Noel au ciné : Le temps des aveux – Régis Warnier

014962.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxSeul film à l’affiche que je n’ai pas encore vu et qui correspondait à mes horaires, Le temps des aveux me faisait craindre le pire. Raphael Personnaz est un comédien très agréable à l’œil, que j’aime retrouver dans des comédies légères, mais dans un film plus dramatique, je n’étais pas certaine du choix du casting. C’est l’histoire de François Bizot, un chercheur Français parti au Cambodge à l’âge de 24 ans, il s’y marie et y travaille, malgré les troubles et la guerre qui y éclatent. Un jour de 1971, alors qu’il revient d’une visite de monastère, lui et ses collaborateurs sont arrêtés par les Khmers rouges.

Nous connaissons tous, au moins de loin, l’histoire du Cambodge sous le régime des Khmer rouges, révolution rouge qui fut un régime extrêmement violent, de torture et de répression sous couvert de libération du peuple du joug de la religion. Le Français est incarcéré dans l’un de leur camp, et sera libéré grâce au truchement de leur chef Douch. Par quoi commencer ? Les moments les plus intéressants sont les moments de narration, ces quelques lignes qui nous situent le contexte historique. Le pire problème du film? Le casting. Raphael Personnaz n’est pas crédible dans le rôle de François Bizot, il joue avec conviction, on en doute pas, mais tout cela sonne faux. Cependant il n’est pas le seul à ne pas parvenir à faire passer d’émotion, à contribuer à faire de ce film une fresque historique ratée.

En effet, le chef Khmer n’est convaincant à aucun moment. Le seul à s’en tirer, comme à son habitude d’ailleurs c’est Olivier Gourmet, qui dispose malheureusement d’un petit rôle. Ensuite, si l’image apparaît belle et soignée, la réalisation classique, sobre mais efficace, le fond du sujet semble assez faiblement traité, laissant le spectateur sur sa faim. Il y a un manque cruel d’intensité, les Khmers m’ont paru presque sympas ! Le drame d’une époque cruelle devient mélodrame sans grande émotion. A ne pas vouloir montrer la violence, Régis Warnier a produit un film lisse et illustratif. 

Je m’attendais, après visionnage de la bande annonce et au vu du casting, à un film assez neutre et c’est, malheureusement, exactement ce que j’ai vu ! Les sorties du mercredi 24 décembre sont plus exaltantes, retrouvez donc « Le temps des aveux » en DVD.

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2 réflexions sur “Noel au ciné : Le temps des aveux – Régis Warnier

  1. matchingpoints dit :

    Pourtant, le film nous intéressait au départ parce que l’hiver dernier nous avons fait un voyage au Cambodge justement et nous en avions d’ailleurs fait plusieurs posts sur notre blog. Dommage…

    • auroreinparis dit :

      L’histoire de ce pays est fascinante, j’aimerais beaucoup y faire un voyage également, mais le film ne me semble pas réussi. Pourtant les critiques ne sont pas catastrophiques ( pas terribles non plus en même temps ..)

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