Revue ciné : I am not a witch & Kedi

Quelque part en Afrique, une petite fille est convaincue de sorcellerie par les habitants d’un village. Celle-ci sera alors emmenée par un homme du gouvernement, pour être emprisonnée dans ce que l’on appelle un « camp de sorcières ». Ces endroits existent réellement en Afrique, mais I am not a witch n’a pas la volonté de peindre la réalité sordide de ces camps effroyables telle qu’elle est. Il s’agit d’une fable. D’une beauté onirique. Qu’il s’agisse de la lumière, des plans, ou de la mise en scène, ce film singulier fait preuve à la fois d’une belle maîtrise formelle mais aussi de poésie. 

A la fois tragique et drôle, l’histoire ne demande pas à représenter le réel, mais comme dans toute fable, vous y trouverez messages et morale. Un conte au fil des croyances Africaines, porté par d’extraordinaires comédiens. Le portrait sans concession d’une Afrique contemporaine empêtrée dans ses superstitions, portrait également de femmes enchaînées, et d’une certaine idée de la sécurité contre celle de la liberté.  Une satire en douceur, pleine de couleurs, et de drames colorisés, de poésie, de joliesses.  

Ces chats partout, ça me rappelle mes vacances dans les Cyclades, j’avais envie de voir ce documentaire, suivre ces chats et découvrir la capitale Turque, Istanbul. Le joli documentaire de Ceyda Torun nous fait suivre plus particulièrement sept chats, mais aussi ceux qui s’en occupent. C’est une jolie histoire d’amour et de respect entre ces animaux sans domicile fixe, et ces hommes qui les caressent et les nourrissent. A de sublimes plans sur la ville, les minois de chatons adorables succèdent. Beaucoup de beauté dans ce documentaire.

Des milliers de chats vagabondent dans la ville, et c’est à hauteur de matous que l’on se ballade, rencontrant divers intervenants qui racontent leur attachement, et la manière dont ces animaux les apaisent. Ce documentaire a quelque chose de lumineux, de joli, de spirituel et de sincère. Toutefois, malgré ces propos en creux, véritablement intéressants, et ces bouilles de chats à croquer, le documentaire semble toutefois relativement long. Reste de belles images et d’encore plus belles réflexions sur le rapport de l’homme à l’animal et au divin. 

Et vous, qu’avez-vous prévu d’aller voir au cinéma ce weekend ? 

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4 réflexions sur “Revue ciné : I am not a witch & Kedi

  1. pascale265 dit :

    J’ai souffert le martyre en voyant la BA annonce au point d’aller aux toilettes une autre fois où elle démarrait… je ne supporte pas de voir ce qu’on faut subir aux enfants de par ke monde. La witch sera fonc sans moi.

    Quant à voir des chats mignons déambuler dans Istanbul… pas sûre non plus de le voir…

    P.S : les préparatifs doivent toucher à leur fin. N’oublie pas ta brosse à dents 🙂
    T’es notes cinéma simples et claires vont me manquer.

    • auroreinparis dit :

      Oh pour The Witch c’est très triste, mais c’est aussi traité avec de l’humour, c’est comico-tragique. Enfin, je sais pas, il a quelque chose mais ne m’a pas émue aux larmes quoi.
      Oh les chats mignons ce n’est pas tout le film, il y a de très belles réflexions aussi ( la vie, la mort, etc …)

      Oui on est sur le départ là ( J-2 !!) et il restera encore un article TOP 2017 puis AuroreInParis entrera en sommeil, il a besoin de repos ! Mais il reviendra !!!

      Je te souhaite de très belles fêtes de fin d’année et ravie d’avoir échangé avec toi au long de cette année !

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