Le jour où j'ai fugué [Extrait]

Après 160 mètres carrés ( disponible sur edilivre.com ; Chapitre.com et Amazon.fr ) , voici un extrait de mon second roman :

Le jour où j’ai fugué

musiqueposterc12120623– Etendue sur le lit, je voyage dans la quatrième dimension. Mon lecteur MP3, ses écouteurs bien enfoncés dans mes deux oreilles, distille dans mon cerveau des gerbes d’étincelles dorées. Mon corps vibre au rythme de la musique. Je m’imagine en chef d’orchestre, emmenant les cuivres, les violons et les trompettes où bon me semble. Je m’abandonne, mon cœur palpite de plus en plus fort.  Il s’arrête presque, puis repart, virevolte. Les poils de mes bras sont hérissés, de terribles frissons me parcourent du nord au sud.  Ma tête tourne. Je me sens comme au bord d’un précipice, prête à m’y jeter, pour la seconde d’après m’élever doucement, et voler au dessus des terres. Les quatre saisons de Vivaldi ont sur moi l’effet de l’alcool. Elles me rendent ivre et euphorique. Ses sons me transpercent à l’unisson. Je crie, je ris, je pleure. Je suis le soleil, puis la pluie. Un soir lorsque j’étais enfant, que je rentrai de l’école, lasse et triste comme tous les soirs, mon père m’a appelé alors que je franchissais le palier. Il a enfoncé le disque dans le lecteur cd du salon, et de là a surgit une multitude d’instruments. Il m’a demandé d’écouter « Ecoute Zoé. Essai de reconnaitre chaque saison. Il y a le printemps, l’hiver, l’été et l’automne. Ecoute les toutes. ». Et j’ai écouté passionnément. Les yeux fermés à m’en fendre les paupières. J’ai décollé. J’ai quitté le salon. J’ai quitté l’appartement, la cité, Montreuil et même la planète Terre. C’était mon premier voyage, et pourtant lorsque la musique a pris fin j’étais toujours assise en tailleur face à mon père. Depuis, dès qu’une insidieuse tristesse se glisse en moi, ou lorsque je ne parviens plus à gérer mes émotions, j’écoute Vivaldi. Très fort. Grâce à lui j’ai parcouru le monde. Et même l’univers. Il me suffit de fermer les yeux et de déployer mes ailes, les ondes musicales font le reste. Il arrive toujours un paroxysme comme un orgasme, où une gigantesque vague de plaisir céleste déferle sur moi. Difficile à expliquer. Chaque note raconte une histoire, différente à chaque fois. Chaque vibration est une destination, jamais la même. […]

2 réflexions sur “Le jour où j'ai fugué [Extrait]

  1. Maria dit :

    Le problème quand on pompe le style de Beigbeder et les vannes de Dubosc c’est qu’on s’éloigne du talent dès le départ. Du coup on écrit des livres de merde et on fait un blog encore plus merdique histoire de s’ancrer dans la droite lignée de ses références…
    Je t’accorde quand même une chose, tu as raison de tutoyer ton public parce qu’à mon avis il est bien seul celui qui s’intéresse à toi. Enfin avec toi ça fait toujours deux.

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