Revue cinéma : Wind River & Dans un recoin de ce monde.

Wind River,Taylor Sheridan

Cory Lambert traque les bêtes sauvages sur la réserve Indienne de Wind River au Wyoming. Son univers c’est la neige, le froid, les animaux, et les membres du peuple amérindien, oubliés du gouvernement Américain. Alors qu’il chasse une grosse bête féroce, c’est une frêle jeune femme qu’il retrouve dans la neige, une jeune femme du coin, nommée Nathalie. Morte dans le silence blanc du manteau neigeux.  S’ensuit une enquête périlleuse menée en collaboration avec une jeune femme du FBI, a priori pas capée pour ce type d’univers. 

Les paysages sont magnifiques, l’ambiance et l’atmosphère très particulières. Ce coin austère, ses paysages et sa météo glaciales,  ses hommes qui se transforment en bêtes avides, happent le spectateur. Toutefois, il m’a semblé que les personnages manquaient légèrement d’épaisseur, surtout la demoiselle du FBI. Côté thriller, la résolution de l’enquête parait trop « facile » et brouillonne, et manque de vivacité. Ni vraiment western, ni vraiment polar, il manque quelque chose. Reste toutefois des plans d’une beauté époustouflante. 

Dans un recoin de ce monde, Sunao Katabuchi

Ce manga relate les dix années avant Hiroshima. La petite Suzu vit relativement paisiblement avec sa famille, à Hiroshima, jusqu’en 1944, date à laquelle elle se retrouve mariée et part vivre à Kure, un port militaire. Le quotidien devient compliqué, à mesure que la guerre s’intensifie, jusqu’à ce 6 août 1945, jour où la bombe nucléaire s’abattit sur la ville martyre. Tout le déroulé contribue à nous emmener vers cet ultime bombardement, au travers des yeux d’une jeune femme mariée de force mais qui apprend à aimer son mari, dans un monde de plus en plus difficile à vivre.

Très joli, poétique, aux couleurs et aux dessins aériens, Dans un recoin de ce monde nous narre la guerre au travers d’un portrait de femme. Alors que Lumières d’été se focalisait sur l’après, ce film d’animation se focalise sur l’avant Hiroshima, sur ces vies qui se déroulent sans savoir ce qui les attend. Toutefois, en dépit d’une réalisation soignée, de beaux moments, de douceur, de délicatesse, d’humour et de détails poétiques, je lui ai trouvé beaucoup de longueurs peu nécessaires.

Qu’avez-vous vu ce weekend ? L’un de ces deux films vous tente ?

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8 réflexions sur “Revue cinéma : Wind River & Dans un recoin de ce monde.

  1. pascale265 dit :

    Ravie de découvrir que Wind river ne t’a pas que moyennement plu. Quel emballement pour ce film. Je crois que les paysages enneigés ont anesthésie les esprits. Je ne trouve pas ça particulièrement beau. Et je suis d’accord la petite du FBI manque d’épaisseur, l’enquête est mollassone et sa résolution miraculeuse.

    Quant à l’aure et son si beau titre. J’y allais hier et face à la circulation je suis arrivée alors qu’il était commencé depuis 1/4 d’heure. J’espère pouvoir rattraper.

    • auroreinparis dit :

      Wind River m’a laissée froide ( lol ! ) pour les raisons que tu énumères.

      L’autre vaut le coup mais il faut avoir eu son quota de sommeil et ne pas avoir faim; parce que ce c’est long !

  2. dasola dit :

    Bonjour Aurore, oui les paysages sont magnifiques pour Wind River mais la résolution de l’histoire est un peu précipitée. Se laisse voir. Bonne après-midi.

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