Un pigeon perché sur une branche, philosophait sur l’existence – Roy Anderson

5Difficile de trouver un cinéma ayant ce fameux film au nom à rallonge dans sa programmation. Je le trouvais pourtant à l’affiche du MK2 Beaubourg, et prenait un ticket pour « Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence« . Ayant vu la bande annonce, je savais que le film serait un ovni, et je ne me trompais pas de beaucoup, il est simplement encore plus étrange que prévu. Le film se constitue d’une succession de saynètes au cours desquelles on retrouve les personnages déjà vus. Si vous vous rendez à une séance d' »Un pigeon … » assurez vous de n’avoir pas un petit creux ni une trop grande envie de dormir.

Car c’est lent. D’une lenteur à rendre jaloux un escargot. C’est lent, et tout en plan fixe. N’allez pas croire que je n’ai pas aimé, non. Je n’ai pas tout aimé mais certaines séquences sont orgasmiques, d’une absurdité confinant au génie, pleines de trouvailles et d’une créativité folle. Il manque simplement un vrai rythme pour que ce film ne souffre pas de ses lenteurs. Ce qui en revanche remarquable c’est l’univers crée, cet univers blafard, livide, ces personnages blancs comme des linges, un univers qui ne ressemble à rien de vraiment connu, portant le sceau du réalisateur. Une manière de relever les travers d’une humanité déprimée.

Image sublime, idées géniales dans certaines saynètes, réalisation léchée et réfléchie, peu commune, on ne peut nier de grande qualité à cet ovni. Ce qui est dommage c’est que si la lenteur est un trait de caractère du film, son côté longuet impatiente parfois le spectateur. Si certaines séquences sont géniales, l’ensemble est trop inégal et l’humour noir du début se délite. A tout cela s’ajoute un côté un peu pompeux parfois désagréable. Je suis sortie mitigée de la séance de cinéma, pensant que certaines scènes auraient mérité de ne pas être tournées pour rendre le film sinon plus dynamique, au moins moins long.

« Le pigeon perché sur une branche » alterne entre scènes géniales et moments d’ennui profond, ce qui me rend assez perplexe sur l’objectif poursuivi par le réalisateur.

En avez-vous entendu parler ? L’avez-vous vu ? 

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6 réflexions sur “Un pigeon perché sur une branche, philosophait sur l’existence – Roy Anderson

  1. tinalakiller dit :

    Je me doutais que ce film serait lent… Pour cela que je ne suis pas allée le voir pour l’instant (et j’avoue ne pas être décidée, je préfère limite le regarder chez moi).

  2. filou49 dit :

    ah ca c’était pas faute de t’avoir prévenue :o) la lenteur chez ce cinéaste est une seconde nature et personnellement il sait effectivement filmer et maitriser son cadrage mais en même temps cette facon là de filmer a tendance à me rebuter totalement… donc tu comprends pourquoi malgré son prix à Venise peu de cinéma l’ont passé ce film? :o) cela dit à Lyon paradoxalement j’ai pas mal de cinéma de quartier qui le passe damned :o)

    • auroreinparis dit :

      Je suis quand même contente de l’avoir vu car il y a de véritables bijoux, des scènes fabuleuses, et finalement c’est ce que je retiendrai plutôt que les scènes d’ennui mortel ! Il faut juste s’y attendre, et apprécier les saynètes originales !
      Bonne journée Filou !

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