My old lady – Israel Horowitz

5La bande annonce ne m’avait pas spécialement attirée mais parmi les autres films à voir au même moment, celui-ci m’attirait plus que les autres. « My old lady » déroule son action en plein cœur de Paris, précisément dans le Marais. Un New Yorkais y débarque un beau matin afin de visiter la sublime maison que lui a légué son père à sa mort, un appartement grandiose d’environ 400 m² avec jardin en plein coeur de la capitale Française. Cependant, ce qu’il y découvre signera une période de découvertes scabreuses ruinant ses espoirs de vie meilleure. Dans cet appartement vit Mathilde, une vieille dame anglaise à qui le père de Mathias avait acheté l’appartement en viager quarante ans plus tôt.

Il n’est pas au bout de ses peines. Se comprenant ruiné, il s’installe entre les murs bien décidé à rapidement se débarrasser du piège qui vient de se refermer sur lui. Mais comme nous sommes dans Paris, la capitale du vin et du romantisme, il ne pouvait pas ne pas y avoir d’histoire d’amour. C’est toujours un bonheur de retrouver les clichés romantiques, les vues sur Notre dame, les quais, une ville faite pour la caméra. « My old lady » commence très bien, les dialogues entre la vieille dame interprétée brillamment par Maggie Smith  et le New Yorkais (Kevin Kline) découvrent l’intrigue par bribe, subtilement. Le jeu des comédiens tient en alerte, fait sourire le spectateur, émeut, et intrigue.

Puis vient le moment où le personnage principal s’enfonce dans sa tristesse, se remet à boire, tout en s’enfonçant dans les révélations nuisibles le renvoyant aux douleurs de son enfance. A partir de ce moment, le jeu de Kévin Kline devient plus étouffant, plus répétitif, presque un peu lourd. Le film est une adaptation par Israël Horovitz de sa propre pièce de théâtre. Si les clichés sont charmants dans la première moitié du film, ils deviennent fatigants dans le seconde. Sur scène ces effets larmoyants doivent mieux passer que sur grand écran. Ce qui m’avait charmé au démarrage disparaît dans la seconde partie, où l’on ne trouve plus trace de la moindre légèreté et d’humour, où l’intrigue se résume, entre deux larmes, à savoir si les deux protagonistes peuvent ou non coucher ensemble.

Malgré la présence de deux actrices chevronnées et magnifiques, le film emmène le spectateur dans une larmoyante comédie sentimentale où le temps finit par paraître bien long.

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8 réflexions sur “My old lady – Israel Horowitz

  1. Anita dit :

    Un peu long dans la seconde moitié en effet, mais c’est une pièce de théâtre.
    Je me suis laissée allée au plaisir d’entendre de l’anglais.

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