Un dimanche au cinéma : Le Poulet dans tous ses états !

Polisse & Poulet aux prunes

Comme Dimanche il faisait froid et moche, j’ai décidé de me réfugier dans une salle obscure. Le matin, pour me mettre en jambe, j’avais choisi Polisse.

Polisse de Maiwenn: Ayant eu l’occasion de voir le Bal des actrices, j’étais curieuse de voir ce que la jeune réalisatrice allait bien pouvoir nous montrer du quotidien de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs), et la manière dont elle traiterait les informations.  Il ne s’agit pas d’un documentaire, mais bien d’une oeuvre de fiction brossant le portrait d’une équipe de flics passionnés par leur métier. Ils ont à coeur d’arrêter les méchants pédophiles, et les affreux parents incestueux. Mais ça use, à force, cet océan de douleur et de tristesse. Chacun des personnages est affecté au plus profond de lui même, mais chacun a sa manière de l’exprimer. Le personnage campé par Joey Starr est celui qui hurle le plus la détresse qu’il ressent. On accompagne le quotidien de la brigade au travers de l’appareil photo d’une jeune femme interpretée par Maiween, personnage effacé, simple témoin du pire.

Maiween signe un sénario efficace et qui n’en fait pas trop. Pas un documentaire, mais pas totalement une pure fiction imaginaire non plus. On se laisse happer par les personnages, et l’on partage le glauque de leur quotidien. C’est vraiment très difficile pour les nerfs. C’est percutant. Ca touche. Notamment le final … En revanche, je vais émettre un sérieux bémol : le défilé de célébrités, cet espèce de bal des acteurs au commissariat m’a passablement arrachée du film à certains instants. J’avais l’impression que la réalisatrice avait organisé un spectacle avec tous ses amis … Trop de célébrités, tue la célébrité

L’après-midi, j’allais voir un film hautement attendu : Poulet aux prunes réalisé par Marjane Sartrapi ( Persepolis) et Vincent Paronnaud.

Ce film avait absolument tout pour me plaire : ls réalisateurs (qui m’avaientt fait vibrer avec l’adaptation de la BD Persepolis), le personnage principal interpreté par Matthieu Amalric et la voix Off d’Edouard B. Une ambiance magique semblait flotter dans les images de la bande annonce, et un grain de folie avoir été semé dans le tout. L’histoire du violoniste Nasser Ali Khan, qui perd le gout de vivre à cause de la destruction de son violon, et ce puzzle qui nous conte une superbe histoire d’amour, aurait dû retenir mon attention.

Et pourtant, je suis passablement déçue … Ca n’a pas la saveur de Persepolis et en même temps, je ne saurais vraiment pointer ce qui ne va pas. Je n’ai pas lu la BD, et ne saurais dire s’il s’agit d’une bonne adaptation …  De beaux décors, d’immenses acteurs, mais trop de … vide ? Il manque de l’énergie, du peps. On s’ennuit.  Et même si la toute dernière scène du film m’a arraché une larmichette, je ne peux pas dire que l’émotion était au rendez-vous. Dommage.

4 réflexions sur “Un dimanche au cinéma : Le Poulet dans tous ses états !

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