Starbuck de Ken Scott

J’étais très impatiente de voir cette comédie Québécoise qui promettait des moments hilarants. Entre 1988 et 1990, un jeune homme nommé David Wosniak a donné du sperme plus de six cents fois à une clinique sous le pseudo de Starbuck, donnant ainsi la vie à 533 rejetons. Vingt ans plus il est toujours le même looser endetté qui ne prend jamais les bonnes décisions, fais tpousser de l’herbe dans son salon et doit 80 000 dollards à des malfrats.  Un jour qu’il rentre chez lui, ce ne sont pas ses créanciers qui l’attendent mais l’avocat de la fameuse clinique … une centaine de ses « enfants » ont formé un recours collectif pour le forcer à dévoiler son identité. Si son premier geste est de jeter le dossier à la poubelle, son second est de jeter un oeil sur une fiche, au hasard … Starbuck le looser se muera en age gardien …

Avec un personnage principal absolument hilarant, campé par Patrick Huard et des situations à la fois ultra cocasses, burlesques et tendres, cette comédie se révèle très réussie. La plupart des scènes ont fait mouche, même les scènes tendres et émouvantes car il y en a, contiennent leur lot d’éclats de rire. Le personnage secondaire, l’ami de David, avocat loupé, père de 4 mouffetards, m’a également beaucoup plû. Les dialogues sont delectacbles, porté par cet accent Quebecois qui ajoute au charme ravageur de cette petite perle.

Le film est une belle réflexion sur la paternité, et la prise de responsabilité mais aussi sur la question de l’éthique médicale. Doit-on faire primer le droit à l’enfant à connaitre son géniteur, savoir d’où lui vient son patrimoine génétique, ou le droit au donneur de garder son anonymat ? Le réalisateur aborde cette question sensible, délicate et difficilement soluble grâce au rire, et avec une grande tendresse, avec une grande décomplexion. Très intelligent il nous amène à nous poser de vraies questions grâce à cette bonne dose d’humour, son scénario fin et ses personnages attachants.

Ne s’essouflant à aucun moment, monté sur un scénario irrésistible et plein de fantaisie, Starbuck restera l’une des plus belles découvertes de cette année 2012 car malgré l’aspect doucereux, cette avalanche de jolis sentiments, je n’ai pas ressenti la moindre overdose !

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17 réflexions sur “Starbuck de Ken Scott

  1. filou49 dit :

    salut aurore,
    quel enthousiasme dans ton billet :
    le film était précédé d’une excellente réputation avant sa sortie, mais certains journalistes (ah ces grincheux) étaient plus réservés…cela dit, le film ne reste pas bien longtemps à l’affiche hélas…on aurait pu esperer un très bon bouche à oreille pour ce genre de films car je pense que d’autres spectateurs ont été autant séduit que toi, mais cela ne semble pas le cas :o)
    excellente journée à toi

  2. Audrey dit :

    Apparement la version américaine est en préparation….et serait tournée par le même réalisateur… De quoi se demander où est l’intérêt de l’adapter ^^

  3. Carmadou dit :

    Vous avez raison ce film tient la route, c’est une excellente surprise… Nous avions peur comme souvent pour les comédies que le film ne tienne pas sur la longueur.

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