[Cinéma] Les autres films de Juillet.

Je réfléchis actuellement à un nouveau format pour vous présenter les films vus, et il y aura sans doute désormais, dès le mois prochain, un seul article les classant selon ma préférence. Un mini top mensuel. Pour ce mois-ci, je me contente de vous présenter les autres films vus en juillet. Vous pouvez retrouver les précédents ici :

Dans cet article, sans classement, voici mon avis sur les autres films vu en Juillet. Le mois fut fructueux en salles obscures !

Les enfants de la mer – Ayumu Watanabe

L’histoire se déroule au Japon, en bord de mer, au premier jour des vacances d’été. La jeune Ruka, qui semble rejetée par ses camarades et pas très stable dans sa tête, se fait virer de son équipe de handball. Triste, déprimée, elle se replonge dans ses souvenirs d’enfance, et trouve réconfort en allant voir son père, qui travaille dans un aquarium. Elle fait la rencontre d’un enfant spécial, qui a été élevé par des dugongs et ne peut pas passer trop de temps hors de l’eau sous peine de voir sa peau se dessécher. La suite devient légèrement onirique, métaphysique, spirituel, mystique, avec en premier plan le lien entre le ciel et la mer.

Vous serez sans doute perdus, le mieux est de se laisser porter, de ressentir plutôt que d’intellectualiser. Les dessins sont d’une beauté inouïe, d’une poésie et d’un onirisme rarement égalés, et si je pense qu’il me manque des clés, moi occidentale, pour saisir le message, j’ai senti la beauté du message, le caractère implacable du mouvement universel, la vie naissant des étoiles et de l’océan, cette ronde infinie de la naissance et de la mort. L’animé est tout de même un peu trop long, et la torpeur m’a gagnée à certains moments. La fable écologiste évoquée par certaines critiques est perceptible dans la mise en lumière du caractère implacable de la vie, de la mort, des mouvements de l’univers, dans lequel nous ne sommes pas les maîtres mais un élément du tout.

Ce qui m’a donné envie de voir le film : l’affiche


Spider- Man, Far from home –  Jon Watts

Je ne suis pas une grande fan des films issus des Comics, car en ayant manqué un certain nombre, il me manque des références. Toutefois, je ne manque jamais un Spiderman, comme je ne manquai pas un Iron Man. Attention, si vous n’avez pas vu Endgame (comme moi), vous serez spoilés d’entrée de jeu. Mieux vaut peut être le voir avant de vous y rendre. Peter Parker est lycéen, il n’a qu’une envie, profiter de son voyage scolaire pour séduire la fille qui lui fait battre le cœur. Sauf qu’être un super héros est un boulot de tous les jours, et qu’aucun répit ne lui sera accordé. De terribles créatures ravagent le continent Européen, et il sera contraint de prêter main forte.

N’étant toujours pas une spécialiste Marvel, je me suis laissée porter par l’histoire à tiroirs, ses rebondissements, ses illusions et ses retournements de situation avec beaucoup de plaisir. La photographie est superbe, et le travail numérique très soigné. Divertissant, drôle et relativement léger, le film est porté avec brio par Tom Holland, le nouveau Spiderman qui endosse le rôle avec intelligence. Un agréable rafraîchissement estival, au scénario plein de promesses, à l’humour subtil, et aux effets spéciaux  impressionnants, qui s’éloigne des tensions dramatiques des opus précédents.

Ce qui m’a donné envie de voir le film :  Le héros, mon préféré de Marvel avec Iron Man


Wonderland, le royaume sans pluie – Keiichi Hara

Encore un animé Japonais qui fait la part belle à une toute jeune héroïne. A la veille de son anniversaire, la jeune Akané décide de ne pas aller à l’école, prétextant un mal de ventre imaginaire. Sa mère, bienveillante, accepte de la laisser se reposer. Quand elle ira un peu mieux, celle-ci l’enverra chez Chiii, chercher son cadeau d’anniversaire. Elle est bien loin de se douter des aventures fabuleuses qu’elle vivra dans l’autre monde ». Un film d’animation Japonais, lui aussi versé dans les messages écologiques, même si, cette fois, l’aventure est compréhensible, voir même parfois très enfantine.

On aimera dans ce film les trouvailles amusantes, les couleurs chatoyantes, et l’univers sublimement fantaisiste créée par les auteurs, tout comme les personnages attachants bien que souvent hystériques. On aimera sans doute moins la facilité de l’intrigue, les pistes lancées sans suite et les retournements de situation un peu rapide. Toutefois, j’en suis sortie convaincue, émue par les dernières scènes, et ravie du monde dans lequel évoluent les personnages. Malgré la simplicité de l’histoire, il est aisé d’y voir un conte écologique sous forme de mise en garde contre nos pratiques modernes, raconté avec poésie, espoir et émotion.   

Ce qui m’a donné envie de voir le film : L’affiche  


Wild Rose – Tom Harper (III)

J’avais décidé de ne pas le voir, et finalement, cherchant un film pour une après-midi entre copines, je me suis dit qu’il serait idéal. Si Rose sort de prison, néglige ses mômes et se rêve en reine de la country à Nashville, qu’elle est en somme, une vraie tête à claque, je me suis prise, au fil de l’histoire, à m’attacher à elle. Et la musique country qui sous-tend le film a achevé de me transporter. J’ai froncé les sourcils, j’ai été profondément agacée, et j’ai été gentiment remuée aussi, avec parfois des larmes au bord des paupières. Je ne m’y attendais pas, mais cette chanteuse de country Écossaise m’a plutôt convaincue.

Si le péremptoire et prétentieux « Vous pouvez oublier de star is born » et la critique de Pascale, m’avaient faite reculer plusieurs fois, je me suis finalement trouvée très heureuse de le voir. Je ne pense pas qu’il ressemble une seconde à The Star is born, si ce n’est que les deux filles chantent, super, c’est si rare des films comme ça. Derrière ce rêve de gloire, il y a des thèmes cruciaux comme l’amour filial, ce que c’est d’être mère, et de le devenir. Le film s’attarde sur l’idée d’aller au bout des choses, de sa création, de ses idées novatrices et du bonheur qui se trouve rarement uniquement à l’autre bout du monde, puisqu’il nous pend au nez. L’important c’est le point de vue que nous portons sur les choses, et non les choses elles-même. Pour résumer, j’ai bien aimé cette Rose sauvage.  

Ce qui m’a donné envie de voir le film : Le thème


Affiche du film Yuli allociné

Yuli – Icíar Bollaín

Yuli danse dans les rues de La Havane. Son papa le ramène à la maison en lui tirant les oreilles. Pourtant son Papa n’a pas de problème avec la danse, mais, il voit en grand pour lui, et décide de l’inscrire à l’école de ballet de Cuba. Tout le monde voit bien le don qu’il a, sauf le petit, qui, comme la majorité des enfants, veut s’intégrer au groupe, et être « cool ». Or, la danse classique, c’est « pour les pédés ». Et quelle insulte. Pourtant, poussé par son père, il dansera sur les plus grandes scènes du monde. Je ne connaissais pas ce danseur, mais l’idée des scènes de danse et de ballet m’enchantaient. Et elles sont, en effet, parfaitement enchanteresses.

Je suis sortie très mitigée. Enchantée par les scènes de danse, plutôt convaincue par la construction autour du spectacle biographique que Carlos Acosta monte et qui le plonge dans ses souvenirs, et parfois terriblement émue. Mais d’un autre côté, j’avais une impression à la fois de trop de sentimentalisme, et de pas assez d’authenticité, d’une émotion trop calculée pour plaire au public, trop calibrée pour être réaliste menant à l’ennui. Pour résumer ce biopic classique dans sa réalisation, relativement formaté, promet toutefois de beaux moments de danse et des réflexions sur la réussite et le bonheur qui méritent l’attention. J’avais été bien plus enthousiasmée par le précédent opus de la réalisatrice « Tambien la lluvia » en 2011 (en même temps il y a Gael Garcia Berna, aha).

Ce qui m’a donné envie de voir le film : Le thème


Factory – Yuri Bykov

Ce film se place dans le paysage cinématographique comme une sorte d’ovni. Tout commence lorsque le Gris et ses compagnons apprennent que leur usine, ne rapportant plus assez, va fermer. Toutes les usines de la région sont dans le même triste état suite au rachat de celles-ci par des intérêts privés, et la misère noire s’annonce au bout du mois. Le Gris va réussir à convaincre ses paisibles collègues de prendre en otage le propriétaire de l’usine pour s’enfuir avec l’argent de la rançon. La photographie très sombre, et à la fois très nette met en lumière la vétusté, et les conditions de travail détestables de ces ouvriers Russes.

Il s’agit ici d’un savant mélange entre un simple film de prise d’otage, et une fresque sociale. Je parlais d’ovni car il ne me semble pas évident à classer, entre les préoccupations intimes, les idées de révolutions, la dénonciation de l’argent roi et des corruptions, tout ça dans un décor quasi apocalyptique d’une campagne industrielle désespérante. Personne ne comprend vraiment bien où veut en venir le personnage de Le Gris, cela entraîne une confusion encore plus haletante. Pour nuancer mon propos, car le film n’est pas exempt de défauts, j’ajouterais tout de même que le scénario est un peu long et manichéen.

Ce qui m’a donné envie de voir le film : Les critiques de Pascale et Dame Skarlette


Avis sur le film Give me Liberty - affiche allociné

Give me Liberty – Kirill Mikhanovsky

Restons avec des protagonistes Russes, mais en Amérique, cette fois. A Milwaukee, Vic est sensé conduire des personnes à mobilité réduite à leur centre, mais une série de contre temps, dont l’enterrement d’une vieille dame Russe amie de son grand père, et des manifestations, rendront la journée plus compliquée que prévu. Ce pitch ne vous dit rien sur cet incroyable patchwork d’émotions, entre tourbillon d’actions et de dialogues et instant de profondes réflexions. Le montage et la réalisation soulignent à merveille les instants de stress, de confusion, de brouhaha, puis les scènes plus calmes, de détente, chaleureuses, drôles et bienveillantes. Chaque personnage est profondément attachant.

Je peux comprendre les critiques négatives, peut être déconcertées, je lui ai moi même trouvé des longueurs qui lui font perdre en intensité et décrocher, mais il y a de ces scènes ! Des bonbons, des merveilles, des dialogues farfelus, des situations d’une drôlerie pas possible. C’est tellement humain, parfois tellement beau, quelque fois plus laid. Une journée ordinaire dans la vie de citoyens du Wisconsin, et pourtant si puissante, si énergisante, si humainement humaine dans le meilleur sens du terme. Une alternance de rire et de palpitations cardiaques ! Le réalisateur, grâce à ses personnages, la réalisation, la mise en scène, le montage et les différentes photographies, a produit une oeuvre bouleversante et profondément humaniste. Surement mon coup de cœur de Juillet. 

Ce qui m’a donné envie de voir le film : l’affiche  

Ce qui nous fait un total de 12 films vus en salle, un record cette année !

Avez-vous vu l’un de ces films ? Avez-vous eu un coup de cœur ce mois-ci ? Si oui, pour quel film ?

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10 réflexions sur “[Cinéma] Les autres films de Juillet.

  1. Kimysmile dit :

    J’ai vu Wild Rose aussi que je n’ai pas encore chroniqué. Je l’ai bien aimé sans que ce soit le coup de cœur espéré. J’aurai aimé être plus touchée que ça en fait

    • auroreinparis dit :

      Deux filles en sortant ont dit que c’était nul par rapport à The star is born, du coup je pense que c’était une super mauvaise idée de les comparer. J’ai pas vu l’autre mais je pense qu’ils sont très différents !

      • Kimysmile dit :

        Ah oui pour moi c’est vraiment super different. C’est facile de comparer juste parce que ça parle de musique.
        Ça m’énerve cette affiche qui compare directement

  2. dame skarlette dit :

    Je m’aperçois que bien que visionnant de nombreux films il m’en manque beaucoup. J’ai lu beaucoup de choses sur Les enfants de la mer, je devais voir Wild Rose mais je me trouvais en congés. Les autres que je n’ai pas vus ne me tentent pas réellement comme Spiderman qui n’est pas ma tasse de thé. Au contraire de toi, j’ai vraiment beaucoup aimé Yuli et Factory (merci pour m’avoir mentionnée). Intéressantes toutes tes critiques et ta manière de les commenter est une bonne idée. Bon dimanche

    • auroreinparis dit :

      On n’a pas forcément vu les mêmes films mais certains de tes avis m’ont conduites en salle. Factory j’ai vraiment aimé, Yuli moins, c’est vrai. Globalement j’ai vu beaucoup de films ce mois-ci, par rapport aux autres mois de l’année ! Merci beaucoup pour ton message et avec plaisir pour la mention. Belle journée !

  3. Pascale dit :

    Ça fait beaucoup de lecture en une seule fois…

    J’ai hésité pour les 2 animés et n’y suis finalement pas allée. Surtout pour le premier, je vois bien ce que tu veux dire quand tu parles de torpeur qui gagne… ça virevolte partout et on n’y comprend plus rien.
    Mais parfois les animés japonais sont abscons.

    J’aime beaucoup ce que Tom Holland fait de spider man. Il succède vraiment bien à Tobey Maguire. Il est craquant. Andrew garfield c’était une hérésie…

    La Rose sauvage, égoïste et vulgaire m’a exaspérée d’un bout à l’autre. Et je déteste voir souffrir les enfants. J’ai l’impression que ça afflige plus les gens quand il s’agit d’animaux. Personne n’évoque le chemin de croix de ces petits bouts.

    J’ai beaucoup aimé Yuli. Personnage TRÈS attachant. Le père est extraordinaire. Si j’ai bien compris c’est son premier rôle.

    The factory est un film remarquable que nous serons peu à avoir vu. Hélas.

    J’ai vu Give me liberty que j’ai trouvé épuisant et pas très vraisemblable malgré son aspect docu. Je ne me suis pas attachée, n’ai pas ri et n’ai pas été émue. Pas sûre que j’en parle sur mon blog. Et toute cette agitation devient pénible.
    J’ai néanmoins remarqué 2 acteurs formidables… 🙂 Vic (qui ressemble a Xavier Dolan) et son copain russe.
    J’adore l’annotation sur l’affiche : Depuis Donald trump personne n’a montré autant de bonne volonté envers la Russie.

    Ca fait aussi un commdntaite très long…

    • auroreinparis dit :

      Je vois que nous n’avons pas les mêmes ressentis sur ces films de Juillet, et je trouve ça très interessant. Finalement à part Spiderman et The Factory, on est pas trop d’accord. Pour les enfants je suis d’accord, je ne supporte pas non plus. Si je suis sensible aux animaux, je le suis aussi aux humains, et les enfants sont les adultes de demain. Nous sommes trop inéxpérimentés sur la vie pour élever des petits …. Enfin. Je lis pas mal de choses à ce sujet, et l’humain a des lacunes magistrales dans l’éduction de sa progéniture, on leur apprend pas les bonnes choses, comme l’amour, la compassion, etc … bref …

      Oui c’est long, je m’en rends compte. Pour août je vais faire un article « top mensuel », ça sera plus simple et je ferai vraiment court sur mes avis. 🙂 Belle journée Pascale !

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