The judge – David Dobkin

photo 2 (1) - CopieJe n’avais pas vu la bande annonce, mais les affiches m’ont convaincue d’aller le voir, en partie grâce à Robert Downey Jr que j’affectionne. Certes, on a toujours un peu l’impression qu’il joue le même rôle, le connard au grand cœur, mais je trouve que ça lui va très bien, et je ne m’en lasse pas. Je n’avais aucune idée du synopsis, je craignais quelque peu la longueur du film, mais qu’importe, je franchissais les portes du cinéma avec allégresse. Et je suis sure que vous êtes ravie de connaitre mon état d’esprit mais revenons à notre film : Hank Palmer avocat, père de famille et époux en plein divorce est rappelé dans l’Indiana par la mort de sa mère.

Dans ce trou paumé de l’Amérique, qu’il a quitté sans se retourner, il va renouer avec son passé, revenir dans un foyer où il pense n’avoir jamais vraiment eu sa place, et ce père qui était si dur avec lui … Monsieur le Juge. Monsieur le juge, cet homme austère, aimé autant que détesté, ravagé par la perte de sa femme, va se retrouver embrigadé dans une histoire de meurtre. Une intrigue policière ? Une intrigue judiciaire ? The judge est avant tout l’histoire d’une filiation, d’une difficile relation père-fils, une interrogation sur la famille et les racines. Porté par un excellent casting, je ne me suis pas ennuyée. Je déplore simplement une fin trop longuette, qui aurait pu s’arrêter sur un superbe plan mais qui a opté pour un mélo que je n’apprécie guère.

Bien ficelé, émouvant, doté d’une belle image et d’une réalisation classique et efficace, je n’ai pas grand chose à reprocher à « The Judge » même si certains rebondissements sont un poil téléphonés. Scénario intelligent bien que simple, quelques bons sentiments pas dégoulinants, une histoire de père et fils … on se laisse embarquer avec plaisir dans ce face à face tout en nuances et en tension entre Robert Downey Junior dans le rôle du fils impulsif et plein de reproches, et Robert Duvall dans le rôle du père inflexible et fier.  Un peu long, parfois plombé par des rebondissements non nécessaires et une fin peu heureuse, The Judge vaut tout de même d’être vu au moins pour son casting.

The Judge se trouve victime de clichés bien Américains, où les scènes de réconciliation n’en finissent plus, pourtant il vaut le déplacement pour certaines scènes graphiquement belles même si frisant le kitsh, et des faces à faces terriblement poignants et émouvants, presque viscéraux, interrogeant nos propres peurs et angoisses familiales.

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8 réflexions sur “The judge – David Dobkin

    • auroreinparis dit :

      La salle qui le projetait était petite, j’ai été assez surprise vu le casting de rêve ! Les critiques presse ne sont pas terribles, mais je vous assure que j’ai passé un bon moment !

  1. LeLecteur dit :

    The Judge, c’est l’Amérique. Son clinquant et ses reflets pas très nets. Il y est aussi question de la transmission, de la famille et ses valeurs. Cette histoire n’est peut-être pas des plus originales, mais son déroulement est assez rythmé pour maintenir l’intérêt du spectateur. Pour en finir, je te partage ton avis concernant la conclusion longuette et j’ai plutôt apprécié ce film.

  2. dasola dit :

    Rebonjour auroreinparis, je suis allée voir le film pour les acteurs et le thème. Je m’attendais peut-être un peu à autre chose mais la confrontation des deux « Robert » vaut la peine. Bonne journée.

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