Dark places – Gilles Paquet-Brenner

1Un peu en retard sur ce coup là, et après avoir hésité avant de me lancer, je me décidai à aller voir ce Dark places adapté d’un roman de l’auteur de Gone girl, récent grand succès au cinéma. Autant le dire tout de suite, la réalisation de Gilles Paquet-Brenner ne vaut pas celle de David Fincher, et la tension psychologique de cette histoire est loin d’être aussi palpable et prenante. Libby a connu l’horreur étant gamine, une partie de sa famille a péri assassinée, et c’est son frère qui purge une peine de prison depuis 28 ans pour payer le crime commis. Cependant, un groupe d’enquêteurs amateurs appelé le Kill Club convainc Libby de se replonger dans l’enquête pour faire triompher la vérité.

Une enquête se met en marche, 28 ans après les meurtres. La jeune femme n’a jamais réussi à mettre la tête hors de l’eau et à vivre. Ayant publié un livre de son histoire, elle a vécu des dons reçus, mais aujourd’hui, elle se retrouve au pied du mur. L’idée de départ est bonne, et je serais curieuse de lire le roman, cependant, ce thriller peine à décoller, et commence à ennuyer dès la moitié. La mise en scène manque d’un vrai rythme, et je l’ai trouvé parfois complètement invraisemblable et tiré par les cheveux. Il me semble que le puzzle s’assemble sans trop savoir comment, un peu au hasard, et la découverte des coupables ne surprend pas après s’être lassé d’une intrigue un peu trop alambiquée.

Souvent bluffée par Charlize Theron, j’ai été légèrement déçue cette fois-ci. En effet, je l’ai trouvée mono expression, sans grande nuance, jouant sur une palette d’émotions extrêmement restreinte. Aucun des personnages ne provoque d’attachement particulier, et si ce thriller ne fonctionne pas si bien, c’est qu’il manque de finesse et de simplicité, d’une véritable empreinte mais aussi de crédibilité. Certaines scènes sont bruyantes mais inutiles, n’apportant rien à l’histoire, jusqu’à une fin où les cartes s’abattent dans la plus parfaite indifférence, le suspens s’étant évaporé le long d’une mise en scène plan-plan. Dommage pour le frenchy qui ne souffre pas la comparaison avec l’autre réalisateur ayant adapté Gillian Flynn.

Pour résumer, Dark places n’est pas le thriller le plus efficace jamais vu, d’autres films méritent peut-être plus le détour.

Et vous, avez-vous lu les romans de Gillian Flynn ?

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15 réflexions sur “Dark places – Gilles Paquet-Brenner

  1. tinalakiller dit :

    Moi aussi j’ai été très déçue par ce film, même si je savais qu’il n’égalera pas un Gone Girl. Le film aurait pu être bien mais la mise en scène est mal foutue, le scénario bof, comme tu dis c’est un peu tiré par les cheveux et c’est même assez prévisible. Je n’ai pas trouvé Theron mauvaise mais c’est plus son personnage qui m’a agacée. Heureusement qu’il y a Christina Hendricks…

    • auroreinparis dit :

      Elle ne sauve pas le film à elle seule.
      Moi j’ai du mal ac la gamine dont j’ai oublié le nom et que j’ai la flemme de chercher, qui joue tjs l’ado paumée et méchante, elle me saoule !!!
      Bref ce film ne nous marquera pas, passons à la suite !

  2. kheiraupperassemblyroom dit :

    J’ai lu Les apparences après avoir adoré Gone Girl. Le roman est vraiment très réussi, la psychologie de couple est très creusée. Je me suis donc laissée tentée par Dark Places (film) et comme toi j’ai trouvé que la réalisation était digne d’une série B, c’est dommage…

  3. Isa dit :

    Jamais lu d’articles de cet auteur et je n’irais probablement pas voir le film, les critiques étant plutôt mauvaises …

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