Revue ciné : Creepy & Ava

Creepy – Kiyoshi Kurosawa

Takakura est inspecteur, spécialisé dans les affaires criminelles. Le film commence alors qu’ils ont arrêté un suspect, un assassin responsable de la mort de huit personnes. Cet assassin leur échappe, s’empare d’un otage, et notre inspecteur sera cette fois-ci impuissant face à lui. Il décide alors de déménager, de quitter la police pour devenir enseignant dans sa spécialité.  Sa petite femme au foyer cherche alors a lier connaissance avec ses voisins, tandis que lui, ses vieux travers le rattrapant, plonge la tête la première dans une enquête irrésolue 6 ans plus tôt. Entre les voisins étranges, et l’enquête insoluble, les chemins se croiseront-ils ?  

Sans être « gore », le réalisateur parvient à maintenir la tension jusqu’au bout, dévoilant une intrigue à tiroirs. A mon sens davantage thriller psychologique et film d’atmosphère plus que film d’horreur, Creepy joue sur la topologie des lieux autant que sur la variation d’humeurs de ses personnages, totalement surprenants. Malgré des facilités de scénario et des longueurs perturbant le rythme, la virtuosité de la mise en scène l’emporte et oppresse le spectateur autour de ce personnage noir et dérangeant  dont je ne vous parlerai pas plus avant.

Ava – Léa Mysius

J’ai beaucoup hésité avant d’aller voir Ava, et c’est plus un concours de circonstance qu’une réelle motivation qui m’a conduite en salle. Ava est une jeune fille de 13 ans, accablée d’une maladie ophtalmique qui lui fait progressivement perdre la vue. A l’adolescence, alors que l’on découvre le plaisir des sens, les hormones et que l’on devient particulièrement agressif, digérer une telle nouvelle n’est pas chose facile. Alors que l’ombre la gagne, sa mère l’emmène au soleil, pour lui faire passer les meilleures  vacances de sa vie.

Si j’ai beaucoup aimé les plans, la lumière et les deux premiers tiers du film, j’ai trouvé très dommage le parti pris de la réalisatrice sur la fin. Et tous ces arcs narratifs non exploités, comme des ficelles sans pantins, m’ont laissée perplexe. Alors que l’on va vers un univers intriguant,  les rêves d’une jeune fille qui devient aveugle, la réalisatrice revient sur des sentiers balisés, plus classiques. En somme, Léa Mysius a de très belles idées, mais ne les a pas assumées complètement jusqu’au bout.  

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6 réflexions sur “Revue ciné : Creepy & Ava

  1. Laura dit :

    Pareil je n’ai pas entendu parler de ces films.
    Ava me tente un peu plus mais ton avis ne donne pas autant envie que ça de se lancer.
    à l’occasion peut être.

    Bon week-end prolongé.

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