Une vie violente, de Thierry de Peretti

Une vie violente, de Thierry de Peretti

La Corse, cette île de beauté, ses plages et son aspect de carte postale … Ce n’est absolument pas cet aspect là que le film « Une vie violente » se propose d’aborder. La Corse est le théâtre de violences nationalistes depuis que celle-ci est passée sous domination Française en 1786, cela ne date donc pas d’hier. L’histoire commence en 2001, à Paris, lorsque un jeune nationaliste apprend la mort d’un de ses amis, tué par un autre réseau Corse et se rend à son enterrement. Nous revenons alors quelques années en arrière, alors que Stéphane est étudiant à Aix en Provence.

Une fresque réaliste …

Ses activités nationalistes commenceront sans qu’il n’y prenne garde, alors qu’il transporte une arme ayant servi à des attentats et qu’il se retrouvera en prison. Et comme c’est en prison que l’on fait les meilleures rencontres, le voilà devenu un fervent défenseur de son pays face à la politique Française.  Le film est très prenant, bien que la chronologie des événements ne soient pas assez claires et m’ait quelque peu perdue au début. Toutefois, il parvient à rendre compte de cette violence latente et ancienne, cette vendetta pourrie par des enjeux personnels, cette lutte rendue si vaine par les jeux de pouvoir.

… Sans manichéisme …

Le réalisateur reconstitue le climat d’un époque, la fin des années 90 sur l’île de beauté. Si le commencement est peu lisible, le film se révèle pourtant rapidement prenant, crédible, juste et réaliste. Aucun manichéisme, ces hommes ne sont pas transformés en héros, ou portés aux nues, ni l’inverse d’ailleurs, la caméra rend simplement état d’un combat politique, et s’interroge également sur la place des femmes dans ces luttes parfois tragiquement vaines et vénales. Tout comme le héros, on se perd dans les changements d’alliances, mais aussi de buts de ces organisations criminelles.

Mais parfois confuse.

Brutal, prenant, réaliste, Une vie violente est un film brute, âpre. Il lui manque toutefois quelques développements, des discussions et un fil conducteur plus défini pour en faire un grand film politique.

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11 réflexions sur “Une vie violente, de Thierry de Peretti

  1. pascale265 dit :

    La défense de son pays, comme tu y vas ? L’île est encore française 🙂
    Et bien ceux qui cherchent l’aspect historique en seront pour leurs frais. On y comprend rien et j’ai juste vu des mecs en colère très violents qui s’emmerdent et font la guéguerre.
    Personnages antipathiques, interprétations catastrophiques, diction inaudible…
    Mais réalisation musclée et UNE scène qui sauve UN PEU ce film pénible : les femmes autour d’une table. Elles aussi non professionnelles mais 1000 fois meilleures que ces messieurs qui passent leur temps à mesurer qui a la plus longue et qui pisse le plus loin.
    Pas manichéen c’est sûr mais pas bien reluisant.

    • auroreinparis dit :

      Ah bah oui mais ce sont des nationalistes, alors ils défendent leurs pays qu’ils voudraient indépendant ! Ce n’est pas moi qui le pense , mais je me suis peut être mal expliqué. Je comprends ce que tu as ressenti sur toute la ligne, mais il s’avère que dans l’ensemble je n’ai pas été trop gênée. Mais clairement, je crois que le côté antipathique des mecs et leur guerre aine vs les femmes , c’est justement ce qu’il voulait dépeindre , tu ne crois pas ? Merci beaucoup pour ton passage ici !

  2. dasola dit :

    Bonjour Aurore, j’aurais aimé apprécié plus le film mais avec tous ces acteurs qui parlent ensemble, ces retours en arrière. Je n’ai pas compris qui était qui. Seule la scène avec les femmes autour de la table m’a paru intelligible. Bonne journée.

    • auroreinparis dit :

      Oui c’est une très belle scène que celle de ces femmes, la plus belle. Comme je disais à pascal, je me demande si ce n’est pas justement le parti pris du réal de montrer à quel point cette guerrilla est brouillonne, vaine et juste bonne que ces messieurs qui s’ennuient puisse exercer leur violence. En ce sens, c’est pas si mal réussi !

  3. Pascale dit :

    J’ai plutôt l’impression que c’est très clair pour lui et qu’il croit que ça l’est pour tout le monde.
    Plus j’y pense plus je trouve ce film déplaisant.

  4. Catwoman dit :

    Tu me donnes envie de le voir, finalement, ce film et pourtant ce n’était pas gagné : je crains un peu les films qui parlent de l’île (peur des clichés). Mais pour voir et comparer.

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