[CINÉMA] Les films du mois de septembre : le Top Mensuel

Ce mois-ci j’ai vu 8 films en salle. A part un que je n’ai vraiment pas aimé, je suis très satisfaite de la qualité de ma sélection ce mois-ci, ce qui fait que le classement est terriblement dur à effectuer. Certains auront une place tout à fait injuste d’ailleurs !

8- Ça : Chapitre 2 –  Andy Muschietti

J’ai adoré les romans de Stephen King qui m’avaient valu des frissons d’angoisse dans ma prime jeunesse. J’ai beaucoup aimé le film sorti en 2017 correspondant à la période « adolescence » des protagonistes. Mais là, que s’est-il passé ? Déjà 2h50 c’est non. Ensuite, si la première heure est relativement prometteuse, bien qu’elle ne laisse pas monter assez la tension, que dire de ces presque deux autres heures où tout le monde court partout avec des jumpscare à n’en plus finir même quand l’atmosphere installe une tension est déjà bien suffisamment angoissante. Et cet humour mal placé ! Puis autant les gosses sont convaincants, autant les adultes beaucoup moins. Reste une photographie magnifique, et des plans d’une très grande précision. Techniquement c’est maîtrisé. Mais du coup, je m’interroge, il était si bien que dans mon souvenir le livre ou le réalisateur a fait n’importe quoi  ?    

Ce qui m’a donné envie de le voir :  Avoir lu le livre et vu le premier volet au cinéma


7- Ad Astra –  James Gray

Le major Roy McBride est appelé pour une mission très spéciale en relation avec son père, disparu  aux confins de notre système solaire, vers les alentours de Saturne. Nous sommes dans un futur proche, bonne nouvelle, la Terre est toujours plutôt verdoyante et la race humaine, pas encore éteinte. L’humanité continue sa conquête spatiale pour trouver des formes de vie intelligentes. Nous suivons l’épopée spatiale du Major dans des univers lunaires, puis Martiens, jusqu’aux anneaux de Saturne. Les cadrages sont superbes, la réalisation touche au sublime, la relation-père fils est questionnée en douceur mais en profondeur. Brad Pitt est toujours l’un des plus merveilleux acteur de la planète. Dommage que je n’ai pas ressenti d’emotion. Du moins,  ai-je été très sensible à la forme, parfaitement maîtrisée, et à cette manière très singulière de traiter le film spatial, comme s’il servait de prétexte à l’exploration filiale.

Ce qui m’a donné envie de le voir : Brad Pitt à l’affiche


6- Le mariage de Verida – Michela Occhipinti

Verida va se marier dans trois mois. En Mauritanie, les femmes doivent être parfaitement girondes pour plaire à leurs époux. Alors, elles entament le traditionnel gavage afin d’obtenir le poids idéal. 10 repas par jour, qui s’avèrent une véritable torture. Ce film est parfois compliqué à accepter, on se sent mal pour la jeune femme, forcée de manger encore et encore. La réalisatrice a une manière intéressante de filmer ces scènes, d’abord résignée, Verida commence à se révolter, notamment contre sa mère, et toutes ces femmes qui perpétuent des comportements dont elles ont elles-même souffert.  On voit les jeunes femmes évoluer dans un monde qui change, avec i-phone et rêves d’étude, tout en laissant encore la place à d’archaïques traditions. Que ce soit ici ou là-bas, la société se permet toujours de juger le corps des femmes. Émouvant, bien qu’imparfait.    

Ce qui m’a donné envie de le voir : L’affiche


5- Deux moi -Cédric Klapish

Cinéaste incontournable, Cédric Klapish nous livre avec « Deux moi » une comédie romantique lumineuse, douce-amère, et tellement juste. Son message qui pourrait se résumer à « Aime-toi toi même » aborde au travers de la rencontre amoureuse, toutes les blessures de l’âme humaine, depuis les traumatismes de la petite enfance, jusqu’aux chocs de l’âge adulte, qui réactivent encore, et encore ces souffrances. Il alpague au passage les réseaux sociaux qui ne sont pas en reste dans la réactivation des trauma et des piqûres de l’égo. A travers deux psys originaux et sensibles, les deux jeunes en souffrance se redécouvrent une soif de vivre. Le réalisateur nous offre des plans de Paris d’une beauté subjugante, et c’est une véritable impression de douceur qui filtre de ce long-métrage. J’ai trouvé ce nouveau Klapish réussi pour les personnages réalistes, l’humour jamais loin,  la photographie et le scénario honnête et enthousiasmant.

Ce qui m’a donné envie de le voir : Le nom du réalisateur


4- Jeanne- Bruno dumont

J’avais beaucoup aimé son très singulier Ma Loute, alors je me décidais à voir sa « Jeanne » dont la bande annonce ne m’avait pourtant pas emballée. C’est à priori la suite d’un diptyque, dont j’ai manqué la première partie « Jeannette ».  Le jeu des personnages est à la fois très théâtral et particulièrement singulier pour nous conter l’histoire de Jeanne la jeune martyr. Certains dialogues ou monologues sont des moments de plaisir pur, de bonheur visuel et auditif, mais le rythme très singulier, entrecoupé de plans fixes très longs, m’ont parfois fait perdre ma concentration. Jamais vraiment ma patience car il y a quelque chose de très doux dans ses plans et dans son langage, comme une mélodique poésie. La performance de la toute jeune Lise Leplat Prudhomme est à souligner, magnifique comédienne de dix ans à peine .

Ce qui m’a donné envie de le voir :  Le nom du réalisateur


3- Un jour de pluie à New York – Woody Allen

Le dernier Woody est-il un grand cru ? En tous les cas, il se déguste avec un très grand plaisir.  Un jeune couple d’étudiants se rend pour un weekend à New York. Lui, le bien nommé Gatsby, en est originaire, et ne se lasse pas des pianos bars et des jours de « smog ». Elle est originaire de l’Arizona et est essentiellement venue pour interviewer un réalisateur dont elle est tout à fait fan. Alors que sa bien-aimée voit son rendez-vous s’éterniser, lui erre dans les rues de sa ville. La réalisation, les dialogues, l’atmosphere, la photographie, tout dans ce Woody Allen, concourt à nous faire plonger dedans. Il a un charme inimitable et une douce mélancolie. J’en suis sortie conquise. Je salue notamment le choix de son acteur principal, Timothée Chalamet, qui livre une interprétation idéale de ce jeune homme à la fois si candide et si blasé.

Ce qui m’a donné envie de le voir : Le nom du réalisateur


2- Port Authority – Danielle Lessovitz

Le jeune Paul arrive à New York depuis Pittsburg. Sa demi-sœur ne viendra jamais le chercher et, par un heureux hasard, alors qu’il se fait tabasser dans le métro, il rencontre un jeune homme qui lui trouve une place dans le foyer dans lequel il travaille. Un soir qu’il suit l’un de ses « colocs », il se retrouve dans un ball New Yorkais au cours duquel il rencontre Wie, une superbe jeune femme, et sa « famille ». J’ai été saisie par la réalisation, la beauté des corps qui dansent, les plans sur les mouvements, les corps et les visages. J’ai aimé la photographie douce, d’un certain New York, celui des milieux interlopes de Harlem et des jeunesses difficiles. Coincé entre le marteau et l’enclume, Paul ne sait comment s’en sortir sans mentir, encore, et encore, faisant de sa vie et de ses relations de simples illusions. Malgré un scénario relativement simple, et un héros légèrement tête à claque, j’ai été séduite par les couleurs et les vibrations qui se dégagent de ce long-métrage sensible et charmant. 

Ce qui m’a donné envie de le voir : La bande annonce

 


1- Les hirondelles de Kaboul – Eléa Gobbé-Mévellec & Zabou Breitman

Ce film d’animation est tiré du livre du même nom, de Yasmina Khadra. Je ne l’ai pas lu mais j’étais curieuse de découvrir ce film animé dont j’avais aimé la bande annonce. L’été 1998 à Kaboul, Afghanistan. Les talibans ont pris le pouvoir suite à la guerre contre les Russes, et anéantissent toute culture populaire, faisant régner la terreur et enfermant les femmes derrière de vrais linceuls. Le film est une jolie pépite, légère et dramatique à la fois, aux dessins nuancés de teintes pastelles comme pour alléger la peine, épurés mais puissants. Les voix Françaises donnent un accent étrange à ce conte Afghan,mais on s’y fait, le travail sur la bande son est impeccable. Je suis sortie  touchée, émue, remuée.

Ce qui m’a donné envie de le voir : Le thème

Combien de films avez-vous ce mois-ci au cinéma ? Avez-vous certains des mêmes films que moi ? Que pensez-vous de mon « classement » ?

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10 réflexions sur “[CINÉMA] Les films du mois de septembre : le Top Mensuel

  1. Pascale dit :

    ça n’a pas grand intérêt. Je pense que le livre qui emboîte les deux époques est bien meilleur. Mais le film est proche de la nullité.

    Ad Astra m’a transportée loin moi. J’espère le revoir.

    Je n’ai pas eu envie de voir Verida se faire gaver.

    La psychologie à deux balles de Deux moi m’a vite lassée. Et je trouve Ana Girardot vraiment fade.

    J’ai loupé Jeanne alors que j’avais aimé le premier. Il ne passe plus qu’à une séance très tardive qui ne me convient pas du tout.

    Le Woody est charmant est délicieux.

    J’aurais aimé voir Port Authority mais il n’est pas sorti chez moi. Je suis surprise que Fionn Whitehead soit tête à claques.

    Les Hirondelles est très beau, fort et émouvant.

  2. dasola dit :

    Bonsoir Aurore, Les hirondelles de Kaboul m’a vraiment beaucoup plu. Sinon, j’ai vu 4 films sur 8 dans ta liste. Jeanne, Deux moi, Port Authorithy et Ca : pas vus et pas très tentée. Bonne soirée.

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