Au ciné : La relève & Infiltrator

1La relève, histoire d’une création – Thierry Demaizière, Alban Teurlai : Envie de légèreté, de musique, de danse, et de grâce ? Ce documentaire est fait pour vous. La relève relatele marathon de Benjamin Millepied, directeur de la danse auprès de la maison Garnier durant une éphémère période, pour mettre sur pied son gala d’ouverture de la saison. C’est avec une bonne humeur bienveillante et un pep’s d’enfer que l’on voit ce fabuleux danseur dessiner et faire prendre vie à son ballet (Clear, Loud, Bright, Forward), au travers de seize danseurs du corps de ballet de l’Opéra Garnier. Novateur, soucieux de ses danseurs et de leur bien être, on le voit jeter un énorme pavé dans la mare de cette trop sclérosée institution.

L’histoire retiendra, de son bref passage, un amour inconditionnel de la musique et de la danse, et des danseurs. Le documentaire rend hommage à un artiste complet et humaniste, profondément conscient, avec beaucoup d’humour et de sensibilité.  Magnifique objet cinématographie, dont la photographie rend grâce à ces corps au travail, il est aussi un manifeste contre un système cruel et archaïque. Infiltré au cœur de la création, le spectateur se trouve au cœur d’une ballade sensorielle éblouissante. Un documentaire réjouissant, chaleureux, gracieux et énergique, à l’image de Benjamin Millepied.

1Infiltrator- Brad Furman : L’action se déroule en 1985, alors que les cartels de la drogue de Medellín exportent aux Etats Unis toute la production qu’il leur est possible d’exporter et que les flics US ne savent plus où donner de la tête. C’est alors que deux policiers s’infiltrent dans le réseau de Pablo Escobar, gagnant petit à petit la confiance de toute la chaîne de malfrats pour mieux détruire l’organisation. Infiltrator propose une belle brochette d’acteurs, un rythme soutenu, des décors et des costumes d’époque très réalistes. Si l’enchaînement des scènes ne propose pas toutes les informations et entraîne quelques invraisemblances,le spectateur est happé par les personnages, grâce à une direction d’acteurs impeccables.

Scénario malin  et réalisation classique, voici ce que propose Infiltrator. C’est propre et efficace, avec les doses nécessaires de suspens, de glamour et d’humour.  Bémols toutefois, car si Bryan Cranston est bon, je n’ai pas pu m’empêcher d’y voir le personnage de Breaking Bad. Enfin, la qualité de ce film est aussi son défaut puisque le classicisme de la réalisation lui donne un caractère impersonnel, illustrant des faits plutôt que de nous les faire vivre. A voir pour le divertissement.

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5 réflexions sur “Au ciné : La relève & Infiltrator

  1. DeuxAimes dit :

    Hello ! A peine les vacances finies, je me remets à la rentrée petit à petit et ça fait bien longtemps que je n’ai mis les pieds au ciné…. Ces deux films me tentent énormément !! En particulier le documentaire sur B. Millepied car j’aime énormément l’image que dégage cet homme ainsi que son parcours. Merci pour cette revue, je sens que je vais vite faire mon retour au cinéma !! haha
    Bise, à Bientôt
    Marine (DeuxAimes)

  2. dasola dit :

    Bonsoir Aurore, j’ai aimé Infiltrator pour les acteurs. C’est parfois très violent mais le sujet s’y prête. Je ne connaissais pas du tout cette histoire vraie. Le personnage a un côté un peu inconscient. Il faut oser. Bonne soirée.

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