[Documentaires] 2 documentaires qui font réfléchir à environnement.

On vous le rabâche surement assez souvent : notre environnement est en danger. Je n’ai pas de crainte pour la planète en elle-même qui survivra, mais de nombreuses espèces, dont la notre, l’espèce humaine, sont menacées. Il n’y a aucun doute que notre comportement n’est pas étranger à cette dégradation rapide des éco-systèmes. Ce souci n’était le mien que de très loin avant de voyager plusieurs mois en Asie. Ce voyage m’a marquée et a profondément transformé mon regard sur  l’écologie, et sur l’ensemble du vivant, plantes, animaux et humains. Couplé au visionnage de documentaires salvateurs, je mets désormais en place des gestes pour améliorer mon quotidien et celui des autres … Je vous propose aujourd’hui deux documentaires intéressants, d’ailleurs disponibles sur Netflix.  

Pour reprendre le contexte du visionnage, nous étions à Batatumanga, une petite ville de montagne sur l’île de Sulawési (Indonésie). Cela faisait déjà plusieurs semaines que mon amoureux était devenu végétarien, et que nous menions une réflexion sur la possibilité de devenir végétalien, voir, verser vers un mode de vie complètement végan. Ce documentaire a été une claque, parmi d’autre certes, mais une claque. Il semblerait qu’il y ait quelques approximations, mais le réalisateur Kip Andersen, écolo depuis toujours, découvre que la source de pollution la plus importante est celle de l’élevage animal. Qu’il s’agisse des terres destinées à faire pousser la nourriture des bêtes, celles consacrées à l’élevage en tant que tel, l’eau utilisée pour les plantes qu’elles mangent, leur consommation propre, le méthane que les bêtes rejettent … L’élevage et la consommation de viande (et sous produit animaux) ne serait plus un modèle viable à court terme. Une enquête renversante. Bien documentée aussi. Et si certains le trouveront larmoyant, il rejoint les valeurs que partagent les gens qui s’intéressent largement à ces questions, et qui touchent à notre humanité.


Autre sujet, mais qui rejoint le bien être et l’écologie, le minimalisme. Le sujet s’est beaucoup invité dans nombre d’articles de bloggueuses, il commence à titiller pas mal d’entre nous. Aujourd’hui, l’occident est riche, débordante, dispose de plus que ce dont elle a besoin. Cela entraîne un gaspillage monstrueux. Et la population n’a pourtant jamais été aussi dépressive, aussi dépendante des médicaments. Le vide. Il y a un sentiment de vide en nous. Parce qu’avoir toujours plus, gagner toujours plus d’argent n’a jamais résolu les problèmes. Ce documentaire s’intéresse à une méthode pour gagner en bien être , et cela en faisant de l’espace dans nos maisons, en réduisant nos dépenses et en travaillant moins, en quittant les villes pour des campagnes où l’on respire.  Le minimalisme était un courant d’art apparu dans les années 60, aujourd’hui il questionne notre rapport à l’objet et à l’argent. « Minimalism, a documentary about important thing » est vraiment à voir (et il ne dure pas longtemps).

Et vous, est-ce que certains documentaires ont été des éléments déclencheurs ? Et pour quoi ? 

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10 réflexions sur “[Documentaires] 2 documentaires qui font réfléchir à environnement.

  1. matchingpoints dit :

    La surconsommation et le gaspillage, deux attitudes de nos sociétés riches qui nous entrainent vers notre perdition si nous ne changeons pas complètement nos habitudes. On en parle beaucoup, mais entre la prise de conscience et l’application il reste du chemin à faire. Espérant que nos enfants et petits enfants rebondissent…

    • auroreinparis dit :

      Je crois que la prise de conscience est en marche. La génération précédente et la nôtre avons fait n’importe quoi, il est temps de rectifier le tir et de revenir un peu aux bonnes recettes de grand mère . Les recettes de grands mères, c’est le futur !

  2. Olivier dit :

    Je vais être assez honnête, je considère de plus en plus que les gens qui « protègent » la nature font n’importe quoi.
    J’ai découvert https://twitter.com/matadon_ (et sa chaîne youtube) qui donne des études (sourcées bien entendu) qui ont un peu changé ma vision de l’écologie agricole. Pour faire simple, le bio est plus polluant que le non bio.

    Mais ce n’est pas la seule chose qui m’a fait réfléchir, les pâturages sont les lieux agricoles les plus proches de la vie sauvage et de nombreux animaux sauvages y vivent. Supprimons les, on supprime les animaux qui y vivent…
    Sans compter les espèces qui vivent en harmonies avec les animaux d’élevage. Par exemple les hirondelles ont besoin de pâturages (et des arbres isolés) pour pouvoir vivre et apprécient les étables pour nicher. Supprimez les vaches (ce qui arrive souvent en ce moment) et les hirondelles disparaissent. Et j’en passe.

    Ah oui les énergies « vertes ». Belle idiotie ces derniers temps. elles fonctionnent avec des « terres rares », matériaux tellement polluants à extraire et à traiter que seule la Chine accepte de le faire (je vous laisse imaginer après le fioul utilisé pour les bateaux pour transporter le résultat). Sans compter les impacts environnementaux méconnus
    http://www.lefigaro.fr/sciences/2012/05/04/01008-20120504ARTFIG00706-un-microclimat-sous-les-grandes-eoliennes.php
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/les-eoliennes-modifient-le-microclimat-local,69936

    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2012/07/19/en-chine-les-terres-rares-tuent-des-villages_1735857_3216.html
    http://www.ambafrance-uk.org/Terres-rares-et-enjeux-economiques

    Il y a aussi le coltran qui pose soucis dans nos téléphones : http://www.consoglobe.com/coltan-metal-sanglant-dans-telephones-cg/2

    Bref on n’y connaît rien mais on a la prétention de faire.

    • auroreinparis dit :

      Merci pour ce commentaire. A mon sens on a encore beaucoup à décourir et beaucoup à faire pour aider la planète. Ce qui est certain c’est qu’elle n’a pas attendu l’homme pour prospérer, ni ses pâturages, alors je doute qu’ils soient vraiment indispensables 😉
      Merci pour les liens !

      • Olivier dit :

        Non les pâturages ne sont pas indispensables… à condition d’avoir des terres sauvages. Or, en dehors des pâturages il y a soit :
        des villes
        des champs
        et parfois des terres non intéressantes pour l’humain. Or les champs ce sont comme les villes, des terres totalement artificielles où peu d’animaux sont tolérés. Les champs ont tendance à grossir ce qui coupe des espaces sauvages et donc empêche certaines populations d’animaux de se rejoindre. C’est triste à dire mais les pâturages sont les plus proches des plaines sauvages.

        Bien sûr il existe les forêt mais tous les animaux ne sont pas faits pour vivre en forêt. Et les jardins mais je doute que les propriétaires aient envie d’avoir tous les animaux sauvages près de chez eux (je me souviens de mes parents tentant de chasser les corbeaux ou les renards, plus de fromage de discorde entre les deux).

        Il reste des terres non intéressantes pour l’humain mais tous les animaux n’y sont pas à leur place. Et d’ailleurs, dans beaucoup de pays européens c’est une minorité des territoires.

        C’est très complexe, chaque jour je découvre des interactions que je connaissais pas la veille. Chaque jour je découvre un effet secondaire positif ou négatif que je ne connaissais pas avant.

      • auroreinparis dit :

        Il peut y avoir des paturages et des bêtes dedans, mais pas à outrance comme c’est et sera le cas à l’avenir. Et encore quand les bêtes ont la chance de se trouver en pâturage ce qui n’est bien sur pas le cas de la plupart des animaux élevés pour leur lait et la viande. En soi, je ne remets pas en cause les pâturages à condition qu’il n’y ait pas que cela sur terre, car mine de rien on a aussi besoin d’autres éco systèmes comme les forets, car sans elle, pourrons nous toujours respirer ? Je n’y connais pas grand chose, mais tout ne serait-il pas une question d’équilibre ?

      • Olivier dit :

        Je ne défendrai JAMAIS les élevages intensifs et hors sol.

        Et bien sûr qu’il ne faut pas que des pâturages. Simplement il faut bien comprendre que dans les terres exploitées intensivement par l’humain (et qui seront de plus en plus nombreuses) c’est un réservoir écologique d’importance.

        Et les forêt sont tout aussi importante pour d’autres niches écologiques (qui ne pourraient pas vivre en plaine). Sans compter l’apport niveau air.

        En réalité le véritable souci, pour la vie sauvage, dans l’état actuel de mes connaissances, c’est que trop de terres sont interdites de vie sauvage justement par les champs et les villes. (agriculture : 40% des sols sur la planète)

        Vu que le bio demande 20% d’espace en plus (plus l’accumulation de cuivre dans le sol) et que la population humaine augmente c’est assez problématique sur le long terme.
        https://theierecosmique.com/2018/08/20/trad-lagriculture-biologique-et-lenvironnement/

      • auroreinparis dit :

        Mais peut être que ceci serait moins problématique si l’on élevait moins d’animaux et que l’on consacrait plus de terre à la culture (bio si possible même si à grande échelle c’est surement une utopie).

  3. Pascale dit :

    Je suis horrifiée par ce qu’on fait à la planète et ça commence quand je vois ce que les gens déversent dans la nature sans que ça les défrise. Je fais du mieux que je peux à mon tout petit niveau même si je prends trop ma voiture (mais j’ai un vélo que j’utilise) par exemple.
    J’évite de discuter de « ça » avec des gens très impliqués voire militants car on passe vite pour des abrutis méprisables si on ne connaît pas tout sur le sujet.

    • Auroreinparis dit :

      Alors si tu as l’impression de passer pour ce que tu dis avec les gens, c’est que ce sont eux les abrutis. C s’est en discutant qu’on apprend. On a pas tous la même information, ni la meme vie. C’est plus facile pour moi qui vit à Paris d’être vegan et de ne pas utiliser la voiture et je n’ai de leçons à donner à personne. En revanche, discuter et trouver des solutions c’est à notre portée à tous. On a tous de bonnes idées chacun en fonction de sa façon de vivre, et de oû l’on vit ! Et tous les gestes sont importants.

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