[Cinéma] Un weekend en salle obscure : Yesterday & Rojo

Danny Boyle – Yesterday

Jake est un chanteur-compositeur pas vraiment accompli, qui a quitté son poste de professeur pour tenter de percer, avec l’aide de son amie de toujours et proclamée manager, Ellie. Alors qu’un black out mondial de 12 secondes se produit, que le personnage se prend un bus pleine face, le monde oublie les Beatles. Tout le monde sauf Jake, qui en profitera pour reprendre leur répertoire et devenir une star. Avec Richard Curtis au scénario, il y a forcément une histoire d’amour, comme un fil conducteur. Au delà de ça, le scénario questionne sur ce qu’est la création, la transmission de la culture, mais aussi la starisation, la fabrication de produits et la célébrité. Le cahier des charges est dense.

Ce film s’avère hybride. Pop, plein de références musicales et d’humour British, il aborde un nombre important de questions dépassant largement l’histoire d’amour. Jack n’est pas un personnage attachant, trop égoïste et autocentré pour cela, mais il accroche quand même le spectateur. Tout en interrogeant sur la culture Anglaise, notamment en ces temps de Brexit, le film divertit avec enthousiasme et amène à redécouvrir les plus grandes tubes du groupe mythique. Reste toutefois une réalisation parfois problématique pour un réalisateur d’une telle ampleur, avec des plans subitement penchés sans raison valable ou quelques faux raccords, ainsi que des pistes inexplorées au sujet desquelles il vaut mieux ne pas trop réfléchir. Yesterday est un peu plus que ce qu’il prétend être, et se regarde avec plaisir malgré quelques faiblesses.

Ce qui m’a donné envie de voir le film : son sujet musical


Rojo – Benjamín Naishtat

Argentine, 1975. L’Histoire vit en pleine guerre froide, et les relations politiques s’en trouvent profondément atteintes. Le film s’ouvre par une altercation gênante dans un restaurant, entre un avocat et un « hyppie », qui ne finira pas très bien. Ensuite, c’est très difficile d’expliquer parce que le réalisateur m’a perdue. On ressort de la séance en ayant la sensation d’avoir vu de très belles scènes, très bien réalisées et intenses, mais sans avoir nécessairement de lien entre elles ni de « chute » cohérente. « Rojo » explore de multiples pistes, puis nous laisse sur notre faim.

Si l’on voit que Claudio, le personnage principal, ferme les yeux sur les magouilles locales du pouvoir en place, si l’on sent qu’un vent nouveau souffle sur le pays et que les choses vont bientôt changer, il reste des histoires dans l’Histoire, des intrigues parallèles qui diluent la tension sombre du départ. Aussi, prises séparément, chaque scène porte en elle un vrai génie, dans la mise en scène, la réalisation, le ton patiné de l’image, la tension des comédiens, l’atmosphère inquiétante. Mais bout à bout, les fils s’embrouillent, et le message devient trop mystérieux.

Ce qui m’a donné envie de voir le film : l’Affiche

Qu’allez-vous voir au cinéma prochainement ?

 

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5 réflexions sur “[Cinéma] Un weekend en salle obscure : Yesterday & Rojo

  1. matchingpoints dit :

    Le premier peut-être, parce que les tubes des Beatles (et les Stones bien sûr), c’est toute notre jeunesse ! C’est étonnant le nombre de films qui tourne autour des chanteurs et la musique des décennies passées !

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