Revue ciné : Hirune Hime & Love Hunters

Hirune Hime, Rêves éveillés –  Kenji Kamiyama

Je ne savais rien avant d’aller voir ce manga, si ce n’est que la bande annonce ne m’avait pas emballée. Alors pourquoi se déplacer ? Parce que mes amis y tenaient, et pour donner sa chance au produit. Morikawa est lycéenne et vit seule avec son père depuis le décés de sa maman dans un accident. Papa est un garagiste taciturne, qui installe sur les voitures de ses clients, la conduite autonome. Mais bientôt, le grand constructeur automobile du pays, en voudra à son génial logiciel. En parallèle, la jeune femme fait d’étranges rêves empreints de magie. 

Je n’ai pas aimé ce film d’animation. Entre un scénario qui mélange rêve et réalité de manière totalement artificielle et difficilement compréhensible, et des personnages sans épaisseur, je me suis copieusement ennuyée. Il n’a pas une mauvaise critique, mais je n’ai pas adhéré à l’histoire ni aux clichés récurrents qu’il accole les uns aux autres. Reste toutefois une vraie beauté des images et un postulat de départ tout à fait intéressant et original, entre espionnage industriel, nouvelles technologies et magie ancestrale. 

Love Hunters – Ben Young

Nous changeons complètement de registre. Les méchants sont ici des humains tout ce qu’il y a de plus banals, résidant dans une petite banlieue Australienne, sous un soleil de plomb et un ciel d’un bleu implacable. Un couple d’une trentaine d’années enlève de jeunes femmes qu’ils ont repéré à l’avance afin d’en abuser ensemble. Pourtant, cette fois-ci, avec la gamine qu’ils enlèvent, Vicki Maloney, cela ne se passera pas comme prévu. Exploitant les failles du couple, notamment de la femme, elle tentera d’en réchapper. 

Ce film est absolument glaçant. D’une maîtrise formelle époustouflante, qu’il s’agisse de la réalisation, de la mise en scène, de la photographie ou de la direction d’acteurs, il est aussi particulièrement anxiogène et prenant. Il a l’élégance de laisser hors champ le sordide, et les scènes de torture pour se concentrer sur la psyché des personnages. On ressort toutefois  de la salle complètement secoué par ce thriller étouffant. Ce n’est pas nécessairement un indispensable, mais c’est une réussite du genre pour le premier essai du réalisateur Ben Young. 

Avez-vous vu l’un de ces deux films ? Quels sont les films que vous prévoyez de voir ce weekend ?

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4 réflexions sur “Revue ciné : Hirune Hime & Love Hunters

  1. Yuko dit :

    J’ai beaucoup entendu parler de Love Hunters mais sans oser franchir le pas… Ton avis me donne pourtant bien envie de tenter l’expérience.

    • auroreinparis dit :

      Il est très anxiogène et prenant, j’en suis sortie secouée. Il est très bon mais je me demande de plus en plus si c’est vraiment bon pour ma santé mentale et mon équilibre ce type de films !

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