Début d’année 2016 au ciné: Argentina et La vie très privée de Monsieur Sim

1Argentina de Carlos Saura : Découverte assez surprenante, Argentina est un documentaire musical qui vous emmènera aux confins de l’Argentine, sur des airs de Zamba, ou encore de Chacarera. C’est un vrai voyage des sens dans un univers musical très marqué, et très varié, aux longs chants mélancoliques puis aux accents colorés et très rythmés. Les tableaux s’enchaînent, certains endiablés, certains très mélancoliques, quelques hommages aux grands chanteurs Argentins jalonnent le film. Si je n’ai pas été sensible à toutes les séquences, question de sensibilité musicale, sans doute, j’ai trouvé ce film détonnant et enrichissant.

De la pampa aux Andes, des Indiens aux Gauchos jusqu’aux grandes villes, c’est toute l’histoire et le patrimoine de l’Argentine qui s’explore par l’oreille. Il m’en reste un très bon souvenir de couleurs chaudes, de mélodies même si toutes ne m’ont pas semblé réjouissantes ! Il y aussi de beaux moments d’émotion qui raviront les amateurs de musique latine Américaine, et qui séduira aussi les autres. Il reste qu’il n’y a pas réellement de film narratif, n’allez pas chercher un scénario là où il n’y en a aucun !

1La vie très privée de Monsieur Sim – Michel Leclerc : Le pauvre Monsieur Sim parle beaucoup, mais il est en pleine dépression. Sa femme l’a quitté, et il l’espionne sur un réseau social féminin, en se faisant passer pour une femme avec qui elle converse. Heureusement, il croise Poppy dans un aéroport, qui lui présente sa mère, et aussi son oncle. Un oncle bienveillant parfaitement incollable sur le sujet d’un navigateur qui, perdu en mer, avait abandonné le bateau et était devenu fou. Un jour on propose à Monsieur Sim de vendre des brosses à dents révolutionnaires, et il part sur les routes, d’aucuns diraient les routes de son passé.

Jean Pierre Bacri est parfait dans le personnage de Monsieur Sim, un peu grisâtre, un peu gênant, un peu attachant aussi. Le scénario longuet fait perdre du temps à son personnage principal, et l’on peine à entrer dans le sujet. Pourtant un casting sans faute, et de jolis moments de comédie font de ce road-movie mélancolique un moment émouvant. Bien ficelé, sous-tendu par une métaphore intelligente, La vie très privée de Monsieur Sim mérite le coup d’œil malgré quelques baisses de régime.

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