Revue ciné : Les mauvaises herbes & Je danserai si je veux

Les mauvaises herbes, Louis Bélanger

Jacques se voit contraint de fuir Montréal en tenue de théâtre car poursuivi par un préteur sur gages qui entend bien récupérer son argent avec les intérêts. Il se retrouve en pleine campagne, par -30 degrés, et rencontre de manière providentielle Simon, qui lui promettra la discrétion sur sa présence chez lui, s’il l’aide à cultiver … du cannabis. A ce duo improbable s’ajoutera une jeune femme de la compagne d’électricité, qui aura fourré son nez dans ce qui la regarde pas. C’est un film à la fois drôle, irrévérencieux et tragique, posant des questions sur la filiation et le rapport à la famille.

Drôle, piquante, et soutenue par un accent Québecois à couper au couteau, cette comédie burlesque fleure bon le conte politiquement incorrect. Pour autant, Les mauvaises herbes s‘éparpille, la structure narrative trop brouillonne fait perdre de vue le propos, et dans le dernier tiers cette joyeuse comédie sort des violons qui la font virer tragédie. Avec ses passages à vide, le film hésite trop pour emporter une adhésion pleine et entière de la part du spectateur. Avis mitigé donc.

Je danserai si je veux, Maysaloun Hamoud

Tel Aviv de nos jours. Deux jeunes femmes s’amusent, dansent, prennent de la coke et fument des joints. Elles sont colocs. Un jour, une nouvelle jeune femme, étudiante en informatique et arabe comme elles, débarquent dans leur coloc, cependant, celle-ci ne leur ressemble pas. Elle porte le voile, pratique la prière avec dévotion et est engagée envers un homme très pieux. Malgré leurs différences, un lien fort s’installe entre elles trois, et c’est un magnifique portrait de femmes que nous dresse la réalisatrice, certes pas sans un certain manichéisme. 

Cette réflexion sur les différentes voies de l’émancipation des femmes dans la culture arabe attache le spectateur à chacune d’elle, à ses excès, à son besoin d’exister en tant que femme, d’être aimée telle qu’elle est et non à travers le prisme de la famille ou de la culture. Un vent de liberté souffle dans leurs chevelures, sur des airs de musique entraînants, dans le Tel Aviv d’aujourd’hui, décor particulièrement adapté pour une telle histoire, puisque ville partagée entre traditions, religions et modernité.  Une très belle énergie se dégage du scénario comme des comédiennes, de la tendresse aussi, et une profonde mélancolie parfois. Un beau mélange d’émotions, qui ne sera pas sans remuer les tripes.

Et vous, vous avez prévu de voir quoi ce weekend ?

Publicités

2 réflexions sur “Revue ciné : Les mauvaises herbes & Je danserai si je veux

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s