touchant malgré tous ses défauts mais ma mère notamment l’a détesté comme tout le film :o)

  2. petiiteconne dit :

    J’avais adoré Two days in Paris mais j’ai lu que Two days in Paris était un peu plus….comment dire, « grossier » et cliché… Mais bon, même si j’ai toujours pas vu le film, je pense me rattraper prochainement 🙂

    • auroreinparis dit :

      J’ai trouvé ça juste un peu fou, pas vraiment cliché car pour une fois c’est l’Amerloque qui passe pour un être cultivé ! ^^
      Je t’invite quand même à le voir !

  3. petiiteconne dit :

    Je voulais écrire « j’ai lu que Two days in New York était un peu plus…. »

    dsl, c’est le matin, j’ai du mal ^^

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