Anomalisa & Mad love in New York

1Anomalisa – Charlie Kaufman, Duke Johnson : Je ne savais rien de ce film d’animation, qui était plus sur la liste de Monsieur plus que sur la mienne, mais toujours curieuse, je me décidai à le suivre dans une salle obscure pour découvrir ce petit ovni en stop motion. La technique du stop motion est impressionnante et mérite le coup d’œil, quant à l’histoire, je l’ai comprise comme une métaphore de la vie uniforme et banale d’un homme ordinaire qui profite d’un voyage d’affaire pour se sentir revivre, l’espace d’une nuit, dans les bras d’une femme.

Ce film a pour lui d’être unique, résolument original et surréaliste. Légèrement barré, onirique et métaphorique, il donne matière à réfléchir. Pourtant, son rythme lent voir monotone, un manque d’humanité et d’émotion, m’ont fait décrocher durant un long moment. Pour résumer, Anomalisa a pour lui son unicité, et contre lui son côté monotone et morose qui rend l’ensemble légèrement soporifique. Reste toutefois à signaler quelques scènes brillantes et inattendues qui a elles seules peuvent valoir le détour. Et attention, ce film d’animation n’est pas fait pour les enfants !

Note: 3/5

1Mad love in New yorkBen Safdie, Josh Safdie: Retour au MK2 Beaubourg pour voir un film assez peu diffusé. Tiré d’un roman de Arielle Holmes, lui même basé sur des faits réels, il suit la vie d’un couple d’amoureux fou, mais brisé par la rue et la drogue. Harley vit pour ses doses, et l’amour de sa vie, Ilya. Ilya qui passe sa vie à la fuir tout en lui courant après. C’est un film proche du documentaire, nerveux, difficile, où les protagonistes semblent hurler en permanence. Toujours occupés à gagner des dollars pour s’enfoncer leur produit dans les veines.

Je suis partagée. Le côté documentaire donne une vérité aux personnages et à leur histoire. A mon sens il lui manque pourtant un effort de réalisation pour en faire plus, en faire autre chose, et me toucher. Je me suis sentie peu émue par cette passion conflictuelle au pays des SDF toxicomanes. En revanche, Harley, ou son interprète, la caméra souvent focalisée sur son visage, a quelque chose de vrai et d’attachant, de presque gracieux. Peut être car c’est son histoire que raconte la caméra des frères Safdie ….

Note: 3/5

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4 réflexions sur “Anomalisa & Mad love in New York

  1. Audrey dit :

    J’ai eu un coup de foudre pour l’affiche de Mad Love…bien qu’elle n’ait peut être rien d’extraordinaire pour certains. Elle me parle en tous cas, tout comme l’histoire. J’ai lu une plaquette sur le film (qui passe dans mon petit ciné de petite ville donc c’est cool) et je reste attirée…. tout en ayant peur de m’ennuyer quand même un peu. C’est le coté documentaire que tu évoques qui me fais un peu peur.

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