Au ciné : War dogs & Comancheria

1War dogs – Todd Phillips:  David masse de riches personnes à Los Angeles, mais ça ne lui rapporte pas grand chose. Alors il investit toutes ses économies dans l’achat de draps qu’il espère vendre aux maisons de retraite. Et il vit avec une adorable jeune femme, qui lui annoncera que la famille va s’agrandir. Bientôt un ancien ami d’école à l’influence si mauvaise que leurs parents les avaient séparés, revient en ville. Il est négociant en armes et va proposer un partenariat au jeune homme. C’est ainsi que deux jeunes hommes d’une vingtaine d’année vont signer un énorme marché de vente avec l’armée US. Tiré de faits réels.

On passe un excellent moment avec un duo de comédiens parfaits pour leurs rôles (Miles Teller et Jonah Hill). A l’américaine, cette presque success story, alterne les séquences totalement bling bling à la bande son délirante, avec quelques scènes d’explications d’un système méconnu de vente de matériel militaire au gouvernement Américain. En plein cœur de la guerre en Irak, entre questions morales et comédie, War Dogs remplit son rôle de divertissement mais se contente d’effleurer les questions importantes. En bref, c’est drôle, bien joué, et énergique, mais il ne faut pas venir chercher là un biopic vraiment sérieux. 

1Comancheria – David Mackenzie : Après la mort de leur mère, deux frères se lancent dans le braquage de banque, plus précisément dans le braquage de la banque qui menace de saisir leur ranch. L’aventure laissera quelques séquelles sur le passage de ces ranchers dont la combine est à la fois très intelligente et particulièrement risquée. A la fois film de braquage, western dynamique, et conte résolument moderne, Comancheria met en exergue une société dans laquelle l’humain est relégué au second plan face à un capitalisme arrogant.

Les deux braqueurs sont un peu des robins des bois, volant aux riches pour donner à eux-même. Dans la poussière du désert, sous le soleil de plomb, David Mackenzie signe une réalisation tonique, sans temps mort, ne laissant pas une seconde au spectateur pour s’ennuyer. Entre le duo Ben Foster et Chris Pine, les voleurs, et Jeff Bridges, le shérif, le casting fonctionne à merveille. Ce mélange de plusieurs genres, mêlant humour et humeur, avec pour toile de fond un Texas exotique et dévasté, est efficacement mis en scène et en lumière. Une réussite !

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6 réflexions sur “Au ciné : War dogs & Comancheria

  1. Dionysos dit :

    J’avais peur que War Dogs parte dans le potache luxueux, mais comme tu le dis, cela divertit efficacement. Les premières secondes donnent le ton sur le cynisme des vendeurs d’armes (dont la France fait largement partie) et même si on aurait pu attendre quelque chose d’encore plus polémique, c’est un bon film.

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