Revue ciné : Le petit locataire & Ares

1Le petit locataire – Nadège Loiseau : Ayant vu sur ce film de plutôt bonnes critiques et toujours ravie de retrouver Karine Viard sur grand écran, j’entraînais Monsieur à ma suite pour voir cette comédie. La comédie Française n’est pas mon genre préféré, pourtant, j’avais bien envie de connaitre l’histoire de Nicole, qui après avoir eu son premier enfant à 15 ans, tombe enceinte à l’heure où la plupart des femmes connaissent les prémisses de la ménopause. Comment  appréhender une grossesse aussi tardive ? Aussi risquée ? Entre humour et questions sérieuses pour un thème rarement abordé au cinéma, Le petit locataire ne se défend pas si mal. 

Nadège Loiseau se propose de vivre avec Nicole une grossesse pour le moins inattendue et non désirée, au sein d’un famille complètement loufoque. Cette situation provoque des scènes cocasses voir incongrues, dans une famille déjà particulièrement bordélique. C’est un plaisir de retrouver Karine Viard dans cette comédie, fort sympathique malgré un manque de rythme  et des dialogues pas toujours très réalistes. Reste un film doté d’une belle énergie, alternant comme un maniaco-dépressif des moments de grandes joies et d’infinies tristesses.

1Ares – Jean-Patrick Benes : On continue par un autre film français mais d’un autre registre. Ares se veut film d’anticipation dans lequel le gouvernement Français a fait faillite, laissant derrière lui un pays pauvre, contrôlé par des firmes internationales. En 2035, les chômeurs sont légions, les sans abris tout autant et le sport national est devenu l’Aréna, sorte de combat entre deux simili boxeurs drogués à l’extrême grâce à la légalisation du dopage, retransmis dans tout le pays, mais qui se tient à huis clos.  Ares est l’un de ces boxeurs, dont la philosophie est d’aller là où il y a de l’argent à prendre et qui deviendra pourtant la figure d’une révolution en marche.

L’atmosphère du film est anxiogène, le côté fiction d’anticipation fonctionne parfaitement. L’histoire est simple et le réalisateur s’y tient jusqu’au bout, le tout sans détour ni digression. Reste que le casting ne m’a pas convaincue et qu’en 1h20, l’atmosphère et l’ambiance de ce nouvel ordre mondial ont à peine le temps de se mettre en place avant que l’histoire ne démarre.  Jolie photographie et sens du détail, beaux effets spéciaux sans déployer de moyens faramineux, le film réussit le pari de l’image, de l’ambiance et du scénario même s’il aurait été bien avisé de s’assumer un peu plus, et d’approfondir son sujet. 

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