Dans ma Bibliothèque est né un Petit Malaussène.

Monsieur Malaussène – Daniel Pennac

Voici un bouquin que j’ai refermé à contre cœur malgré ses plus de 650 pages. La saga Malaussène est un coup au cœur et à l’estomac, le tout écrit dans un style ourlé, ciselé, travaillé, comme une œuvre de joaillerie, et populaire à la fois. Un savant mélange de tournures délicieuses mêlées à de l’argot véloce, du Belleville dans un écrin de mots diamants, et de tournures précieuses. Une beauté que ce style. J’aime Pennac pour sa capacité à nous écrire des histoires aux scénarios fous et drôles, dans un style poétique et vulgaire à la fois. A nous peindre et animer des personnages totalement barrés, a nous créer des vies de fous furieux sur lit d’amour et d’amitié. Monsieur Malaussène ou le périple laborieux et abracadabrant d’un embryon. Monsieur Malaussène, un thriller haletant plein de suspince, de gentils, de méchants, de putes, de bonne sœur,  de tueur en série, de docteurs loufoques, de personnages plus grandiloquents les uns que les autres, de souvenirs, de tendresse, de poésie, et de morts.

Pennac est un maitre de l’écriture. On pourrait penser que ses gentilles histoires sont simples et faciles à lire, mais grattons un peu, et l’on découvre une oeuvre riche d’enseignements. La saga Malaussène est une suite de livres mettant en scène Benjamin Malaussène, le  » chef de famille » et tous les trublions qui gravitent autour ( Verdun, C’est un Ange, Le Petit, et le dernier né … Monsieur Malaussène). Il s’agit d’un chant d’amour à Belleville, au théâtre, au cinéma, à la littérature, à la famille, et aux enfants. Il s’agit aussi d’un pied de nez à la « normalité » et à la banalité car, dans cette famille, on ne fait jamais rien comme les autres.  Dans cet opus, la famille s’agrandira par Benjamin ( dans les autres, c’est généralement leur mère qui revient enceinte après avoir vécu son amour loin des siens, et leur laisse le petit …).  L’accouchement se fera dans la douleur, en passant par l’horreur, la terreur, les rires, les pleurs, des rebondissements à foison.

Pennac nous offre un condensé d’invention et d’originalité, 650 pages de bonheur et de béatitude à l’état brut qui nous laissent pantois. Une œuvre pleine de couleurs et une véritable explosion créative. Ca marche, encore et toujours.

« Pas de doutes, Gervaise, un gosse capable de déclencher une guerre civile avant sa naissance, c’est bien le fils de Benjamin« 

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