[Cinéma] Les films du mois d’août : le top mensuel

Top mensuel cinéma Août 2019

J’inaugure ici une nouvelle manière de vous présenter les films que j’ai vu en salle au cours du mois : un top mensuel. Ce mois-ci j’ai vu 11 films … dont voici mon classement !

11- PromAre –  Hiroyuki Imaishi

Des humains semblent atteints d’un mal étrange, brûlants de l’intérieur. Ces humains ont d’ailleurs ravagé la moitié de la Terre 30 ans plus tôt. On les croyait neutralisés, mais non. Une troupe de pompiers de l’extrême capture le chef du réseau terroriste, relayée par la brigade de la glace, qui s’attribue tout le mérite de la capture. Ça commence par un combat avec une action bien massive, le type même de scènes auxquelles je ne suis pas sensible. Mais heureusement … heureusement rien du tout, ce film c’est quasiment 1h50 de scènes d’action à moitié mystiques qui m’ont donné mal au crâne et la sensation d’avoir duré 8 jours. Critique 100% subjective : un manga comme ça je tiens 20 minutes. Avant d’aller le voir ,vérifiez : si vous aimez l’action et les mangas. Sinon passez votre chemin.

Ce qui m’a donné envie de le voir : Rien, j’ai suivi Monsieur …


10- Comme des bêtes 2 – Chris Renaud, Jonathan Del Val

J’avais vu le premier opus, et j’étais sortie mitigée. Pourtant j’ai encore une fois fondu devant le caractère trop mignon des protagonistes et me suis encore faite avoir. Ce n’est pas désagréable mais toujours très enfantin, sans véritable grille de lecture pour les adultes, ce qui rend le film seulement craquant. Dans ce 2, la famille s’agrandit d’un mari et d’un bébé, ils partent à la campagne en vacances, les autres animaux domestiques de l’immeuble veulent sauver un tigre, et ces histoires parallèles donnent un aspect trop brouillon et peu cohérent à l’ensemble.  A mon avis, il vaut mieux le voir en VO qu’en VF, mon avis mitigé doit en partie venir de là, car le doublage n’est pas toujours très réussi. Cependant, on soulignera encore une fois la qualité des merveilleuses vues de New York, et le caractère vraiment trop mignon des animaux.

Ce qui m’a donné envie de le voir : les animaux trop mignons


9-L’intouchable Harvey Weinstein – Ursula Macfarlane

Le grand mouvement #metoo qui a libéré la parole de nombre de femmes et fait tomber quelques têtes de harceleurs sexuels, est né de l’affaire Weinstein. Le documentaire se propose de présenter une série de témoignages sur le comportement abusif du célèbre producteur de cinéma, et ce depuis 1978. Entre images d’archives de Weinstein entouré de stars aux événements officiels, et témoignages de victimes et de membres de son entourage professionnel, le travail de reconstitution dessine progressivement une brute violente et manipulatrice, ayant bénéficié d’une totale impunité durant de longues décennies. Sur la forme, ce documentaire n’a rien de révolutionnaire, mais sur le fond, il est salvateur, et permet de remettre les points sur les i d’agression, de viol, et de manipulation.

Ce qui m’a donné envie de le voir : son sujet


8- Je promets d’être sage – Ronan Le Page

Un metteur en scène de théâtre pète violemment un cable au milieu de sa representation. Il signe alors la fin de sa carrière artistique et le début d’une autre, celle de gardien dans un musée de Province. Cette comédie romantique est sympathique. Elle ne m’a pas embarquée mais je lui reconnais tout de même bien des qualités : des personnages colorés et singuliers brillamment interprétés, des scènes de gag plutôt maîtrisées, et un lieu d’intrigue original puisqu’il s’agit d’un musée. Reste une histoire d’amour à laquelle je n’ai pas cru et une fin que j’ai trouvé un poil bâclée, au moins on ne lui reprochera pas de s’éterniser. Une demi-teinte pour ce premier long métrage, mais porté par un duo charismatique.

Ce qui m’a donné envie de le voir : Pio Marmai au Casting !


7-Haut perchés – Olivier Ducastel, Jacques Martineau

Les réalisateurs m’étaient inconnus, mais en cherchant bien, trois de leurs acteurs figuraient déjà au casting de leur film précédent « Théo et Hugo » . Hauts perchés est une oeuvre particulière pour plusieurs raisons : il s’agit d’un huis-clos, on comprend ce qui lie les personnages au compte goutte, et il traite d’un thème universel dans les relations amoureuses : la manipulation. En mettant en scène quatre hommes et une femme, les réalisateurs ont choisi de mettre en exergue ce caractère universel de la maltraitance relationnelle. Pour le positif : quelques superbes plans, une tension palpable et une absence d’explicitation bienvenu. Reste des dialogues, qui même s’ils sont très bien écrits, sont parfois théâtraux et peu pertinents.

Ce qui m’a donné envie de le voir : La bande annonce


6-Le Gangster, le flic et l’assassin – Lee Won-Tae

Film Coréen ultra violent, policier noir et thriller sur-vitaminé mené tambour battant, il met en scène trois personnalités d’une rare brutalité. Ce film a quelque chose de vraiment réjouissant avec ses scènes de bagarre de toute beauté. On se demandera toutefois pourquoi ils ont tous besoin de se chercher des noises à chaque minute et de se battre comme des chiffonniers mais le scénario fonctionne. Quand le flic et un parrain de la pègre s’allient pour trouver un tueur en série dans les rues de Séoul, ça donne un polar d’action jubilatoire, aux photographies sombres, à la mise en scène très précise et aux plans rythmés. A quelques scènes d’action et  chicaneries de trop près, c’est une réussite du genre.

Ce qui m’a donné envie de le voir : La bande annonce


5-Donnie Darko (director’s CUT) – Richard Kelly

Le film est sorti au début de l’année 2002, je me souviens de l’avoir offert en cadeau mais je ne l’avais jamais vu. Impossible pour moi de vous apporter un éclairage sur la plus-value de cette version restaurée et « Director’s cut ». Dans tous les cas j’ai été happée par l’histoire quasi mystique de cet adolescent mal dans sa peau de l’Iowa et qui semble développer de préoccupants symptômes de maladie mentale. Outre le lapin géant et  effrayant qui le visite régulièrement, il  semble savoir et sentir des événements que personne d’autre ne perçoit. Un film de haut niveau, inquiétant, maîtrisé, qui pose encore beaucoup de questions longtemps après l’avoir vu.

Ce qui m’a donné envie de le voir : l’envie d’une séance de rattrapage


4-Thalasso – Guillaume Nicloux

J’avais été émue par l’insolite Valley Of Love. Mais avant cela Guillaume Nicloux avait aussi tourné avec l’écrivain le fameux « L’enlèvement de Michel Houellebecq« . Dans Thalasso, il réunit l’écrivain et l’acteur dans une farce étonnante, comme un prolongement de ses précédentes oeuvres qui se répondent en écho dans celle-ci. Il est question, toujours en toile de fond, des questions de mort, d’au-delà, et de nos fantômes. Il y a quelque chose de très fragile dans les dialogues des deux comédiens principaux, des dialogues très souvent improvisés. Et que c’est drôle, léger, second degrés, quel recul ces deux-là ont sur eux … La mise en scène offre quelques beaux plans, mais la réalisation n’est pas ce que ce film a de mieux à offrir. Ce que j’ai le plus aimé, c’est la manière qu’a le réalisateur de saisir ses acteurs dans toutes leurs dimensions. Une petite pépite loufoque et pourtant très profonde.

Ce qui m’a donné envie de le voir : La bande annonce


3-La vie Scolaire – Grand corps malade et Mehdi Idir

J’avais vu son premier film, dont je n’avais pas écrit que du bien (Patients). Les deux réalisateurs nous reviennent avec un film situant son action dans un collège de ZEP. J’y allais car quelques scènes dans la bande annonce m’avaient bien plu, mais tout de même septique. J’en sortais conquise. La vie scolaire est un pari réussi cette fois, qui malgré quelques longueurs et vannes de trop, a su allier des plans de cinéma d’une grande maîtrise, comme ces scènes de fêtes inter-mêlées, ou celle où les gamins se retrouvent pour aller à l’école, à des sketchs très brillamment écrits et interprétés. Les jeunes acteurs amateurs sont pour la plupart absolument fabuleux, et les professionnels ne sont pas en reste. Pour terminer, ce film a du cœur et porte un message de confiance qui ne peut que réchauffer l’âme.

Ce qui m’a donné envie de le voir : La bande annonce


2-Once upon a time in Hollywood – Quentin Tarantino

Le Tarantino nouveau qui a fait du bruit à Cannes est arrivé. Léo et Brad tiennent le haut de l’affiche dans le Hollywood de la fin des années 60. Tarantino brosse le portrait du cinéma Américain d’une époque et pose l’éternelle question de la remise en question de l’acteur has been. Il offre également une vision de ce que le cinéma peut faire de la réalité en réinventant un fais divers sanglant : l’odieux assassinat de l’actrice Sharon Tate par les fidèles de la Manson Family. Pas mon préféré mais les 2h40 passent plutôt bien au long de plans très maîtrisés, réalisation, mise en scène, photographie. On y trouve toujours avec plaisir le suspens ironique propre au réalisateur. Sans compter les deux monstres sacrés du cinéma que sont Brad Pitt et Léonardo Di Caprio qui achèvent de rendre le moment plutôt jubilatoire.

Ce qui m’a donné envie de le voir : le nom du réalisateur


1-Perdrix – Erwan Le Duc

On tient le coup de cœur du mois. Un film léger, poétique, et romantique, absurde et burlesque, aux dialogues truculents comme je les aime. C’est l’histoire d’une rencontre un peu dingue, l’histoire d’une famille qui évolue de physionomie au fil du film. De jolies séquences au naturel charmant, des plans à la photographie ravissante, des personnages doucement névrosés et drôles, voilà qui nous fait passer un très joli moment. Swann Arlaud commence à prendre une place de choix dans mes acteurs favoris, il a vraiment un charme et un jeu singuliers. Mon seul bémol : une fin qui s’étire trop en longueur et j’ai trouvé certaines scènes « annexes » à l’histoire d’amour plus encombrantes qu’autre chose.

Ce qui m’a donné envie de voir le film : La bande annonce

Avez-vous vu certain de ces films ? Etes-vous en phase avec ce classement ? Lequel auriez-vous classé premier ? 

 

 

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8 réflexions sur “[Cinéma] Les films du mois d’août : le top mensuel

  1. matchingpoints dit :

    Nous n‘avons vu que le Tarantino – nous ne savons pas si c‘est son meilleur film, mais pour nous il a bien fonctionné ! Tant de références et d‘humour, et avec de tels acteurs…

  2. Pascale dit :

    J’en ai vu 7…
    J’ai aussi re re re vu Donnie Darko. Quel GRAND film !
    La vie scolaire ne me dit RIEN DU TOUT. Encore un film d’école avec des jeunes de banlieue.. la BA m’a suffi.
    Tu sais ce que je pense de Perdrix…
    Le gangster est d’un charisme fou.
    Je n’avais pas vu Comme des bêtes 1 et beaucoup aimé ce 2, vu en vacances avec mes petits. Je trouve qu’il vaut plus que la mignonnerie des bestioles.

    Je t’encourage à découvrir Jeanne et le garcon formidable de Ducastel et Martineau. Tu aimerais.

    Tarantino, Leo et Brad torse nu… du bonheur.

    • auroreinparis dit :

      Ravie de te revoir Pascale ! Merci pour ton message. La vie scolaire, j’avais un peu peur, mais je suis sortie super enthousiaste !
      Pour Comme des bêtes, j’ai vu mieux, mais c’est mimi comme tout, surement plus interessant d’y aller avec des enfants, tu peux leur expliquer plein de choses !
      Tiens à propos de Brad, tu vas voir ad astra ? Il est un peu torse poil aussi dedans ahaha ! 🙂
      Belle journée !!

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