[Cinéma] Heureux comme Lazzaro & Samouni Road

Heureux comme Lazzaro – Alice Rohrwacher

Dans un tout petit hameau Italien, l’Inviolata, au cœur de l’Italie agricole, 54 âmes travaillent en servitude pour une marquise affectueusement surnommée « La vipère ». Ce petit monde vit chichement, comme à une autre époque. Personne ne s’en va jamais de ce petit bout de terrain, jamais sans l’autorisation de la marquise Alfonsina de Luna. Et dans cette petite troupe d’âmes, vit Lazzaro. Un jeune homme d’une gentillesse sans borne, exploité sans vergogne par la communauté. Je ne suis pas sure d’avoir saisi le sens profond de ce film.

Peut-être l’idée est-elle de présenter les différents visages de l’exploitation. L’exploitation de l’homme par l’homme,  et l’exploitation de l’homme par ces monstres sans face que sont le capitalisme, la société de consommation, l’industrialisation outrancière, la finance … Le personnage de Lazzaro est d’une douceur et d’un caractère particulièrement solaire, le casting est réussi pour tous les personnages, très attachants. J’ai aimé la grande majorité du film, acceptant le côté fantastique et métaphorique de cette fable politique. En revanche, il n’y a avait pas besoin que cela dure 2h07, les longueurs m’ont faite décrocher.

Ce qui m’a donné envie de voir  ce film : Rien, c’est mon conjoint qui m’y a contrainte !


Samouni Road – Stefano Savona

Quittons le soleil d’Italie pour celui de la bande de Gaza. Samouni Road raconte une attaque Israélienne, une opération nommée « Plomb durci » ayant eu lieu en 2009 dans un village d’agriculteurs. 29 membres de la famille Samouni ont été tués dans cette attaque sordide et incompréhensible. Au travers d’images tournées un an après, et d’une reconstitution du drame en images animées, le réalisateur retransmet toute l’absurdité d’une attaque contre des civils. Je ne connais pas les tenants et aboutissants, mais le documentaire éclaire sur les circonstances du drame, la récupération politique, et la difficile reconstruction dans une époque d’embargo et de blocus.

Ce documentaire m’a bouleversée. J’avais un peu de mal avec les images d’animation mais malgré tout, elles suffisent à retranscrire, avec énormément de pudeur, ce qui est arrivé ce jour là. La caméra de Stefano Savona filme le témoignage des survivants, qui font montre d’une réserve et d’une humilité incroyable. Ils ont tout perdu, des membres de leur familles, leurs maison, leurs oliviers … Ils doivent tout reconstruire et sont en colère. Mais une c’est l‘extraordinaire résilience qui saute aux yeux et force l’admiration.  C’est une leçon de courage et de vie.

Ce qui m’a donné envie de voir  ce film : L’affiche sur Allociné

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2 réflexions sur “[Cinéma] Heureux comme Lazzaro & Samouni Road

  1. matchingpoints dit :

    Morale de l’histoire : ne jamais subir la contrainte du conjoint… 😉
    Blague à part, c’est apparemment très tendance de rallonger la durée du film. Il y a des fois où cela apporte quelque chose, ou c’est nécessaire, mais combien de fois nous avions du mal à résister. Du coup, pour ce film, ce sera non !
    Pour le documentaire, ce sont les images d’animation qui nous font hésiter. Mais pourquoi pas…

    • auroreinparis dit :

      Disons que j’ai beaucoup aimé Lazzaro et puis ce sont les longueurs qui m’ont fait revoir mon jugement final car je m’ennuyais et que j’avais faim hihih
      Le second est bouleversant. Mais il est long aussi ! Belle journée 😉

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