Ted 2 – Seth Mac Farlane

1J’étais tombée sous le charme (tout à fait vulgaire) de Ted (article ICI) en 2012, cet ours miraculeusement venu à la vie par le souhait d’un enfant, devenu aujourd’hui son meilleur ami. Ted nous revient pour un second opus déjanté où il sera également posé des questions aussi essentielles que celle des droits humains et civils et de la reconnaissance d’un être en tant que personne. L’ours en peluche s’est marié avec une créature blonde toute en jambes et décide de lui faire un enfant. En l’absence d’appendice masculin entre les cuisses de Ted, l’exercice s’avère compliqué et ils finissent par décider d’adopter, attirant ainsi sur eux la curiosité inquisitrice de l’État qui décrétera qu’il n’est pas une personne.

S’en suit alors un véritable parcours du combattant, semé d’embûches, pour faire reconnaître l’humanité de ce petit être. J’avais aimé le ton décalé et complètement barge du premier opus et me trouvais bien curieuse de savoir si cet esprit serait toujours là dans le second. Bien qu’un peu plus sérieux dans les thèmes abordés, il reste totalement déjanté et entrecoupé de scènes tout à fait magiques comme celle de Liam Neeson au supermarché ou scandaleuses comme celle dans la clinique de fertilité. L’esprit potache, vachard et effronté du premier opus reste largement bien exploité, s’y ajoute un enjeu supplémentaire et une réflexion plus large sur ce qu’est l’humanité.

En somme, j’ai trouvé Ted 2 plus intelligent bien que l’humour pipi-caca soit toujours bien présent, telle une marque de fabrique, plus adulte et plus subtile. Malgré quelques longueurs sur la fin qui auraient pu être évitées, ce film truffé de références à la culture pop Américaine, doté de gags rebondissants et de pépites en terme de dialogue constitue un excellent divertissement, sarcastique et encore plus rentre dedans que le premier opus. Plaidoirie pour la tolérance dans le fond, comédie utra potache et régressive sur la forme, Seth Mac Farlane réussit, sans mièvrerie, à faire passer un message sérieux.

Pour résumer, même si j’aurais écourté la farce d’une bonne dizaine de minutes, j’ai trouvé le scénario efficace et les dialogues truculents. Ajoutez quelques scènes délirantes et cultes à souhait, avec en toile de fond des questions sociétales fondamentales, Ted 2 s’en sort haut la main et manie avec doigté le rire et l’émotion. Il faudra toutefois savoir s’arrêter là et ne pas revenir avec un troisième Ted.

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