Lolita- Vladimir Nabokov

Lolita – Vladimir Nabokov

Je suis encore toute imprégnée de ces mots, de ces tendres personnages, si brutaux et si noirs tout à la fois. Toute retournée. Un peu révoltée. Infiniment charmée.
A celui ou celle qui ne connait pas l’histoire de ce roman, je lui propose d’aller en lire un résumé sur Google.

Pour l’heure, divers sentiments me traversent le corps. Je suis entichée de Lolita. Amoureuse au plus profond de ma moelle, de ma substance profonde, de cette nymphette héroïque. On se prendrait à être Humbert Humbert. Le narrateur. Le monstre qui souilla la petite Lo à jamais. Abimant ce qui faisait de l’enfant, la pureté. Ce faux père. Et pourtant, malgré les remontrances et autres admonestations que l’on crève d’envie de souffler « au pervers » ( ainsi perçu), les révoltes magistrales qui agitent le lecteur vers le début de l’ouvrage  se ramollissent, se fondent, s’anéantissent au fil des pages. On en vient à aimer , nous aussi et presque charnellement, la petite Dolly Haze.

A la fin, à la dernière page, on en demande encore. De ce style de Nabokov ( malheureusement je l’ai lu en Français, et j’ai peut être raté l’essence même de l’esprit Nabokov). De cette relation obscure. De ce délire obscène.

Je ne cautionne pas Humbert Humbert. Je ne cautionne pas le meurtrier, je ne cautionne pas le violeur d’enfance. Mais qui en a quelque chose à foutre de ce que je cautionne ? Nabokov est un maître. Il m’a emmené là où bon lui semblait. Je l’ai suivi, comme un toutou ridicule en laisse de velours, heureuse d’être enchainée à ses mots, à son délire licencieux et indécent , et ne demandant pas mieux.

La dernière page tournée, j’ai quitté Humbert Humbert à regret. Et Lolita … Mon Dieu Lolita … La douceur et la perversité de l’enfance … » Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais, à trois, contre les dents. Lo. Lii.Ta« .

Lolita. J’aurais du mal à me défaire de toi.
Assurément un roman qui me poursuivra.

Stanley Kubrick (62) et Adrian Lyne (97), ont adapté Lolita au cinéma.

 
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6 réflexions sur “Lolita- Vladimir Nabokov

  1. Maria MAYER dit :

    Ca y est elle redonne son avis et on s’en moque. On l’a tous lu ce livre. Il est connu autant que toi tu es connu, c’est pour dire. Tu pourrais pas pour une fois nous faire découvrir des choses nouvelles, originales et pas des grands classiques qu’on a tous lu. Merci beaucoup ma petite Aurore Rimbaud ou Rimbot?

  2. MoMoInZewood dit :

    Juste un dernier finalement… Dans le même style d’histoire, Les Cendres Aux Yeux de Jean Forton. Un régal à lire, entre révulsion et désir de comprendre la perversité du « prédateur »… (à ceci près que dans Lolita, la jeune fille n’est peut-être pas si innocente que dans le livre de Forton).

    Et par rapport à un autre billet sur les livres, la série des Malaussène est délicieusement barrée. 🙂

    Du coté de chez swan, c’est aussi mon prochain défi littéraire…

    Ca y est, dernier commentaire. 😀 Bonne soirée. 🙂

  3. Zofia dit :

    Je l’ai lu il y a 3 ans aussi, j’avais eu un peu de mal à le lire, j’avais bien aimé les personnages et la relation trouble entre Humbert Humbert et Lolita

    • auroreinparis dit :

      Ce fut un vrai coup de coeur malgré un sujet traité très difficile, c’est d’une intelligence fabuleuse et le style est incroyable. J’en ai été folle. Dommage, je l’ai prêté et on en me l’a pas rendu !

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