Au ciné cette semaine !

Au ciné !

Love et autre drogues de  Edward Zwick : Le thème du film nous rappelle le bouleversant  » Sweet November » de Pat O’Connor, mais on en est loin du point de vue de l’émotion. Ce  film est avant tout une comédie Hollywoodienne ayant pour toile de fond la maladie, et la manière de l’affronter. Cependant , le film s’arrete bien avant que la maladie de la jeune femme interprétée par Anne Hathaway, ne dégénère, si bien que son ami (joué par un Jake Gyllenhaal au sommet de sa forme) ne se rend sans doute pas bien compte de ce qui l’attend … On frôle l’émotion un peu pathos dans certaines scènes, et l’ensemble reste bien fade, un peu trop hybride, entre le drame et la comédie pure.   De plus, ça a déjà été fait , et beaucoup mieux.

On se régale tout de même du corps du sportif Jake qui passe beaucoup de temps nu à chevaucher sa belle Parkinsonnienne. Cet aspect gaudriolesque et orgiaque peut également déplaire, on se croirait à certains moments dans un marathon du sexe, une course à l’orgasme pré dégénérescence. Bref, ce film peine à se positionner, entre la comédie, le drame, le mélo, la romance, et la dénonciation de l’industrie pharmaceutique, et le réalisateur perd assez rapidement son spectateur …

Poupoupidou de Gérald Hustache-Mathieu:Une bonne surprise qu ce petit thriller franchouillard. Un écrivain part en Bourgogne récupérer l’héritage laissé par une vague tante, mais ne repart qu’avec un chien empaillé, qu’il laissera généreusement dans une poubelle. Un auteur en mal d’inspiration, harcelé par son éditeur, et qui ne peut aligner plus de deux mots sur sa page blanche. Et justement, son sujet , il le croisera au détour d’une route enneigée, recouverte d’un drad blanc, des mèches de cheveux blonds s’évadant de celui-ci. La Marylin de Franche compté, une starlette locale aux amours compliqués. Elle s’est officiellement suicidée, mais David Rousseau fourre son nez dans une histoire qui ne sent pas si bon …

Une très bonne surprise. On revit les derniers instants de la morte grâce aux carnets intimes qu’elle tenait.Jean Paul Rouve tient le haut du pavé et prouve une fois de plus qu’il est un comédien accompli. L’histoire aux arcanes compliquées est saisissante, mais au delà de cela, il y a une certaine sensibilité dans ce parallèle mis en lumière avec le parcours de la Marylin Américaine, la mise en exergue de ce besoin humain d’être un autre …  C’est tout à fait drôle malgré tout, tragique, et original. C’est grinçant et ironique, tout en étant sulfureux et burlesque. De plus, la construction éclatée du scénario rend l’ensemble vraiment très malin. Franchouillard et réussi !

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