Goemon de Kazuaki Kiriya

Goemon

Goemon, par le réalisateur de Casshern, est un héros des temps anciens. Il se décrit comme le Roi des Voleurs, volant aux riches pour distribuer aux pauvres, à la manière d’un Robin des bois. Mais on sent bien que derrière ce personnage séduisant aux façons de Dom Juan, désinvolte et plutôt drôle, se dissimule une histoire chargée de légendes, de guerres, de ninjas et de samourais.
Tout commence lorsqu’il dérobe un objet secret, provoquant la colère de Toyotomi Hideyoshi qui jure d’avoir sa tête. Le héros principal se retrouvera pris au piège de son destin, celui la même qu’il avait cherché à fuir au nom d’une recherche éperdue de la liberté.

Lé début du film ne présente pas les caractéristiques du drame. Goémon est un homme arrogant, sûr de lui, sarcastique, sans une once de gravité dans ses actions. Pourtant, le scénario va évoluer vers plus de profondeur dès la fin de la première demi-heure , se profile alors le vrai propos de l’histoire : vengeances, complots, batailles de pouvoir, meurtres sanguinaires … Le personnage principal change également de ton, il devient beaucoup moins drôle qu’il n’en avait l’air, comprenant que son passé le rattrape. Il ne fallait pas l’ouvrir, cette boite de Pandore …

Pis, bien sur, pour toi public féminin ( ou pas) , il y a une histoire d’amour. Entre deux guillotinages en règle, il faut bien un peu d’amour et de tendresse. Le monde serait tout de même bien rude sans cela.

Si tu connais Casshern, tu connais la plastique époustouflante des films de Kazuaki Kiriya. Ce film est, dans ses images, ses couleurs, ses effets, d’une grande poésie. On a parfois le sentiment de se trouver dans un jeu vidéo de la meilleure qualité, au cœur de dessins somptueux. Et en plus de ces magnifiques effets visuels, « Goemon » s’offre le luxe d’un scénario virtuose à la hauteur des excellents mangas japonais. Une atmosphère particulière circule dans les images, dans les effets sonores, les personnages sont travaillés au fil de rasoir. Les scènes de bataille sont proprement hallucinantes, notamment les grandes scènes de guerre ( d’aucun se souviendront avec émotion du Seigneur des Anneaux à ces images évocatrices sonnant comme un clin d’œil).

 

L’ autre point positif  de taille: Pour peu que la beauté masculine à la japonaise te plaise, tu ne seras pas déçu(e) d’admirer le héros tout au long du film. Une belle bête, y’a pas à dire !

Le bémol de taille : le film, à mon sens, tire en longueur, et malgré la qualité et l’esthétisme de l’ensemble, on retient difficilement un bâillement vers la fin que l’on aurait souhaité voir apparaitre un poil plus tôt.

 

Le film n’est pas sorti dans les salles obscures françaises, mais vous pouvez le retrouver en DVD depuis le 17 mars 2010.

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