Au ciné : La saison des femmes et Dalton Trumbo

1La saison des femmes – Leena Yadav : Vu avant de partir en voyage, je n’avais pas eu le temps d’en parler mais tant qu’il est encore à l’affiche, courrez le voir ! La saison des femmes est à la fois une comédie dramatique, un manifeste pour le droit des femmes, et une sublime galerie de portraits. Elles sont trois, aux vies différentes, l’une mariée à un ivrogne violent, l’autre veuve depuis 15 ans et mère d’un adolescent, enfin, la dernière, désirée des hommes, danseuse et putain de profession. Chacune enchaînée à sa manière dans une société patriarcale violente, elles cherchent un vent de liberté et à briser leurs chaines.

Parfois dur, il est une ode à la liberté et donne le tournis. Magnifiquement mis en scène, doté d’une photographie gracieuse aux couleurs chaudes, « La saison des femmes » émeut, transporte, indigne et donne le sourire. C’est mille sentiments qui transpercent l’écran au travers de l’interprétation fabuleuse de ses héroïnes. S’il y avait un seul bémol à souligner, ce serait un côté un peu trop caricatural.  Toutefois, Avec le côté exotique Bollywoodien, les couleurs, le rythme, ce manifeste féministe touche avec talent autant qu’il divertit.

1Dalton Trumbo – Jay Roach : A la fin de la seconde guerre mondiale, une autre guerre s’est déclarée, entre l’Est et l’Ouest, entre les Etats Unis et l’URSS communiste. Une liste noire recensait tous les sympathisants communistes, susceptibles d’être des traitres à leur patrie. A Hollywood, les « dix », à savoir dix scénaristes, figuraient sur cette liste et ont été emprisonnés à ce titre, puis interdits de travailler. Dalton Trumbo est l’un de ceux-là. Très classique dans sa forme, comme beaucoup de biopics américains, le film repose sur une mise en scène soignée et un casting impeccable, notamment avec Bryan Cranston dans le rôle principal.

Mené tambour battant, le film semble parfaitement documenté. Pour autant, il parait assez impersonnel, et l’on reste sur le pas de la porte de cette vie fascinante. Maîtrisé, impeccable, et bien trop sage. Quid des réelles convictions des personnages ? Je n’ai pas ressenti de véritable force, le film narre une histoire sans s’engager, sans bousculer, sans faire réfléchir. Modèle d’académisme pour une hagiographie à la réalisation léchée, Dalton Trumbo ne rentre pas en profondeur dans son propos. Reste que l’on ne s’ennuie pas.

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2 réflexions sur “Au ciné : La saison des femmes et Dalton Trumbo

  1. tinalakiller dit :

    Je partage ton avis sur Trumbo : c’est bien fait, c’est propre, intéressant, bien interprété mais trop académique pour convaincre, c’est dommage !

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