Revue ciné : La folle histoire de Max et Léon & Mademoiselle

1La folle histoire de Max et Léon  – Jonathan Barré : Vous connaissez le duo comique du Palmashow ? Et bien David Marsais et Grégoire Ludig délaissent pour un instant le format sketch pour s’aventurer dans le long métrage. A tout le moins, le parcours de Max et Léon est original. Sise en 1943, l’histoire démarre dans un troquet de la ville de Mâcon, lorsque les deux énergumènes débarquent en tenue de nazis devant quelques habitués de leur connaissance interloqués. Avant de leur fracasser le nez, ils tiennent à entendre leur justification pour cet accoutrement.

Si ce n’est quelque moment de flottement et des longueurs évitables, le duo réussit à tenir sur la longueur grâce à des idées farfelues et amusantes, et de très bonnes vannes. Pour autant, on ne se bidonne pas tout le long du film, l’humour souvent absurde pousse parfois jusqu’au cynisme, avec toutefois cette bienveillance amenée par l’ensemble des comédiens. Un sympathique divertissement, doté de moments hilarants : cette folle histoire se regarde avec plaisir.  

1Mademoiselle – Park Chan-Wook : Le réalisateur de Old Boy nous revient avec une grande histoire d’amour et de manipulation sise dans les années 30 en Corée. Sookee, fille de voleuse se retrouve au service d’une demoiselle richissime et ingénue, de laquelle elle devra gagner la confiance tout en la faisant tomber dans la piège du mariage avec un faux compte mais vrai escroc. Cependant, rien n’est aussi limpide dans ce jeu, et le gagnant n’est pas désigné d’avance.  Noir, glauque et pourtant très beau, ce « Mademoiselle » déshabille un scénario aussi habile que sensuel jusqu’à découvrir une magnifique histoire d’amour.

Vous y trouverez un soupçon de violence et une pincée de sexe, des personnages barrés et inquiétants, mais aussi et surtout une cuillerée d’humour arrosée d’amour. Mon tout réalisé au cordeau, doté d’une magnifique photographie. Truffé de rebondissements subtils, parfaitement monté et réfléchi, il ne lasse pas un instant le spectateur malgré ses 2h25.  Élégant, maîtrisé, cruel mais néanmoins drôle, ce « Mademoiselle » oscille entre un  thriller intense, un pamphlet féministe et  un jubilatoire et esthétique mélodrame.  Recommandé !

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