The OA, de Zal Batmanglij & Brit Marling

Prairie Johnson est miraculeusement reparue après avoir disparu 7 ans plus tôt. Sa famille est clairement très contente de la revoir, mais aussi particulièrement surprise, puisque la jeune aveugle voit de nouveau, qu’elle porte des cicatrices inquiétantes, et refuse de parler de sa détention. Mais Prairie, qui est une personne très spéciale, trouve cinq personnes, plus réceptives que les autres,  pour l’écouter et la soutenir dans son projet complètement dingue. C’est un peu surnaturel, un peu mystique, un peu spirituel. 

Il est compliqué d’écrire un article sur la saison 1 de cette série, qui m’a plu et déplu dans le même temps. Le matériel de base, à savoir la question de la vie après la mort est éminemment passionnante, et à titre personnel, j’aime à m’interroger sur ce qu’il se passe aux frontières de notre monde matériel, et bien au delà.  Hélas, la série en elle-même ne fut pas tout à fait à la hauteur de mes espérances.

Un sujet passionnant & un traitement original

Les expériences de mort imminentes, la vie après la mort, ce sujet passionne et en fait un matériel de base éminemment fort. Le risque avec cette idée de départ est de s’épuiser très rapidement. Fort heureusement, les scénaristes ont su lier à cette question humaine, une question de survie et de captivité qui donne un véritable thriller spirituel. Tout le récit se fait au travers de l’héroïne, qui raconte à un petit groupe ce qui lui est arrivé, dans le but qu’ils l’aident à sauver un certain Homer ( c’est peut être flou mais je souhaite éviter de vous spoiler), il n’y a donc rien de tangible et de certain. Elle raconte, se livre, et se délivre comme elle le peut.

Une HÉROÏNE trop lisse

J’ai eu beaucoup de mal à croire à cette Prairie Johnson, hélas car elle m’a semblé lisse. Elle agace parfois plus qu’elle n’attache le spectateur. Cette fille a vécu, d’après ce qu’elle raconte, des expériences de mort imminentes  répétées, et malgré cela, il n’émane rien d’elle, aucun magnétisme, aucun charisme, elle n’est pas spécialement paisible. Ce n’est pas ainsi que j’imagine une personne qui aurait cette connaissance de la vie éternelle. Mais cet avis est clairement personnel.

Une fin de saison confuse

Après un démarrage fascinant, des questions posées particulièrement saisissantes, la série s’essouffle, avec des épisodes bancales, dont les arcs narratifs se heurtent les uns aux autres sans faire avancer réellement le cœur du mystère. La fin est particulièrement emblématique de cette confusion qui voudrait semer le doute de son spectateur et l’amener, j’imagine, à visionner la saison 2.

Vous l’aurez compris, je suis partagée par The OA, car j’en ai aimé le thème, le fait de mêler cette interrogation mystique à un thriller mais le thème s’essouffle, et l’héroïne me parait trop lisse pour réellement captiver et nous attacher à sa cause. Toutefois, par curiosité et pour lui donner sa chance car elle a toutefois des qualités, je regarderai sans doute la prochaine saison.

Nombre de saisons : 1

Avez-vous visionné The OA ? Qu’en avez-vous pensé ? Quelle série regardez-vous en ce moment ?

 

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4 réflexions sur “The OA, de Zal Batmanglij & Brit Marling

  1. Yuko dit :

    Voilà bien une série qui a suscité plus d’énervement qu’autre chose en moi… Même si le parti pris est initialement audacieux, je trouve que le réalisateur ne sait pas trop quoi faire de son idée et finit par nous perdre complètement… A vrai dire, je ne la conseillerai pas et pour ma part vais m’arrêter là… bonne journée à toi !

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