[Cinéma] Havre de paix & Le daim

Affiche Un havre de paix

Un Havre de paix – Yona Rozenkier

Un havre de Paix est en réalité tout le contraire puisque l’action ne se situe pas du tout au Havre  (lol) mais dans un kibboutz au Nord d’Israël, et que nous sommes plutôt en temps de guerre, si je me fie aux régulières explosions et aux armes utilisées par les protagonistes. Un frère vivant à Tel Aviv revient pour l’enterrement de son père, décédé un an plus tôt mais qui avait légué son corps à la science et qui revient en morceaux. Alors que les deux autres se préparent à partir au Liban pour participer au conflit, le troisième semble revenir du front, secoué. Le réalisateur place son histoire dans le kibboutz de son enfance, et ses frères devant la caméra.

L’histoire reste suffisamment vague pour en devenir universelle, une histoire de famille, de traumatismes, de tout ce que l’on a tu, des émotions qui ne doivent pas sortir. Le réalisateur questionne au travers du conflit armé la masculinité de ses protagonistes. Ils se battent, leur parents leur ont toujours dit qu’un homme doit être courageux et se battre. Pourtant, le retour du dernier bouscule quelque peu ces croyances. Un film sensible, un trio d’acteurs particulièrement juste, même si j’avais oublié leur fraternité à la scène comme à la ville, et des questions existentielles sur fond de conflit complexe, Un havre de paix offre une palette d’émotions intenses, et avec intelligence, une  légère touche d’humour. 

Ce qui m’a donné envie de voir le film : L’affiche


Le daim – Quentin Dupieux

Quentin Dupieux est de ces cinéastes fantasques, qui livrent des productions surprenantes. Après avoir découvert steak la semaine dernière, mal aimé de la critique à sa sortie mais qui m’a ravie, je me rendais en salle avec enthousiasme découvrir Le daim. Le héros, George, incarné par un magistral Jean Dujardin, achète un blouson à franges 100% daim en passant par les petites annonces. Une caméra lui est gracieusement offerte avec son acquisition. De là naît une obsession étrange qui le mènera à des extrémités de violence.

Le réalisateur met le spectateur très mal à l’aise avec son héros égocentrique et névrosé. Peu de dialogues, beaucoup de plans fixes et longs, un humour aussi rare que glaçant et relativement noir, ce Dupieux ne me semble pas dans la lignée de sa filmographie. Film court d’1h17, il parait s’étirer, se traîner en longueur. Dujardin est irréprochable, taillé pour le rôle, mais la poisse dépressive qui se dégage de son personnage rend l’histoire plus réaliste que celle des autres créations du réalisateur, et l’on peut en sortir légèrement perplexe, du moins ce fut mon cas.

Ce qui m’a donné envie de voir le film : Le réalisateur

Avez-vous vu l’un de ces films ? Connaissez-vous la filmographie de Dupieux ?

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9 réflexions sur “[Cinéma] Havre de paix & Le daim

  1. Pascale dit :

    J’espère voir le premier.

    Le Daim est dérangeant mais offre un vrai plaisir de cinéphile.
    Dujardin est parfait et n’a pas été aussi bon depuis The artist, enfin débarrassé de tous ses tics.

    • auroreinparis dit :

      Dujardin est assez incroyable, j’en suis sortie en me disant qu’il était surement le plus grand acteur de notre decennie. Un Di Caprio Français quoi. Le Daim je ne sais, je suis perplexe !

      Très intéressant le 1er, je serais curieuse de savoir ce que tu en penses !

  2. Pascale dit :

    J’ai vu le Havre… Je n’ai pas accroché DU TOUT. Ils ne m’ont pas touchée ces garçons, je les ai trouvé trop bavards et pas bien malins.

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