Au ciné: Le garçon et la bête & Legend

1Le garçon et la bête Mamoru Hosoda : Si ce film d’animation ne faisait pas partie de mes priorités, je me l’étais réservé pour plus tard tant l’image et l’onirisme de l’histoire me paraissaient beaux. Ren est un petit garçon plein de haine et de rancœur envers son père, qui, séparé de sa mère en a confié la garde à de la famille éloignée. Il fugue et se retrouve dans un monde étrange peuplé d’animaux, et deviendra le disciple d’un Maitre particulièrement soupe au lait. L’objectif de celui-ci est de battre son concurrent pour devenir le seigneur.

Ce film n’est vraiment pas ordinaire, il a des traits communs avec les Miyazaki, pour la féerie, les métaphores et les messages oniriques. L’image est superbe, et tout au long du film se succèdent des séquences très drôles, et d’autres émouvantes. J’en garde le souvenir d’une certaine perfection, même si je ne me suis pas réellement attachée aux personnages, et si j’ai trouvé qu’il manquait un peu de simplicité et de modestie à cette histoire. Un peu fade, lançant des pistes qu’il n’explore pas, « Le garçon et la bête » semble destiné à un large public, et devient de plus en plus conventionnel au fur et à mesure du récit. A voir pour la beauté des images, plus que pour la qualité du scénario.

1Legend –  Brian Helgeland : Un film de ganster so british ? C’était pour moi ! Legend raconte l’histoire de frères jumeaux, caïds de la pègre britannique, sévissant dans l’East End. Et c’est narrée par la femme de Reggie, que l’on apprend la vie de ces frères jumeaux interprétés par un seul et même comédien, Tom Hardy. Passant du schizophrène au séducteur, Tom Hardy impressionne dans l’interprétation de deux personnalités complexes et antinomiques.

Passé cet exploit de comédien, le scénario qui réjouit les vingt premières minutes s’essouffle très rapidement. Manque de peps’, manque de ryhtme, personnages secondaires insipides, Legend a tout du film bancal et ressemble à un rendez-vous manqué. Si les frères Kay étaient sans doute une légende, si Tom Hardy réalise un tour de force, notamment dans les scènes où éclate la schizophrénie de Ronnie, il reste une certaine déception lorsque les lumières se rallument.

Et vous, quels sont les films que vous irez voir ce weekend ?

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