Revue ciné : A beautiful day & Rêves en rose

Joaquin Phoenix à l’affiche d’un film, c’est souvent une garantie de me voir en salle. Je me rendais donc voir A Beautiful day, dont je n’ai pas envie de vous faire le pitch car il me semble indispensable d’y aller sans rien en savoir. Qui est cet homme barbu, qui ne semble pas très stable psychologiquement, et qui vit encore avec sa maman ? Que fait-il pour vivre ? Ça a l’air malhonnête et pourtant, il semble avoir bon cœur, étrangement. Tout le film me semble porté par ce personnage traumatisé, brutal et doux à la fois.

La réalisation maîtrisée, lente, à l’image parfois poussiéreuse, en fait un quasi film d’ambiance. J’en suis sortie sans savoir qu’en penser, c’est le genre d’oeuvre qu’il faut prendre le temps de digérer. Deux jours plus tard, il m’en reste un souvenir empreint de nostalgie, par ses scènes d’une grande portée symbolique, et d’une grande beauté. Dur, violent, A Beautiful Day joue l’équilibre avec une certaine beauté romantique et un vrai sens de l’ellipse. Ce n’est pas un film plaisant mais surprenant, dérangeant, et singulier. Reste un scénario qui ne s’est pas trop foulé, et qui se laisse porter par le casting et la réalisation.

Je suis allée voir ce film complètement hasard. Nous nous trouvions dans le coin, le froid nous a dissuadé de poursuivre notre ballade, et Monsieur a dégoté cette séance à la Filmothèque du quartier latin, nous y sommes allés gaiement. Il s’agit d’un film Slovaque de 1976 restauré. Le jeune Jakub est facteur, et un jour, son regard croise celui de Jolanka, jolie gitane, dont il tombe amoureux. Ils vont tenter de vivre leur amour tout en faisant face à l’hostilité de leurs communautés et familles respectives. J’ai été déroutée par ce film, mais ai fini par m’attacher à ces personnages fantasques et drôles.

Rêves en rose fait la part belle au rêve, au jeu, à innocence. Chaque personnage a un côté fantasque et burlesque, poétique et drôle. Tourné avec des acteurs non professionnels principalement , le film dégage une vraie fraîcheur malgré son sujet difficile, à savoir la haine communautaire et la mise au banc des communautés Rom dans la Tchécoslovaquie communiste. Un traitement léger pour un thème amer qui reste, hélas, d’actualité, et pourra aisément se transposer géographiquement. Un Roméo et Juliette en somme.

Qu’avez-vous vu au cinéma ? Allez-vous voir de vieux films restaurés parfois ? 

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10 réflexions sur “Revue ciné : A beautiful day & Rêves en rose

  1. Pascale dit :

    Je suis moins indulgente que toi avec le Beautiful Day. A part que Joaquin me traînera toujours en salle même en rampant.
    Mais qu’a bien voulu nous dire la réalisatrice ??? Mystère.
    As-tu vu We need to talk about Kevin ?

    Le second, jamais entendu parler et donc pas vu et je ne le verrai pas 🙂

    • auroreinparis dit :

      Quand je suis srtie, j’ai dis que c’était nul. Puis qu’en fait j’en savais rien. Et puis finalement il en reste quelque chose. Oh oui je l’ai vu ce  » We need to talk about Kevin  » et il m’a drôlement marqué. C’est la mm réal ?
      Le second c’était un peu inattendu … un film slovaque de 76 quoi !

  2. matchingpoints dit :

    Nous avons vu A Beautiful Day et nous sommes sortis ayant l’impression de n’avoir rien compris ! Peut-être faudrait-il le revoir ? Joaquin par contre est parfait, il crève l’écran !

  3. Eli Bennet dit :

    J’irai le voir, parce que Joaquim quoi. Juste Joaquim que j’aime d’amour. La bande-annonce m’a plu, ton billet me conforte dans l’idée qu’il faut pas que je le laisse passer.

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