C’est le premier qu’il le dit qui y’est.

Le Premier qui l’a dit (Mine Vaganti) -Ferzan Ozpetek

Profitant de cette période estivale d’inactivité, je rattrape la temps perdu avec le 7ème art. Hier, je devais aller voir Copacabana, puis changeant d’avis en un quart de seconde, comme la versatile que je suis, j’ai pris un ticket pour  » Le premier qui l’a dit« , parce qu’il faut bien avouer que le bonhomme sur l’affiche ( Riccardo Scamarcio) est à croquer avec ses yeux verts profonds comme un lac de montagne, et son minois à se damner. Je pourrais aussi te parler de l’actrice principale car dans le genre minois  à croquer, elle se défend pas mal, avec deux atouts supplémentaires longs comme des échasses et se terminant par de vertigineux talons (Nicole Grimaudo).

Passons à l’histoire, une histoire simple sise dans une famille Italienne traditionnelle, reine de la pâte Italienne, les Cantone, et qui démarre au cours d’une réunion de famille. L’ainé avoue à son paternel qu’il est PD, le patriarche en fait une attaque, le garçon qui dirigeait l’usine se fait mettre dehors. Quelle intolérance, y  tout, y tout. Heureusement , il reste le second fils. Mais celui-ci, qui comptait annoncer son homosexualité pour pouvoir retrouver son amoureux à Rome au plus vite, vient de se faire griller. Un PD, une attaque, deux, et le père passerait l’arme à gauche. Il se tait donc. Le thème de l’homosexualité est abordé légèrement, sans fausse dramaturgie, sans démagogie, sans morale à deux sous l’unité. C’est plutôt drôle, les personnages loufoques, et d’autant plus loufoques que la langue Italienne les rend grandiloquents ( à voir en VO impérativement).

 

Je suis ressortie assez conquise par cette comédie estivale, pas prétentieuse, pas moralisatrice, un chouia naive. Si l’on doit cependant trouver un sens à cette histoire c’est  » fais ce que tu veux, ce qui te fait plaisir« , et moi, ce genre de morale, je trouve ça très bouddhiste, et ça me parle bien. Et je t’avoue une tendresse pour la grand mère, une grand mère comme on en aimerait tous, qui s’éteint dans des conditions grotesques mais tout à fait attendrissantes, une grand mère complice et clairvoyante. Les non dits engendrent des situations comiques et cocasses, notamment lorsque débarque de Rome la brochette d’amis gays de Tomasso . Comme je le disais, c’est une comédie estivale, et je suis sortie du cinéma détendue. Je n’en demandais pas plus.

 

Une réflexion sur “C’est le premier qu’il le dit qui y’est.

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