J’ai lu quoi ?

Billet Livresque de la dernière semaine 

Le grand Meaulnes – Alain Fournier :

Je venais de refermer mon dernier livre, et me trouvais chez mes parents. J’ai farfouillé dans leur bibliothèque et suis « tombée » sur ce classique oublié, boudé, jamais lu. Je ne l’ai pas ouvert réellement de gaité de cœur, il ne m’attirait, ne me disait pas grand chose. Pourtant, je lui ai donné sa chance et ne le regrette pas. Merveilleux moments passés avec le jeune Seurel, le narrateur, que l’on suit depuis son adolescence jusqu’à son entrée dans une vie d’homme adulte, aux côté de son ami, le grand Meaulnes.

Ce garçon qui, un jour, a croisé au cour d’une fête étrange, la femme de sa vie. Ce jeune homme, mysterieux aux yeux de tous, fascine ses camarades. Il fascine aussi le lecteur. Il disparait une première fois, assiste à une fête étrange et délicieusement tragique. Aux personnages de cette fantasmagorie, qu’il ne connait pas, il consacrera le moindre songe. Et errera pour reconstituer son souvenir … J’ai aimé ce livre, ces personnages d’un autre siècle qui m’ont pourtant paru drolement modernes, ces songes, ces billevesées d’adulte encore à la lisère de l’adolescence.  Un beau classique.

Black Bazar d’Alain Mabanckou – En voilà une petite perle de littérature contemporaine dans lequel le narrateur se demande ce que sont devenues les routes empruntées par Tintin dans le Congo de l’époque, qui nous explique sa science de la fessologie car il s’agit d’un passionné de la « face B » féminine, et nous expose ses griefs contre Couleur d’Origine, la femme qui l’a fuit pour rentrer au pays en compagnie de son cousin. Tu croiseras dans ce périple entre Chateau rouge et chateau d’eau, des tas de personnages loufoques et barrés, les amis de « Fessologues » qui trainent au Jips ou encore Monsieur Hyppocrate, l’Antillais qui se prend pour un blanc, plus raciste qu’un Texan du Ku Kux Klan. Tu en apprendras plus sur le petit et le grand Congo, mais aussi sur la SAPE ( Société des Ambianceurs et des personnes élégantes ) et le monde du dandysme congolais.

J’ai particulièrement aimé les longs monologues des personnages, je les entendais parler. Mabanckou maitrise l’oral dans l’écrit, c’est indéniable. Beaucoup d’humour dans ce petit roman, de la nostalgie, et puis une dose très forte d’optimisme font de ces pages un régal.  

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